Chêne (photographie de Vi Ko)

Le Pape

Le Pape, belle histoire tragique, est de la plume « hydropathe » du Landaus Laurent Labaigt, dit Jean Rameau, romancier et poète (1858-1942).

« Sur la lande infinie, plate ainsi qu’une mer, il s’érigeait seul, comme un grand dôme feuillu. C’était un chêne gigantesque, un chêne extravagant et fabuleux avec un tronc énorme d’où s’en allaient, contournées et bizarres, pareilles à des membres de colosse, des branches noires toutes velues de mousse.
C’était le plus bel arbre du pays, le plus vieux, le plus apparent. Et les voyageurs se le montraient de loin, comme les matelots se montrent un phare.
Il s’appelait le Pape.
Pourquoi le Pape ? On ne sait pas. Parce qu’il était haut sans doute, et prestigieux, et gravement solennel sur la lande vaste aplatie à ses pieds. »

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Illustration : Chêne (photographie de Vi Ko) Licence Cc-By-Sa-4.0
Livre audio ajouté le 01/02/2019.
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Lu par René Depasse

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5 Commentaires

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  1. Your efforts are litteraly heroic, Mr. Depasse! I enjoyed this text greatly, and I look forward to explore your many other recordings, that I do not doubt are of equally great quality. Thank you!
    Dalí

  2. Cher Adam, vous ignorez où vous mettez les pieds! Il est absolument tabou de critiquer les lectures de M. Depasse. Vous allez voir arriver SPQR qui va vous bombarder son latin pour vous dire tout le bien possible des lectures de M.Depasse. Il est d’ailleurs étonnant que votre message n’est pas été censuré!
    Vale!

    1. Bonsoir Joëlle,
      Je trouve votre nouveau commentaire bien désobligeant à l’égard de plusieurs personnes (René Depasse, SPQR, modérateurs…)
      Il est étonnant que vous continuiez à naviguer sur le site en dépit de la bien piètre opinion que vous semblez en avoir (si j’en crois vos derniers commentaires).
      Cordialement
      Carole

  3. A bien écouter l’enregistrement du texte de Jean RAMEAU – Le Pape, il semble manifeste que le donneur de voix noue avec l’acte de lire un malentendu singulier mais fatal.
    Tout au long du texte, non seulement le donneur de voix jette l’auteur aux oubliettes pour affirmer la toute puissance de sa propre imagination, mais encore il fait pitié à force de buter, de sauter des mots, de trébucher courageusement de longues minutes et ne pas se décider à jeter l’éponge.
    Engagé à fond dans une besogne aride et un déchiffrage laborieux et malhabile, il est constamment à bout de force et avance à tâtons en ne voyant jamais plus loin que le bout du segment.
    Se basant au fil de sa lecture sur de fragiles indices contextuels, R. Depasse peine sensiblement à saisir avec rigueur les indices lexicaux et syntaxiques qui font la singularité d’un texte, développe un comportement de lecture où l’imprécision n’a d’égal que sa désinvolture.
    Sérieusement, a-t-on gagné au change ou René est-il dépassé?