Un pont couvert dans le Vermont

Ne pariez jamais votre tête au diable

Ne pariez jamais votre tête au diable est bien souligné « conte moral », parce qu’ Edgar Poe tient à s’y défendre et répondre à ses détracteurs : « Il n’y a aucune justice dans l’imputation lancée contre moi par certains ignorants, qui prétendent que je n’ai jamais écrit de conte moral ou, plus précisément, de conte qui eût une morale. Mes dénigreurs, tout simplement, ne sont pas les critiques prédestinés qui doivent m’interpréter et faire ressortir mes tendances vertueuses. Voilà le secret. »

Il dit ailleurs : « Un romancier, par exemple, n’a nul besoin de se creuser la cervelle au sujet de sa morale. Elle est là, c’est à dire elle est quelque part. La morale et les critiques n’ont qu’à s’arranger entre eux. Quand le moment sera venu, tout ce que ce Monsieur a voulu dire et tout ce qu’il n’a pas voulu dire, seront mis en pleine lumière dans le Quotidien et la Revue du temps, à ne pas oublier tout ce qu’il aurait dû vouloir dire et tout ce qu’il avait évidemment l’intention de vouloir dire ; en sorte que finalement tout ira pour le mieux. »

« J’offre à mes détracteurs la triste histoire qui va suivre, histoire dont la moralité ne peut être mise en doute, puisque celui-là même qui se contenterait de parcourir superficiellement mon œuvre, serait forcé de lire dans les lettres capitales du titre, la leçon qu’elle comporte. »

Traduction : Émile Hennequin (1858-1888).
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Livre audio ajouté le 04/04/2015.
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Lu par René Depasse

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3 Commentaires

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  1. Bonjour cher Ahmed,

    J’ai en projet de lire le Traité du sublime de Longin, mais il faudra être patient car je suis très lent.

    Amitiés,

    Ahikar

  2. Bonjour Mr René Depasse ,

    Je ne sais pas à qui dois-je demander la lecture de : Traité du sblime de Longin .

    Cordialement
    Ahmed