Charles Edouard Boutibonne - Sirenes jouant dans la mer

Le Voile de Vasthi – Brune comme une noisette – Psappha charme les sirènes

« Je ne dévoilerai point mon front sacré devant la foule des courtisans ivres. L’impur regard des hommes ne doit point profaner le mystère de mon visage. L’ordre du roi Ahasuérus est un outrage à mon orgueil de femme et de reine. » (Le Voile de Vashti)

« Nell était certes, une excellente compagne d’aventures. Elle était aussi brave, aussi vigoureuse et plus intelligente qu’un garçon. Je l’aimais beaucoup et je désirais en faire ma maîtresse. Mais elle ne voulait pas. Pourquoi ? Est-ce que je sais, moi qui n’ai jamais eu le temps d’étudier les femmes ? Et puis, les femmes m’agacent. Je ne comprends rien à leurs façons. Je préfère les fauves. Au moins, ça se laisse prendre, et, une fois qu’on les a pris, voilà, c’est pris, il n’y a pas à revenir là-dessus. Tandis que les femmes, sacré nom de Dieu !… » (Brune comme une noisette)

« Les vagues assourdiront pour toi les lointains beuglements de la multitude. […] Tu seras étrangère à la race des hommes. Leurs joies te seront inconnues, leurs blâmes te seront indifférents. Tu seras autre, jusqu’à la fin de ton existence humaine. » (Psappha charme les sirènes)

Trois nouvelles extraites du recueil La Dame à la louve (1904).


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Illustration :

 

Charles Édouard Boutibonne, Sirènes jouant dans la mer (1883).

Références musicales :

 

Julien Allioux, Her (licence Cc-By-Sa-3.0).

Livre audio gratuit ajouté le 08/02/2016.
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Lu par Christine Sétrin

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