Organisation des Nations Unies

Déclaration universelle des droits de l’homme

Le 10 décembre 1948, les 58 États membres, qui constituaient alors l’Assemblée générale des Nations Unies, ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme à Paris, au Palais de Chaillot.

“Article premier : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.”

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Livre ajouté le 02/11/2008.
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28 Commentaires

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  1. la femme ou la mère doit toujours avoir le choix, si oui ou non donner naissance à un enfant.
    Par rapport à la vie, aux conditions sociales, et aux conditions entourant la relation avec le supposé père de l’enfant.

  2. Je doute que, du lapin ou de l’homme, le premier soit le plus apte à l’amour, mais il est assurément le plus apte à la tendresse et à la douceur 😉

  3. Pour rebondir sur tes remarques, cher Hervé, je ne vois rien d’incompréhensible à ce que les gens veuillent me ressembler. Durant toute la Renaissance, les hommes ont cru que le modèle de toute perfection esthétique était fourni par les proportions du corps humain (cf. l’homme de Vitruve, dessiné par Léonard). On bâtissait même les édifices sur cette proportion : il est temps qu’on se rende compte que le corps du lapin est mieux proportionné, plus efficace et plus prompt, et plus propre à l’amour. Je prends toutes les femmes à témoin : je ne suis qu’une boule d’amour tout ébouriffée !

    Voilà pour votre compte, mon cher Hervé ! 🙂

  4. Bonjour à tous et merci Olivier, dotydoz et PinPin pour vos gentils commentaires ! Ils me font très plaisir, car ce projet me tient à cœur. Je tiens aussi à remercier chaleureusement Ar Men, qui se donne à fond pour le site, et qui trouve encore le moyen de s’associer à moi pour ce livre audio 😉 ! Merci enfin pour votre débat sur le “droit à la vie”, très intéressant à lire après 8 ans de néo-conservateurs à la Maison Blanche.

    Demain, vous allez découvrir la version russe d’Elena (je compte sur vous !) qui a bien voulu apporter sa pierre à ce projet donc, dont le but est d’enregistrer cette Déclaration universelle dans le maximum de langues. D’autres versions sont en cours (en anglais et espagnol), mais si vous souhaitez vous aussi apporter votre contribution en lisant dans votre langue natale, vous serez les bienvenus ! 🙂

    Amicalement à tous,

    Vincent

  5. Bonsoir Ar Men,

    C’est vrai que mon pote le rongeur de la caisse d’épargne a laissé filer quelques noisettes. Si les agents économiques sont rationnels, ils vont bouder les produits spéculatifs (plus rémunérateurs mais risqués), et se replier sur le livret A (moins rémunérateur mais plus sûr), qui sert en partie… à financer le logement social.

    Enfin… en principe.

    Si l’erreur est humaine, mon pote l’écureuil est certainement le plus humain d’entre nous 😉

    Rongeusement et pelucheusement,

  6. Bonsoir Ar Men,

    On pourrait renverser la perspective, et dire que c’est justement parce que le monde n’y est pas conforme qu’une telle déclaration est utile.

    Aussi, je pense que ce n’est pas ce texte, mais… ce monde qui te fait rire (jaune). 🙂

    Et en effet, dans une certaine mesure, il y a de quoi à mon avis.

    Bien le bisou,

  7. Très intéressants ces coms. Mais comme le souligne Dotydoz, nous ne sommes égaux en droits qu’à la naissance. Après, c’est une autre histoire.
    Ce texte m’a beaucoup fait rire ( jaune), une fois de plus.
    Surtout actuellement où certains n’ont pas même de quoi vivre, ni où se loger, tandis que d’autres …..
    D’ailleurs, qui dit que l’animal n’est pas un être humain? Voyez plutôt l’Ecureuil!!!

  8. Cher Olivier,
    Ce que vous dites est parfaitement exact, et vous faites bien de me rappeler à l’ordre, une longue réflexion n’a peut-être pas sa place ici. Et pour conclure sur ce livre audio, n’oublions pas que l’article premier de la DUDH nous fait libres et égaux en droits seulement à la naissance…
    Un grand merci aux lecteurs de ce texte !

  9. Re-bonjour Dotydoz,

    Concernant le droit à l’avortement, ses adversaires le tiennent pour attentatoire au “droit à la vie” (cf. le mouvement pro-life, par exemple) dans la mesure où ils regardent le fœtus comme une personne déjà réelle. Un embryon n’est encore qu’une personne possible : un amas de cellules totipotentes. Une personne en puissance, comme vous dites fort bien, n’est pas une personne réelle. La personne n’est encore qu’à l’état de projet, à ce moment-là. Détruire un projet peut déstabiliser grandement ceux qui l’ont conçu, mais n’a rien de contraire à un hypothétique “droit à la vie”. Le cas du fœtus semble plus problématique, parce que l’organisme y est déjà un peu plus développé, et que son développement est progressif. Si l’on prend pour ligne de partage entre personne et non-personne le moment de ce développement où le système nerveux se met en place (ce qui est le cas en France, je crois), du fait du caractère progressif de cette mise en place, on est toujours inévitablement confronté à un problème semblable au paradoxe du sorite : où placer exactement la limite, sans arbitraire ?

