John A McDougall - Edgar Allan Poe

Marginalia (Deuxième Sélection)

Cette deuxième sélection de Marginalia (section des Contes grotesques) d’Edgar Allan Poë, est une nouvelle application de ce principe : «« Ce que je mets sur le papier, dit Bernardin St Pierre, je le remets de ma mémoire, et par conséquent je l’oublie. » Remarque parfaitement juste. Pour se débarrasser d’un souvenir, il n’y a qu’à le fixer par écrit. »

Petits essais, courtes réflexions, aphorismes, jugements parfois sarcastiques, large pot pourri aux intérêts divers, se succèdent…

Préférez vous :
« Dites à un coquin trois ou quatre fois par jour qu’il est la fleur de la probité, et vous en ferez tout au moins le modèle du bourgeois respectable. D’autre part, accusez obstinément un honnête homme d’être une canaille, et vous lui inspirerez l’ambition perverse de vous prouver que vous n’êtes pas tout à fait dans l’erreur. » (Note 60)

ou:
« Après avoir lu tout ce qui a été écrit sur l’âme et sur Dieu, après avoir pensé là-dessus tout ce qui peut être pensé, l’homme qui peut dire qu’il réfléchit encore, se trouvera face à face avec cette conclusion, que sur ces matières, l’aphorisme le plus profond, est celui qui peut le moins être distingué du sentiment le plus superficiel. » (Note 34)

ou l’intéressant point de vue qui commence ainsi :
« Un Français, – il est possible que ce soit Montaigne, – a dit : « On parle de penser ; mais pour moi je ne pense jamais, si ce n’est quand je m’assieds pour écrire. » C’est ce fait de ne penser que quand on s’assied pour écrire qui est cause du grand nombre d’ouvrages médiocres qui nous accable. » (Note 27) ?

Les 108 notes sont accessibles par la version texte.

Traduction : Émile Hennequin (1858-1888).
Consulter la version texte de ce livre audio.
Livre audio ajouté le 07/02/2017.
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Lu par René Depasse

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