Vigne

Les Femmes dans les vignes

Charles-Ferdinand Ramuz, écrivain et poète suisse, 1878-1947.

« Comme il fait une grande chaleur, elles ont noué autour de leur chapeau un mouchoir qui leur tombe sur les épaules, et elles disent : On n’en peut plus. »

Manuscrit rédigé les 3 et 4 juillet 1914, Les Femmes dans les vignes esquisse une scène à travers laquelle on peut aisément prendre conscience du labeur exigeant et pénible des femmes et des hommes, besognant dans les vignes d’antan. (Nouvelle proposée dans le Tome 4 de Nouvelles et Morceaux des éditions Slatkine, volume contenant des textes écrits par Charles-Ferdinand Ramuz entre 1915 et 1920.)

Après avoir séjourné quelque temps à Paris, Charles-Ferdinand Ramuz retourne en Suisse en 1914, où il mène une vie relativement retirée. En résulte une évolution dans son écriture. L’expression de Ramuz se fait dès lors de plus en plus personnelle. La critique, en particulier en France, accueillera très mal les audaces stylistiques et la libre disposition de la langue et de la composition narrative dont fait preuve Ramuz. De grands noms de la littérature reconnaîtront cependant le talent de l’écrivain dès la fin des années 20, parmi lesquels Paulhan, Gide, Claudel, Cocteau, Aragon. (Source : http://pages.infinit.net/poibru/ramuz/bioramuz.htm)

Avec l’aimable assentiment des Éditions Slatkine.

Références musicales :

Frédéric Chopin, Nocturnes, Op. 32 – No. 2. Nocturne in A major, interprété par Olga Gurevich (domaine public).

Livre audio ajouté le 11/09/2020.
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Lu par Esperiidae

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7 Commentaires

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  1. Cher Samuel,

    Il y a ceux pour qui conquérir une terre, c’est l’envahir, d’autres pour qui c’est l’entretenir.

    CF Ramuz à travers son écriture, par son écriture, son style, rend hommage à cette seconde catérogie.

    Merci pour vos si beaux mots qui honore magnifiquement ce texte.

  2. Esperiidae,

    À l’écoute de cette nouvelle,
    malgré la pluie battante de ce dimanche 15 novembre,
    j’étais sous la chaleur dans les vignes,
    à côté de ces travailleuses, de leur labeur…
    Votre lecture porte la chaleur de l’écriture,
    une chaleur lourde de sens, comme ce travail
    réalisé même s’il risque de ne servir,
    en cas d’imprévu destructeur,
    qu’à entretenir et honorer
    la mémoire de celles et ceux
    qui l’ont rendu possible.

    Merci de faire vivre, avec talent, par votre voix,
    toujours aussi juste envers l’auteur,
    tout en étant d’une belle personnalité,
    cette audace de style de Charles-Ferdinand Ramuz.