    Mais vous avez raison : ces questions présupposent forcément certaines conceptions philosophiques. Prendre comme limite la mise en place du système nerveux présuppose que c’est notre cerveau qui fait de nous des personnes humaines. Si on est spiritualiste, et religieux de surcroît (ce qui est une option parmi d’autres), les choses se compliquent. Si personne = âme ; et si l’âme est forcément immortelle – par exemple – curieusement, le “droit à la vie” de personne ne peut être violé. Sauf à admettre comme dans le catholicisme qu’à empêcher quelqu’un de naître, on l’empêche de se faire baptiser, et donc de se voir purifié du péché originel, et donc d’accéder à la vie éternelle. Mais là, il faudrait faire rentrer en ligne de compte beaucoup trop d’éléments extérieurs à ce que des commentaires sur un livre audio permettent… 🙂

    En espérant vous retrouver plus tard,

  10. Précision : pas de contradiction juridique si l’on considère que le droit à la vie n’est pas “prospectif”, ne saurait concerner les “personnes en puissance/en devenir”, ne saurait signifier “droit d’accéder à la vie”.

  11. Une remarque : je n’ai pas pensé à distinguer personne en tant que telle et personne juridique, à propos de l’embryon. L’on pourra dire que l’embryon est une personne avant que d’être une personne juridique, et peut-être est-ce là le nœud du problème. Mais il n’y a pas contradiction juridique entre la DUDH et les lois légalisant l’avortement si l’embryon, au moment où il peut être avorté, n’est pas considéré comme personne juridique. Le débat ne serait donc plus juridique – mais humaniste, religieux, voire philosophique.

  12. Pour ma part, j’admets volontiers que rien ne vide plus de sa substance un texte juridique que l’imprécision et le doute entretenu (le flou de la résolution 242 de l’ONU à propos d’Israël en est une preuve, le débat sur l’interprétation de la formule “from occupied territories” n’ayant pas été résolu) et me plie à votre distinction, Olivier, qui me semble aussi signifiante que pertinente. La formulation “droit à” me semble dans notre cas la plus juste – et c’est heureux, car ils ont préféré cette formulation.
    Pour ce qui est de l’avortement, vous avez écrit “le droit à l’avortement, qui peut se fonder sur les droits économiques, sociaux, et familiaux de la Déclaration, n’est-il pas contradictoire avec ce “droit à la vie” ?” Une interrogation négative est orientée et présuppose une réponse positive : vous semblez donc suggérer que l’embryon est une personne (cette fois encore, votre distinction entre le statut d’être vivant et celui de personne est parfaitement pertinente, et devrait inspirer Musardeur…), et qu’en tant que personne son droit à la vie est menacé. Je ne vois pas, en revanche, en quoi le droit d’avorter (vous dites “droit à l’avortement” : j’oserai considérer que selon les pays, selon si l’avortement est seulement dépénalisé ou au contraire légalisé, la formulation doit changer), en quoi donc le droit d’avorter serait directement justifié par les droits économiques, sociaux, et familiaux de la DUDH, alors que le droit à la vie, si l’on considère l’embryon comme une personne, lui est clairement opposé.
    Peut-être saurez-vous m’éclairer, et soyez assuré du plaisir que j’ai à cette discussion.
    Cordialement,

  13. Pour ce qui est de l’ambiguité,
    . c’est là, le côté typique des textes diplomatique. L’objectif de l’époque, au sortir de la deuxième Guerre mondiale, est de rassembler le plus de nations possibles. L’ONU est en cours de création.. un texte trop clair n’aboutit jamais. Seul le compromis permit le rassemblement et la négociation.
    amicalement

  14. Quand on dit d’un homme, qu’il est un caud lapin..cela a-t-il un sens ? cela ne veut-il pas dire qu’il nique dans tous les sens !
    Quand une fille s’habille avec de grandes oreilles blanches et une balle de tennis là oû vous pensez.. certains la pprendrait pour une cocotte..
    Allons, laissez-moi rire, l’espèrce humaine n’est pas seulement vainen, mais aussi prétentieuse..
    Sauf votre respect !

  15. Quand on dit d’un homme, qu’il est un caud lapin..cela a-t-il un sens ? cela ne veut-il pas dire qu’il nique dans tous les sens !
    Quand une fille s’habille avec de grandes oreilles blanches et une balle de tennis là oû vous pensez.. certains la pprendrait pour une cocotte..
    Allons, laissez-moi rire, l’espèrce humaine n’est pas seulement vainen, mais aussi prétentieuse..
    Sauf votre respect !

