Une diligence à trois corps des Messageries du Midi et du Commerce de 1839 (maquette exposée à la Salle Toulousaine en 1935)

La Bête à Maît’Belhomme

L’histoire n’a rien d’extraordinaire, mais l’impression de vérité de ce conte rustique normand est saisissante : types humains, comique des propos et de la situation, veine satirique de l’auteur etc…

« Vous avez donc bien mal aux dents ? demanda le curé.
Le paysan cessa un instant de geindre pour répondre :
– Non point… m’sieu le curé… C’est point des dents… c’est d’ l’oreille, du fond d’ l’oreille.
– Qu’est-ce que vous avez donc dans l’oreille. Un dépôt ?
– J’ sais point si c’est un dépôt, mais j’ sais ben qu’ c’est eune bête, un’ grosse bête qui m’a entré d’dans, vu que j’ dormais su l’ foin dans l’ grenier.
– Un’ bête. Vous êtes sûr ?
– Si j’en suis sûr ? Comme du Paradis, m’sieu le curé, vu qu’a m’ grignote l’ fond d’ l’oreille. A m’ mange la tête, pour sûr ! a m’ mange la tête ! Oh ! gniau… gniau… gniau… Et il se remit à taper du pied. […] »

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Livre audio ajouté le 08/09/2010.
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Lu par René Depasse

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1 Commentaire

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  1. Bonjour Monsieur Depasse
    Merci pour cette lecture – vous faites l’accent normand a merveille et c’est tres drole.
    on voit la scene, on voit les passagers autant qu’on les entend. vous avez un grand talent.
    shalom a vous.
    brigitte