Thomas Pollock Anshutz (USA, 1851-1912) - A Passing Glance 1900

L’Eau profonde

Paul Bourget décrit les mœurs des aristocrates qu’il fréquente dans les salons parisiens de la Troisième République, et analyse finement leur comportement, leur caractère.
Ici, c’est l’histoire de deux cousines, très proches, dont l’une envie l’autre. La jalousie la poussera très loin dans ses actes, jusqu’à l’adultère. Mais il ne s’agit pas d’une simple histoire de tromperie : peu à peu les personnages acquièrent une profondeur qui a donné son titre à la nouvelle.


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Références musicales :

Erik Satie, Gnossienne nº 3, interprété par Francis Poulenc (1957, domaine public).

Livre audio gratuit ajouté le 15/07/2019.
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Lu par Pomme

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12 Commentaires

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  1. Entièrement d’accord avec votre fine analyse, Hélène. Je ne vois pas pourquoi cette étude des moeurs de gens sevrés, sans souci grave, serait de la basse littérature, puisqu’ils existaient (existent?) bel et bien ces gens-là. Je trouve même que l’étude de P. Bourget est très poussée.
    Merci pour votre délicat retour, Hélène.

  2. Bonsoir, chère Pomme,
    J’ai retrouvé depuis hier soir, toujours avec autant de plaisir à vous entendre, votre voix dans cette nouvelle de Paul Bourget. Il y avait dans la bibliothèque familiale des romans de cet auteur. Mon père les considérait comme des bluettes à peine dignes d’être lues. Mais étant à ses yeux une fille, j’avais le droit de me perdre dans ce qu’il considérait comme du sentimentalisme.
    J’ai donc voulu retrouver l’auteur, et vous ai choisie comme lectrice.
    Troublée par le jugement paternel, je ne sais que penser du récit..Il est bien écrit, et raconte la vie bourgeoise du 19ème siècle comme tant d’auteurs de cette période. Bien sûr ces errements sentimentaux sont le privilège de ceux qui n’ont pas à travailler pour gagner leur pitance. A croire même que le “Peuple” est absent, ou dénué d’émotions racontables.
    Mais tout de même, c’est bien plaisant et distrayant cette légèreté des sentiments de ceux qui n’ont pas de soucis plus graves, et j’ai passé encore, un temps agréable et charmant en votre compagnie.
    Peut-être bien, l’important face au caractère vain de la vie est de savoir se distraire.
    Mission accomplie, chère Pomme.
    Merci encore une fois, merci.
    Bien amicalement.
    Hélène

  3. Origan, je crois qu’il n’y a pas d’âge pour le “j’ai tant à apprendre”. Alors bonnes découvertes sur le site!

  4. Pomme, je ne suis plus une adolescente mais j’ai tant à apprendre et vos lectures m’ouvrent des mondes inconnus ou si vaguement pressentis ! C’est une chance pour moi, pour nous, que vous ayez décidé de lire ” L’eau profonde “. Merci beaucoup. J’ai lu que toutes les oeuvres de Paul Bourget ne se caractérisent pas par la même finesse psychologique remarquée par Lyre

  5. Vous m’avez bien devinée, Lyre! J’aurais adoré lancer une classe au grand oral de François Busnel. Hélas, je suis à la retraite. D’autres le font, c’est très bien.
    Merci pour vos gentils compliments.
    Une Pomme un peu nostalgique…

  6. Vous êtes notre chance. Vous magnifiez si bien le texte , incarnant avec aisance des personnages si différents, une pomme en cache une autre. En ce moment c’est le grand oral à la grande librairie de François Busnel . Dommage que vous ne puissiez pas aider ces adolescents à trouver leur vibration intérieure.
    Je ne connaissais pas Paul Bourget dont la finesse psychologique mérite vraiment le détour. Merci à vous deux pour cette osmose.

  7. Tel est pris qui croyait prendre ! Et vous avez raison, Pomme, cette histoire est bien plus profonde qu’il n’y parait de prime abord. Merci pour cette lecture.