Madame de Sévigné et ses enfants à la cour de Versailles

Madame de Sévigné et ses enfants à la cour de Versailles

Cette nouvelle historique est extraite des Contes littéraires du bibliophile Jacob à ses petits-enfants parus en 1897.

« C’était à la fin de 1662. Charles de Sévigné avait atteint sa seizième année, sa sœur Françoise allait avoir quinze ans : l’un devait bientôt se préparer à entrer dans la carrière militaire ; l’autre était déjà digne de paraître à Versailles, auprès de sa mère, la belle et charmante marquise de Sévigné, qu’une absence de douze années n’avait pas fait oublier de ses contemporains de l’ancienne cour.
Cette jeune fille se trouvait douée de tous les avantages que la nature avait départis à sa mère, mais elle n’en savait pas encore le prix, car elle était d’une modestie sans pareille et d’une excessive timidité, qui ne diminuait pas la conscience qu’elle pouvait avoir de la distinction de sa figure et de son esprit. Son frère, au contraire, qui n’était, ni moins beau, ni moins bien fait, ni moins spirituel, s’exagérait peut-être ses qualités et son mérite, en se croyant appelé à marcher l’égal des plus nobles et des plus brillants seigneurs de la cour de Louis XIV. »

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Livre audio ajouté le 23/10/2018.
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Lu par Daniel Luttringer

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2 Commentaires

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  1. Paul Lacroix est remarquable dans dans sa capacité à raconter beaucoup dans un format réduit. Je vous remercie, Hélène, et me permets de vous signaler, puisque vous semblez vouloir me suivre, que depuis 2020 je publie sur l’autre site.

  2. Merci encore Monsieur Luttringer
    J’ai écouté avec grand plaisir ce récit de la vie de Madame de Sévigné de retour à la Cour. Je n’avais jamais pensé à quel point le château de Versailles n’était encore qu’un vaste chantier, la Cour y étant pourtant déjà installée.
    J’ai apprécié de connaître un extrait de vie de Françoise de Sévigné enfant. Je ne l’avais connue jusque là que mariée et vivant à Grignan.

    Je crois que je vais poursuivre l’exploration de vos biographies. Bien que parfois brèves et ne constituant qu’un extrait de vie, elles rendent si bien compte de l’air du temps.
    Merci Monsieur Luttringer.