  16. Bonjour Dotydoz,

    L’idée de désamorcer le problème par des considérations grammaticales n’est pas bête du tout. Seulement, il aurait été possible d’éviter l’ambiguïté – et les ambiguïtés sont rarement souhaitables dans les textes juridiques – en disant : “toute personne a le droit de vivre, ainsi que le droit à la liberté et à la sécurité.” Quand on a un “droit de…”, c’est une liberté que l’on a, qui n’implique pas d’autre devoir de la part des autres que celui de nous laisser tranquille. En revanche, quand on a un “droit à…”, c’est quelque chose qui nous est dû, qui implique de la part des autres une assistance active, sans quoi ils violent notre droit.

    Pour ce qui est du foetus, la question de son droit à la vie dépend moins de la question de savoir s’il est vivant ou non (il l’est), que de cette autre question : est-ce qu’il s’agit d’une personne ? Car c’est “toute personne” qui a ici “droit à la vie”.

    Amitiés,

  17. ben si on n’a pas le droit de VIVRE !!!
    On a le droit de pousser quand même !!!
    Sinon t’autas rien à manger Pinpin..
    C’est ça :
    ” LE DROIT A LA VIE !”
    ..
    Drapeau couleur carotte..

  18. Les animaux, des êtres humains ? Ah non, tout de même. Des êtres vivants, des êtres sensibles, mais pas des être humains. C’est comme si vous disiez d’un homme qu’il est un être lapin, ça n’a pas de sens :mrgreen:
    Quant à la remarque de Musardeur, je ne prétends pas entrer dans le débat philosophique, juste souligner qu’il est, peut-être, vain de chercher une distinction de sens entre “droit à la vie” et “droit de vivre”.
    Mais si je devais dire une chose, c’est que l’acte de “volonté”, si tu entends employer ce terme, supposé par l’idée de “droit” (par opposition au devoir), me semble devoir renvoyer au sujet concerné par le droit : je pose mon droit à vivre/à la vie pour moi-même ; autrement dit, lors d’un avortement par exemple, la volonté qui est exprimée à propos de la vie en jeu n’est pas celle du sujet vivant ; la mère ou le médecin ou tout du moins une personne “étrangère” à la vie en jeu décide de lui permettre de se maintenir ou au contraire d’y mettre fin. La question qui se pose est donc celle de la légitimité d’une telle décision, acte de volonté sur une vie qui n’est pas mienne. Ainsi, le droit à la vie de l’enfant à naître est mis en cause. Cela rejoint la première remarque de gaiffelet sur le caractère contradictoire avec le droit à la vie du droit d’avorter

  19. Allons bon.. voilà les questions.. c’est bien ce qui m’énerve le plus dans la philo.. c’est le questions, y a jamais de vraies réponses !
    Alors voilà.. le problème (problèmatique ?), ce n’est peut-être pas le droit DE vivre, ni A LA VIE, mais n’est pas plutôt définir les mots “VIVRE” et “LA VIE”. Vivre n’est-il pas le sujet, alors que “LA VIE” n’est-elle pas un objet. Sachant que le mot “droit” sous-entend toujours une volonté, contrairement aux devoirs et obligations du citoyen ?

    — Il peut se déduire de cela que l’équipe médicale et les proches de celui qui artificiellement maintenu en vie, ne vit que si peut vivre. Car s’il doit vivre, cela devient une obligation, et non un droit. La question se pose dans les mêmes termes pour l’avortement et la contraception.
    – le vrai problème serait donc les autres ? ceux qui ont la volonté..? qui décide de la mort ou de la vie.. moi, je ne sais pas.. j’essaie de vivre, mais je ne sais même pas ce que c’est !!!

  20. Droit “de vivre” ou droit “à la vie”, le droit à l’avortement me semble quoi qu’il en soit contradictoire (si l’on admet que l’embryon vit au stade où il est avorté, ce dont débattent toujours certains).
    En anglais, la formulation est la suivante : “Everyone has the right to life, liberty and security of person.” Grammaticalement, il était nécessaire d’utiliser trois substantifs dans l’énumération, aucun verbe n’exprimant seul l’idée d’être libre ou de vivre en sécurité ; et c’est le cas également en français. Est-il vraiment pertinent de chercher plus loin et d’y voir une subtilité de sens ?

  21. Bonjour à tous les deux !

    Bravo pour cet enregistrement : l’alternance des voix empêche le ron-ron induit par le style juridique. Bien trouvé !

    Il y a un article dont la rédaction m’étonne toujours : l’art. 3 proclame, non pas un droit DE vivre, qui suffirait à condamner tout génocide et tout crime contre l’humanité, mais un droit A la vie. Or, comme nous mourons tous tôt ou tard, que l’art. 8 stipule que nous avons droit au recours en cas de violation de n’importe quel droit proclamé dans la Déclaration, et que beaucoup de morts sont imputables à une décision médicale d’arrêter la prolongation artificielle de la vie : faut-il entamer des procédures contre les médecins ? Autre question : le droit à l’avortement, qui peut se fonder sur les droits économiques, sociaux, et familiaux de la Déclaration, n’est-il pas contradictoire avec ce “droit à la vie” ?

    Merci à tous les deux, en tous cas, pour cette lecture stimulante.