L'Appel de la forêt, par Philip R. Goodwin et Charles Livingston (1903)

L’Appel de la forêt

« Mais soudain, il levait la tête, dressait les oreilles, écoutait, plein d’attention. Obéissant à l’appel entendu de lui seul, il bondissait sur ses pieds et filait droit devant soi, pendant des heures, sous les voûtes fraîches de la forêt, au fond du lit desséché des torrents, dans les grands espaces découverts et fleuris. Mais, par-dessus tout, il se plaisait à courir ainsi dans la pénombre odorante des nuits d’été, alors que la forêt murmure dans son sommeil, et que ce qu’elle dit est clair comme une parole articulée. À cette heure, plus profond, plus mystérieux, plus proche aussi, résonnait l’Appel – la Voix qui incessamment l’attirait, du fond même de la nature.

Une nuit, il fut réveillé tout à coup en sursaut : alerte, les yeux brillants, les narines frémissantes, le poil hérissé en vagues… L’Appel se faisait entendre, et tout près cette fois. Jamais il ne l’avait distingué si clair et si net. Cela ressemblait au long hurlement du chien indigène.

Et, dans ce cri familier, il reconnut cette Voix, entendue jadis, qu’il cherchait depuis des semaines, et des mois… »

Dans L’Appel de la forêt (The Call of the Wild, 1903) et Croc-Blanc (White Fang, 1906), Jack London nous entraîne dans le Grand Nord, à l’époque de la ruée vers l’or, aux côtés de deux héros inoubliables : Buck le Terre-Neuve, chien domestique vendu comme chien de traîneau, qui progressivement reviendra à ses instincts naturels, et le chien-loup Croc-Blanc, né à l’état sauvage, qui découvrira l’amour et l’amitié des hommes.

À René Depasse.

Traduction : Raymonde de Galard (1865-1950).
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Références musicales :

Antonín Dvořák, String Quartet no. 12 in F major « American », Op. 96, II (European Archive, domaine public).

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Livre audio ajouté le 24/11/2021.
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Lu par Christine Sétrin

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6 Commentaires

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    1. Comme Jean-Pierre ;-), je suis aussi capable d’utiliser des morceaux plus enjoués. Écoutez donc Azurine, ou Le Nouveau Voyage ou bien La Garçonne
      Bonne lecture quand même, Quentin 🙂 !
      Ch.

      1. Bonsoir Christine SETRIN…
        Pour ma part… depuis hier nuit… c ‘ est le Quintette de Cesar FRANCK… Vous en souvient-il ? ” Le château d’ Eppstein ” de DUMAS… Tout à l ‘ heure… j’ attaque la seconde époque… J ‘ ai hésité entre ” Le meneur de loups “… du même DUMAS… lu par POMME… hesitation seulement sur l’ ordre d ‘ écoute… je compte les ecouter tous deux… et j’ ai commencé par vous… À mon oreille … une grande parenté entre vous deux… Du moins pour cette lecture… qui date d ‘ une douzaine d’ années…
        Bonne nuit… et rendez-“vous sur la page concernée quand j ‘ aurai terminé ma lecture…

  1. Les chiens de Terre-Neuve sont de magnifiques bêtes,
    des compagnons fidèles.
    Je télécharge bien vite votre lecture, madame Christine,
    et je transmets le lien à mes cousins d’Alberta: ils font l’élevage
    de ces gros toutous (・ェ・)

    Un grand merci !

  2. Christine SETRIN… Bonjour!

    ” L ‘ appel de la forêt “…
    retraduit depuis quelques années…
    ” L’ appel sauvage “… Hum…
    Je trouve très belle la traduction devenue classique ( je ne parle que du titre… je ne sais pour le texte… quelqu ‘ un ici pourra sans doute nous en dire plus… à commencer par vous-même !?