Ojo monstruoso, par CosasdeKike

L’Intrus (The Outsider)

« Je ne sais où je suis né. Je sais seulement que le château était infiniment ancien et infiniment horrible, plein de sombres passages et de hauts rideaux où l’œil ne décelait qu’ombres et toiles d’araignées. […] Il n’y avait pas plus de soleil au-dehors, car les terribles arbres poussaient bien au-dessus de la tour la plus élevée à laquelle je pouvais accéder.
Il y avait bien une tour noire qui atteignait au-dessus des arbres le ciel inconnu, mais elle était partiellement en ruines et on ne pouvait y monter, si ce n’est au prix d’une escalade pratiquement impossible, pierre par pierre, de la muraille nue. […] Alors dans ma sombre solitude mon désir de lumière devint si éperdu que je ne pouvais plus trouver le repos, et […] à la fin je résolus d’escalader cette tour, dussé-je tomber ; car il valait mieux apercevoir le ciel et périr, que vivre sans devoir jamais voir le jour. »

L’Intrus a été écrit en 1921, et a également été traduit sous le titre Je suis d’ailleurs. Si elle repose, comme la plupart des œuvres de Lovecraft, sur la révélation d’une horreur monstrueuse, cette nouvelle est pourtant atypique dans son œuvre, par la place donnée aux sentiments, et par la nature du personnage principal. Pour Lovecraft, il s’agit de son récit qui s’approche le plus du style d’Edgar Allan Poe. Certains critiques ont également voulu y voir des références autobiographiques.

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Traduction : Vincent de l'Épine pour Littérature audio.com.

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Livre ajouté le 17/03/2014.
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Lu par Vincent de l'Épine

Suggestions

28 Commentaires

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  1. Merci à vous ! Alors là vous me faites très plaisir ; je suis heureux que mon travail de traduction ait pu vous servir. Je me suis donné beaucoup de mal pour essayer de faire une bonne traduction de ce texte difficile et je suis ravi que ce travail ait pu vous apporter une aide concrète.

  2. Merci beaucoup pour cette traduction complète qui m’a plus qu’aidé pour mon devoir de littérature anglaise. En effet le texte original que je devais lire m’était très compliqué.
    Merci

  3. Bonsoir Nam Adjah,
    Je crois que vous avez compris le principe du métier de dealer : susciter l’addiction puis organiser la pénurie 🙂
    Je vous remercie de l’intérêt que vous portez à nos lectures de Lovecraft. J’ai en effet annoncé il y a déjà assez longtemps la lecture de “La cité sans nom”… la traduction en est terminée, mais je me suis tourné entretemps vers d’autres auteurs pour “varier les plaisirs”.
    Mais je reviendrai vers Lovecraft très bientôt, je vous le promets (à nouveau 🙂 )

  4. Voilà je voulais juste vous faire part de mon coup de gueule.. alors tout d abort je suis un peu fâcher par les personnes qui nous font voyager avec ces histoires.vous M avez tellement offert de bons moments que quand je vous demande si vous avez prévu d autre histoires et que vous me dites oui, Vous vous engager à faire se que vous dites. Je trouve pas normal que vous nous laisser comme ça sans rien. Vous M avez rendu accroché et la depuns bientôt 1 annee plus rien. Je suis en manque et vous êtes en quel que sorte les dealers pour mes oreilles. Alors svp. .. ne me laissez pas coMme ça. Je compte sur vous et d autre aussi… merci et à très bientot

  5. Merci à vous Kinohana !
    Vous avez trouvé le compliment le plus simple et le plus touchant 🙂 !
    Je suis ravi que mon travail ait pu vous plaire. D’autres donneurs de voix réalisent des traductions, n’hésitez pas à aller voir les productions de TLT, Jean-Luc Ficher (pour Lovecraft), et de Carole qui a traduit de nombreux Sherlock Holmes.
    Un très grand merci pour vos encouragements.
    Vincent

  6. Je découvre vos lectures et vos traductions et ne sais pas par quel compliment commencer…
    Un grand merci !

    Konohana

  7. Un grand merci Marco pour votre commentaire qui ne peut que me donner envie de poursuivre ce travail de traduction.
    Je suis vraiment très heureux que ma lecture vous ait plu.
    Vous avez raison, il s’agit d’un travail colossal, raison pour laquelle je ne m’attaque qu’à des oeuvres d’une taille relativement modeste. Travail encore compliqué par la langue riche et complexe de Lovecraft !
    J’aimerais lire The Dunwich Horror, mais je ne pense pas pouvoir venir à bout de cette longue traduction… Peut-être Jean-Luc pourra-t-il le faire car il a déjà traduit plusieurs oeuvres fort longues, comme L’Affaire Charles Dexter Ward. Par contre je vais m’intéresser à L’Alchimiste, nouvelle que je n’ai pas relue depuis longtemps.
    Merci de votre intérêt pour mes lectures 🙂

