Franz Kafka

À la colonie pénitentiaire

Écrite entre le 4 et le 18 octobre 1914, l’œuvre ne fut publiée qu’en 1919 et fut fort mal accueillie. Durant cette période, il habitait seul à Prague, dans l’appartement de sa sœur Elli.

Pour ma part, bien que ne l’ayant lu nulle part, j’ai toujours pensé que Kafka s’était inspiré de la mort de Rabbi Akiva, le grand architecte de la Mishna. La mort de Rabbi Akiva fut atroce : on lui déchira le corps avec des peignes métalliques. Et, dans la Colonie pénitentiaire, ce sont les aiguilles de la herse qui déchirent le corps du condamné en y gravant de plus en plus profondément la sentence.

Attention, ce texte est à déconseiller aux personnes sensibles.

Avec l’aimable autorisation du traducteur Laurent Margantin.

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Livre audio ajouté le 21/09/2015.
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Lu par Ahikar

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16 Commentaires

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  1. Excellente lecture de ce texte cauchemardesque de Kafka. Une nouvelle incroyablement dense et tendue. Bravo au lecteur qui est parfait.

  2. Je vois que je n’étais pas venu sur cette page depuis longtemps et vous remercie tous pour vos commentaires. Cher(e) Duval Uzan, je comprends très bien que la lecture de cette œuvre de Kafka puisse perturber. Nous avons tous des choses que nous ne sommes pas capables de lire ou de regarder. À ce propos, je me suis rendu compte que je ne pouvais pas regarder – par exemple – les caméras cachées de François Damiens. Elles me mettent incroyablement mal à l’aise. Je me rappelle, par exemple, l’avoir vu s’approcher d’une femme enceinte et commencer par lui dire que c’est merveilleux d’attendre un enfant, que c’était la plus belle chose du monde. Il a ensuite demandé s’il pouvait toucher son ventre, puis à partir d’une petite tache qu’elle avait sur le ventre, il a réussi à la déstabiliser complètement, à la faire paniquer, jusqu’à lui suggérer que ça pouvait peut-être être grave et qu’elle risquait de perdre son bébé. La jeune femme s’est complètement décomposée devant la caméra, et tout cela pour finir par lui avouer qu’elle était filmée, que c’était une caméra cachée. Eh bien, ce genre de situation provoquée dont François Damiens semble s’être fait une spécialité, me met tellement mal à l’aise que j’éteins la télévision.

    J’ai regardé cette semaine les 9 heures du documentaire sur la guerre du Vietnam de Ken Burns et Lynn Novick. Eh bien, malgré des images insoutenables, je savais pourtant que je regarderais tout ; c’était pour moi une obligation morale.

    J’espère que ma digression un peu longue ne vous aura pas trop ennuyé(e).

    Je vous souhaite une belle après-midi.

    Amitiés à tous,

    Ahikar

  3. mes chers amis

    mon commentaire concernait la lecture de Tocqueville

    « la démocratie en Amérique » et jeune sais pas comment il a aterri ici je suis désolée .
    en ce qui concerne cette lecture je n’ai pas pu l’écouter jusqu’au bout malgré la perfection de la lecture .
    Duval Uzan

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