Sylvain Maréchal

Projet d’une loi portant interdiction d’apprendre à lire aux femmes

Part. 01 – Projet d’une loi portant interdiction d’apprendre à lire aux femmes

Part. 02 – Projet d’une loi portant interdiction d’apprendre à lire aux femmes

En lisant ce texte pour la première fois, on ne peut s’empêcher de sourire…
Mais le texte a réellement été proposé en 1801.

« Combien les femmes deviennent négligentes, paresseuses, hautaines, exigeantes, acariâtres, peu soumises, pour peu qu’elles sachent lire et écrire ; combien est insoutenable celle qui vise à l’esprit ou au savoir, celle qui parle comme un livre. »

« Quand l’Ange Gabriel descendit du firmament, pour annoncer à Marie, (l’épouse de St.-Joseph) la conception d’un Dieu dans ses flancs virginaux, Gabriel ne surprit point la bonne vierge faisant une lecture ; elle réparait les chausses de son époux, car son ignorance avait trouvé grâce devant le St. Esprit. »

S’appuyant sur plus de cent considérations de ce type, Sylvain Maréchal va rédiger un projet de loi montrant la misogynie de la société.

Des femmes lui répondront.


Consulter la version texte de ce livre audio.
Livre audio gratuit ajouté le 11/04/2019.
Consulté ~3267

Lu par Domi

Suggestions

9 Commentaires

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

  1. Bien d’accord avec vous.
    Certains comportements ou revendications d’aujourd’hui me paraissent tout aussi effarants….peut-être même effrayants…

  2. DOMI… Bonjour…

    Ma curiosité a été éveillée… j ‘ ai écouté… Quel délire… se voulant raisonnable !
    Son auteur… ” à l’ insu de son plein gré “… nous livre le fond de l ‘ affaire !
    Partie 1… ” Con… sidérant “… répété pas loin d’ une centaine de fois !
    Partie 2… la methode COUÉ… ” La raison veut… “… ” La raison veut… “… pas loin de cent fois également !
    C ‘ est très fastidieux !
    Et pas de l’ humour hélas… Rien à voir avec la
    ” Modeste proposition pour empêcher les enfants des pauvres d ‘ IRLANDE d’ être à la charge de leurs parents ou de leur pays et pour les rendre utiles au public ” de Jonathan SWIFT… la dite proposition consistant à… manger les nourrissons ! Une satire qui est un regal d ‘ humour ! ( au fait… peut-être est-elle ecoutable ici…)…
    Pour rendre ce texte à peu près digeste il faut essayer de l’ ecouter comme si… Mais même là…
    Ne jouons pas trop les esprits forts cependant… restons modestes… il y a fort à parier que dans quelques dizaines d ‘ années… bien des ” Les droits de l’ homme veulent…” que nous avalons avec l ‘ air du temps comme des vérités sans discussion… apparaitront comme de purs délires…
    pires même que ceux de Sylvain MARECHAL et consorts…
    Le plus savoureux de la chose… En faisant un saut sur WIKIPEDIA… article Sylvain MARECHAL…
    on peut y lire qu ‘ une polémique eclata entre lui et une femme… dont le nom m’ echappe déjà…
    et que cela finit par… une très tendre liaison ! Ah la la… ni les uns ni les autres… nous ne sommes sérieux !

    Mon cordial salut…

  3. Eh oui …
    J’ai éclaté de rire quand j’ai découvert ce texte et après quelques recherches, j’ai vu qu’il était sérieux.
    Je l’ai enregistré mais je reste stupéfaite.
    Hélas, ce n’est pas de l’humour…
    Merci

  4. Quand j’ai découvert ce texte, j’ai tout d’abord cru à une erreur de classement. Pour moi il aurait dû être mis dans la catégorie HUMOUR.

    C’est donc par curiosité que j’ai pris le temps de l’écouter.
    Ça valait la peine. Au moins cet individu méritait bien son patronyme de Maréchal. C’en était un dans son genre.

    Et dire que 200 ans plus tard, bon nombre d’olibrius et fanfarons pensent encore comme ce mortel.

    Toujours est-il, un grand merci de m’avoir permis de découvrir ce genre de texte.

  5. Je ne peux toujours croire que ce Maréchal était sérieux. Son outrance est comique. Et Mme Gacon-Dufour était là pour lui répondre.

  6. J’adore la lectrice, mais j’abhorre les propos de ce Maréchal.
    Malheureusement, des esprits bornés comme lui existent encore en grand nombre: une vraie calamité.
    Je vais écouter Mme Gacon-Dufour: j’espère qu’elle me consolera…

    Merci, Dame Domi