Paysannes (1914)

Les Gardiennes

• • •More

Ernest Pérochon est né à Courlay (Deux-Sèvres) en 1885 et est décédé d’une crise cardiaque en 1942, refusant les propositions du régime de Vichy et surveillé par la gestapo.

Instituteur et écrivain, il a obtenu le Prix Goncourt en 1921 pour son roman : Nêne. Son œuvre, de veine réaliste, puise ses racines dans le terroir des Deux-Sèvres, dans ces paysages de plaines et de marais qu’il connaissait si bien.

Les Gardiennes, écrit en 1924, nous transporte dans ce monde rural où les femmes doivent se mobiliser, s’organiser, pour faire vivre les fermes en attendant le retour des hommes aspirés et décimés par les combats de la première guerre mondiale. Celui qui écrit « pour les haillonneux sans sabots et sans chemise affrontant la rude bise et couchant avec les bœufs  », anime ici une galerie de femmes à la tâche : la grande Hortense, Francine, Léa, Solange deviennent ainsi les gardiennes chargées de préserver leur patrimoine en attendant la paix.


Illustration : Paysannes (1914)
Références musicales :

Edvard Grieg, Sonate pour violoncelle en A minor. Op.36, Allegro molto e marcato (domaine public).

Licence d'utilisation : CC BY-NC-SA : Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions
Livre audio gratuit ajouté le 22/04/2014.
Consulté ~14286

Lu par Christian Dousset

Suggestions

48 Commentaires

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

  1. C’est parce que j’apprécie votre art de la lecture qu’en chercnant d’autres oeuvres interprétées par vous j’ai découvert ce roman magnifique où tout sonne juste. Pas d’idéalisation des paysans, ni de dépréciation (cf Balzac, Zola), un réalisme âpre, du drame sans mélo. Quelle force dans le personnage de la grande Hortense!.J’ai été particulièrement touchée par Francine, ayant connu dans mon enfance des enfants de l’assistance dans toutes les fermes autour de chez ma grand-mère. Et puis pour moi qui ne connais pas le Poitou les descriptions du marais étaient un enchantement. Votre lecture calme et nuancée est exactement ce qu’il fallait pour cette oeuvre. Merci.

  2. Bonjour Christian. J’arrive à la 10eme page de vos lecture et après avoir ecouté tous les romans je tiens à vous remercier pour la qualité de vos enregistrements.
    Vous m’avez fait découvrir de très bons auteurs.
    Hâte d’écouter le prochain.

  3. Merci, chère Plume, pour ce chaleureux commentaire qui me touche d’autant plus que je suis issu, moi aussi, d’une famille paysanne, charentaise. Si je ne cultive nullement la nostalgie de la terre, il me semble important de faire revivre ce passé avec ses aspects particulièrement rudes; en cela, E. Pérochon me semble très juste.La condition et le rôle des femmes dans ce roman, l’injustice faite aux “journaliers” dans “Les creux-de- maison” ont guidé mes choix. Belle journée à vous. Christian

  4. Je n’en suis encore qu’à la fin de la première partie mais je veux déjà vous dire un grand grand merci et un grand grand bravo pour cette magnifique lecture. Le texte me touche déjà tout particulièrement en tant que femme et petite-fille, arrière-petite-fille, arrière-arrière-petite-fille… de paysan.ne.s du Poitou. Je le trouve très bien écrit mais, avec votre lecture impeccable par là-dessus, c’est du pur bonheur !
    J’espère que tout va bien se terminer pour Francine !

  5. Bonjour Nicole,
    Je suis vraiment désolé de réagir si tard mais j’apprécie beaucoup votre commentaire et je vais examiner tout de suite votre suggestion de lecture. Permettre à celles et ceux qui ne peuvent plus accéder à l’écrit de trouver une voie de découverte du texte constitue toujours un véritable bonheur pour un Donneur de Voix. A bientôt et merci pour vos bons voeux; je vous souhaite en retour ainsi qu’à votre maman une très belle année.

  6. Cher René, en effet, je suis un peu lent et perfectionniste, ce qui limite ma “production”mais je ne sais pas faire autrement. En tous cas, tant mieux si cela vous convient. C.D.

  7. • • •More