L’Anarchie

Donneur de voix : Gérard Ferran | Durée : 40min | Genre : Essais


élisée Reclus

L’anarchisme, une chimère ? En 1894, Paris vient de connaître une vague d’attentats, la répression est forte. Élisée Reclus est invité à faire une conférence devant une loge maçonnique de Bruxelles. Le géographe épris de paysage et de liberté, le communard qui fut banni dix années, calme les esprits échauffés en inscrivant l’anarchisme dans une tradition de contestation aussi longue que l’histoire des pouvoirs. Les temps changent : “Si Dieu s’évanouit”, les hiérarchies tombent et la liberté de penser fait de tous les hommes “des anarchistes sans le savoir”.

L’Anarchie.

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Livre ajouté le 18/11/2009.
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Lu par Gérard Ferran

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5 Commentaires

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  1. Je compare E. Reclus à un “prophète”. Je suppose que, dans l’imaginaire religieux, l’effet devait être semblable. Surtout quand on a admis la véracité de l’analyse de S. Weil concernant les partis :”“Un parti politique est une machine à fabriquer de la passion collective. Un parti politique est une organisation construite de manière à exercer une pression collective sur la pensée de chacun des êtres humains qui en sont membres. La première fin, et, en dernière analyse, l’unique fin de tout parti politique est sa propre croissance, et cela sans aucune limite. Par ce triple caractère, tout parti est totalitaire en germe et en aspiration.” […] “Le parti se trouve en fait, par l’effet de l’absence de pensée, dans un état continuel d’impuissance qu’il attribue toujours à l’insuffisance du pouvoir dont il dispose.” […] . “C’est une situation qui ne peut être acceptée qu’à cause de la nécessité qui contraint à se trouver dans un parti pour prendre part efficacement aux affaires publiques. Mais alors cette nécessité est un mal, et il faut y mettre fin en supprimant les partis.” […] “On avoue que l’esprit de parti aveugle, rend sourd à la justice, pousse même d’honnêtes gens à l’acharnement le plus cruel contre des innocents. On l’avoue, mais on ne pense pas à supprimer les organismes qui fabriquent un tel esprit.”

  2. LAPSUS ! Oublié le mot “MOINS”, ce qui renverse le sens ! Je voulais dire : “il s’agit MOINS de rêver stérilement à une Arcadie illusoire, qu’à…
    Pendant que j’y suis, quelqu’un a dit : “l’âge d’or n’est pas dans le passé, il est dans l’avenir”.

  3. Bonne surprise. Moi non plus, je ne connaissais pas E. Reclus. Quant à l’anarchisme, je me pose des questions depuis peu. Je n’avais jamais “ouvert le dossier”, n’y voyant qu’un nihilisme libertaire, une utopie immature. En fait, il s’agit de rêver stérilement à une Arcadie illusoire, qu’à vivre selon des valeurs moins plates que celles du quotidien… me voilà avec pas mal de grain à moudre.
    Merci pour m’avoir inspiré.
    Laurent

  4. Je ne connaissais pas cet homme. J’ai appris la réelle signification de l’anarchie qui avant pour moi évoquait désordre, violence, où chacun ne pense et n’agit que pour soi, en écrasant l’autre. Mais en fait, ne serait-ce pas notre “démocratie” qui est plutôt ainsi ?…
    Bravo pour cette lecture qui me fait rêver à un monde meilleur.
    Linda