    Vincent

  8. Merci pour cet excellent travail.
    Excellente lecture, comme toujours, avec une musique d’intro fort opportune. Mais que dire de la traduction! fidèle, sans doute. Mais à quel prix. Lovecraft est aussi difficile à traduire que Chaucer! Car comme JL Fisher, si je ne m’abuse, vous produisez vos propre traductions des oeuvres d’HPL, et j’en suis abasourdi. Le “proto-geek” de Providence -tous ses textes originaux, en anglais, l’illustrent-, l’inventeur du Nécronomicon ne pouvait s’empêcher de multiplier les formulations en anglais archaïques et y ajoutait des abréviations dans les discours à l’instar d’un Flaubert ou d’un Maupassant, ce qui rend le travail de translation vertigineux d’âpreté.
    J’ai personnellement renoncé à traduire The Dunwich horror dès la terminale. Et Je ne parle même pas de la lire avec mon intonation “frédericomiterrandienne”! Peut-on espérer que vous vous épuisiez à l’avenir sur le texte que j’ai évoqué plus haut? Je vous propose également “l’ Alchimiste” dont la chute est au moins égale à celle que vous et Lovecraft vous nous avez réservé ici.

  9. Merci Schwab Allan, de votre intérêt pour mes lectures.
    Eh bien, j’enregistre en ce moment “Plein Eté”, d’Edith Wharton, et je participe aussi à plusieurs pièces de théâtre. Concernant les nouvelles fantastiques qui il me semble ont votre préférence, je pourrai certainement attaquer au mois d’août ou en septembre, mais pas avant, soit “Ce qui se passa au pont d’Owl Creek” (traduction terminée), soit “la cité sans nom” (traduction en cours de révision). Comme j’ai du mal à me décider, allez ! indiquez-moi celle que vous préférez et je la ferai en premier 🙂

    Cordialement
    Vincent

  10. Bonjour Allan,
    Merci de votre intérêt pour Lovecraft et pour les lectures que nous en proposons sur ce site.
    August Derleth est mort en 1971, il faudra donc attendre une petite trentaine d’années pour que ses oeuvres soient libres de droits. Robert E Howard est décédé en 1936 ; ses oeuvres sont donc effectivement libres, mais pas leurs traductions !
    L’un de nos donneurs de voix s’est attelé à la traduction, puis à la lecture, d’une oeuvre de cet auteur.
    Quant à Ambrose Pierce, j’en ai terminé la traduction, et lirai cette nouvelle, qui est assez facinante, dès que j’aurai terminé mes autres projets en cours. Quant à savoir si vous désirez la lire auparavant… c’est comme vous voulez ! L’attente, parfois, peut avoir du bon 🙂

  11. Je me rejouit d’entendre La cité sans nom et« Ce qui se passa au pont d’Owl Creek d’Anbrose Bierce que je n ai pas encore lu…. ha lala dilemme. Je la lit ou j’attend votre oeuvre. .. dites moi quoi faire

  12. Hello
    Comme je suis fan de l’univer de Lovecraft, je me posais une question!
    Les récits de August Derleth,Robert E.Howard etc sont dans le domaine publiques? Je vous en supplie,j’ai besoin de ma dose de Lovecraft. .

  13. Merci pour ce nouveau Lovecraft, j’ai adoré comme d’habitude, votre voix y est aussi pour beaucoup. A bientôt pour une autre aventure.

  14. Merci de vos encouragements Stéphie !

    Je suis heureux d’avoir pu contribuer à vous faire découvrir cet auteur fascinant. Il y a encore beaucoup de ses œuvres à lire, mais la traduction demande beaucoup de temps. Mais notre catalogue, tout doucement, commence à s’étoffer 🙂

    Cordialement

    Vincent

  15. Quelle lecture! J’en ai eu des frissons!

    Lovecraft, tout le long, semble suggérer ce que l’on aperçoit déjà derrière ce personnage si sensible et pour le moins atypique…

    C’est grâce à vos audiobooks que je peux désormais dire que je suis une fan de Lovecraft, vos talents de lecteur me permettent de petits moments de plaisir et d’évasion cauchemardesques. Merci beaucoup!

