Nelligan Emile 1899

Mon âme (Poème)

Photo d’Émile Nelligan, au début de 1899,
au moment où il a “sombré dans l’abîme du rêve”.
Il a 19 ans.
Il sera interné dans un hôpital psychiatrique
jusqu’à sa mort, le 18 novembre 1941.

Entre son âme d’enfant et celle de l’adulte,
le poète ne trouvera pas suffisamment d’espace
pour exister.
Étouffée par la mélancolie,
tronquée par « la force du destin »,
son âme d’enfance donnera une poésie de présence.
Loin des idées.
Mystère de l’espace et du temps ! Éternel !

Consulter la version texte de ce livre audio.
Références musicales :

Giuseppe Verdi, La Forza del Destino, extrait de « La Vergine degli Angeli », interprété par Maria Callas et l’orchestre et le chœur de la Scala de Milan sous la direction de Tullio Serafin, 1954 (domaine public).

Livre audio ajouté le 24/05/2010.
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Lu par Gilles-Claude Thériault

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8 Commentaires

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  1. Impressionnant la maturité de cet autre Merveilleux explorateur de l”âme…Probablement au siècle des Lumières ces merveilleux poètes auraient mieux résister aux tourments. Car la deuxième moitié du 19 siècle à changer avec violence les références sociales : société de consommation naissante, guerres,…
    Ces artistes de cette époque sont pour la plupart des visionnaires des folies avenir du 20 siècle.
    Ce génial poète est une fulgurante découverte.
    Un chaleureux merci à Gilles-Claude Thériault pour ses lectures inspirées.

  2. …Ah ! la fatalité d’être une âme candide
    En ce monde menteur, flétri, blasé, pervers…

    …D’avoir une âme douce et mystiquement tendre,
    Et cependant, toujours, de tous les maux souffrir…

    …Et d’espérer, de croire… et de toujours attendre !

    Toujours attendre… Des paroles qui touchent au coeur, profondement. Tellement vrai, cruellement vrai. A ses mots les larmes me viennent par la somme de tant de souffrance, une souffrance qui brule si fort alors qu’il etait si jeune. L’art jusqu’a la folie, et… mourir…

  3. Merci Sophie pour votre commentaire.
    ‘La Romance du vin’, le dernier cri du cœur du poète, lancé en public en mai 1899 alors qu’il n’est âgé que de 19 ans, sera ‘publié’ jeudi prochain.
    Ce fut un triomphe !

    Quelques mois à peine plus tard, il sera interné pour le reste de ses jours, soit 42 ans.

    « Une carrière qui rappelle celle de Rimbaud, aussi brève que fulgurante ».

  4. Merci encore Maria Teresa Sanfelice.
    Heureux que vous aimez cette rencontre ‘risquée’
    de deux musiques,
    de soupirs et de larmes retenus,
    dans l’effroi de la ‘force du destin’.