Lawrence Alma-Tadema, Confidences (1869)

L’Amitié féminine – Bona Dea

« Naomi dit à Ruth : Voici, ta belle-sœur est retournée vers son peuple et vers ses dieux ; retourne, comme ta belle-sœur. Ruth répondit : Ne me presse pas de te laisser, de retourner loin de toi. Où tu iras, j’irai, où tu demeureras, je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu ; où tu mourras, je mourrai, et j’y serai enterrée. Que l’Éternel me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort vient à me séparer de toi ! » (L’Amitié féminine)

« Je t’aime. Moi, Caïa Venantia Paullina, fille de Caïus Venantius Paullinus, je t’aime, petite esclave gauloise. Tu n’étais qu’une enfant chétive et sans grâce, et les marchands te dédaignaient. Mais je t’ai aussitôt et fervemment chérie pour ta lassitude et pour ta fragilité. Je t’ouvris mes bras, je voulus te consoler autant que t’étreindre…
Car je suis l’être qui domine et qui protège. Je t’aime d’un amour impérieux et doux. Je t’aime comme un amant et comme une sœur. » (Bona Dea)

L’Amitié féminine et Bona Dea sont les deux derniers contes du recueil La Dame à la louve (1904).

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Illustration : Lawrence Alma-Tadema, Confidences (1869).

Références musicales :

Julien Allioux, Her (licence Cc-By-Sa-3.0).

Licence d'utilisation : CC BY-SA : Attribution - Partage dans les Mêmes Conditions
Livre audio ajouté le 17/05/2016.
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Lu par Christine Sétrin

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