    J’attends avec impatience d’autres oeuvres de Lovecraft (j’ai fini de faire le tour sur votre site)!!

  16. Merci Pauline, quelle belle expression que cette “horreur au clair de lune”, et combien Lovecraftienne !

    Eh oui, un certain nombre des amateurs de cet auteur l’ont découvert par le biais de ce jeu de rôle, qui a contribué à le faire découvrir, son oeuvre étant peu investie par les autres media, et notamment le cinéma !
    Merci de vos encouragements.

    Vincent

  17. Merci Vincent pour ce beau moment d’horreur au clair de lune…Cela me rappelle des soirées lointaines où, jeune et rôliste, je jouais à l’Appel de Cthulhu… Très belle traduction.

  18. Merci pour vos encouragements Shmuel, Schwab Allan, Sam et Esperiidae !
    Lovecraft est un auteur que j’apprécie tout particulièrement, et c’est un honneur de contribuer à le faire apprécier ou découvrir 🙂
    Ces retours sont très importants pour moi et me permettent de garder ma motivation. Je ne suis pas traducteur professionnel et la traduction, même d’un texte assez court comme celui-ci, me demande un temps et une énergie considérable.
    A venir bientôt, deux autres nouvelles fantastiques que j’ai traduites, “La Cité sans nom” du même Lovecraft, et une nouvelle très singulière d’Ambrose Bierce, “Ce qui se passa au pont d’Owl Creek”.

  19. Bonsoir Vincent,

    Merci pour cette nouvelle traduction de Lovecraft! Ta magnifique interprétation, l’ambiance, tout y est pour nous faire frémir et nous tenir en haleine jusqu’au bout.

    Félicitations pour ce bel enregistrement.

  20. Brrr! Merci pour ce nouveau Lovecraft, votre excellente traduction et votre
    lecture si prenante. Intrus ou outsider? Cela dépend de quel côté vous vous
    trouvez…

  21. bravo,bon travail. il y a rien de mieux que de prendre le soleil dans mon jardin, un petit verre dans la main en me laissant voyager, transporter, par ce récit malsain …

  22. Merci beaucoup Cocotte, je suis très heureux que cette nouvelle vous ait plu !
    “Suggestion”, la nouvelle en version originale se termine sur les mots “polished glass”, dont la traduction est “verre poli” ; les autres traductions que j’ai pu voir ayant repris “verre poli” ou “verre lisse”. Le texte est donc tel que l’a voulu l’auteur, et la fin est aussi explicite qu’il l’a souhaité. Je pense qu’il n’appartient pas au traducteur de la modifier substantiellement.
    Merci néanmoins pour votre attention portée à ce texte.
    Vincent

  23. La nouvelle se termine sur les mots « verre poli ». J’ai d’abord eu l’impression qu’il manquait la fin. A la réflexion, je me demande si ce n’est pas un problème de traduction. « Verre poli » n’est pas selon moi assez explicite.
    Je remplacerais volontiers l’expression par le mot de six lettres « m….r ».
    Je laisse le mot caché pour ne pas déflorer l’histoire.

  24. Cher Vincent
    Moi, qui m’aime pas l’horreur monstrueuse, ni le fantastique, j’ai été prise et séduite par cet “Intrus dans ce monde”, titre que je préfère! J’ai autant apprécié la qualité de l’interprétation que la traduction, fluide, très agréable, et qui semble facile … quand on se contente de l’écouter.
    Merci pour cette très belle nouvelle.
    Amitiés
    Cocotte

  25. A propos de la traduction : le très beau titre « Je suis d’ailleurs », d’Yves Rivière (traducteur), n’est pas libre de droits, et ne pouvait être repris ici. Littérature Audio ne pouvait donc publier ce livre audio sous ce titre. J’ai donc opté pour une traduction plus littérale, « l’intrus », qui si elle ne traduit pas complètement la notion d’altérité du titre original « The Outsider », est particulièrement adaptée à la trame de la nouvelle et notamment à sa fin. Par ailleurs la correspondance de Lovecraft où il évoque cette nouvelle évoque explicitement la notion d’ « intrus dans ce monde ».

    Quoi qu’il en soit, il s’agit du titre que j’ai choisi pour ma traduction de cette magnifique nouvelle. En espérant que vous éprouverez autant de plaisir à l’écouter que j’en ai eu à l’enregistrer.