Michel de Montaigne

C’est une sottise de faire dépendre le vrai et le faux de notre jugement (Essais I, 26)

Le contenu du chapitre 26 du Livre I des Essais est très fidèle à son titre. Montaigne n’hésite pas à renier des idées anciennes avec une humilité qui surprend toujours chez un auteur. Et on est sûr de trouver chez lui des passages qui font réfléchir :

« C’est une hardiesse grave et dangereuse, outre l’absurde légèreté qu’elle traîne avec elle, que de mépriser ce que nous ne pouvons concevoir. En effet, quand vous avez établi les limites de la vérité et du mensonge, grâce à votre belle intelligence, et qu’il se trouve que vous êtes contraint de croire des choses encore plus étranges que celles que vous avez refusé d’admettre, vous voilà déjà contraint d’abandonner ces limites que vous aviez vous-même fixées. »

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Traduction : Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

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Livre ajouté le 23/07/2011.
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Lu par René Depasse

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4 Commentaires

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  1. Certes,Marcel,Montaigne qui préférait dire “Que sais-je?”plutôt que” Je sais que” aurait été plus conséquent avec lui-même en intitulant son chapitre:”Est-ce une sottise de faire…..?”Il n’en reste pas moins que le texte est riche en réflexions!Bonnes découvertes sur notre site!

  2. Cette affirmation de Montaigne :” c’est une sottise…” constitue aussi un jugement; ainsi que si nous le réfutions ou si nous l’admettions ne serait-ce pas aussi une sottise de notre part d’avoir discuté un tel jugement peut-être à la limite de l’entendement