Chenot - Entree de la cour des Lions Alhambra

Les Contes de l’Alhambra

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À la requête de l’ambassadeur américain en Espagne, l’écrivain et historien Washington Irving (1783-1859), alors en séjour à Paris, se rendit à Madrid en 1826 afin d’y étudier les documents relatifs à la découverte du Nouveau Monde, récemment rendus publics par l’administration espagnole. De ces travaux devait naître, deux ans plus tard, une biographie de Christophe Colomb intitulée, A History of the life and voyages of Christopher Columbus.

Lors de ce voyage en Espagne, Irving eut l’occasion de se rendre à Grenade et le privilège d’y être logé dans le palais de l’Alhambra. Ses observations des coutumes locales, ses conversations avec les habitants, ses propres rêveries inspirées par ces lieux magiques lui inspirèrent le recueil Tales of the Alhambra (1832), dans lequel il mêle savamment son récit de voyage à des considérations historiques sur la présence des Maures en Espagne et la Reconquête, et surtout à une sélection de contes.

Teintés de romantisme, ces contes reprennent d’anciennes légendes espagnoles remises au goût du jour pour le public anglo-saxon du XIXème siècle. Caveaux et fontaines enchantés, chevaux ou luths merveilleux, fantômes, tous les ingrédients du gothique sont là, agrémentés d’une petite pointe de picaresque à l’espagnole…

Je remercie chaleureusement Vincent de l’Épine d’avoir bien voulu réviser la traduction des derniers chapitres.
Traduction : Adèle Sobry (17?-18?) et Christine Sétrin (Chapitres 32 à 36).

Remarques :

Consulter la version texte de ce livre audio : Tome 1Tome 2Chapitres 32 à 36.

Illustration :

Chénot, Entrée de la cour des lions de l’Alhambra (S. XIX).

Références musicales :

Récit de voyage :
Isaac Albéniz, Suite Espagnole, Op. 97: IV. Zambra granadina, interprétée par Andrés Segovia (1960, domaine public).

Contes :
Enrique Granados, Danses espagnoles en Do mineur, Op. 37, II. Oriental, Andante, interprétée par Eduardo del Pueyo (1956, domaine public).

Chapitre 25 (final) :
Niccolò Paganini, Caprices pour violon solo en Mi bémol majeur, Op. 1: XXIV. Caprice N° 24 Tema con Variazioni, Quasi presto, interprété par Michael Rabin (1958, domaine public).

Livre audio gratuit ajouté le 16/01/2015.
Consulté ~145337

Lu par Christine Sétrin

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14 Commentaires

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  1. Merci à Christine de son travail sur ces contes que j’ai trouvé peu intéressants hélas.
    J’avais pourtant lu une partie de ces contes il y a quelques années et en avait gardé un vague souvenir agréable… Comme quoi les goûts changent…

  2. Bonjour chère Emilieemilie,

    Je crois que personnellement, ce sont les chapitres dans lesquels Irving raconte son voyage et son séjour à Grenade qui m’ont le plus interessée.

    Les personnages réels qu’il a côtoyés ne manquent pas de pittoresque et de picaresca española, peut-être plus que ceux des contes, d’ailleurs.

    Je serais curieuse de connaître les légendes espagnoles qui inspirèrent ces contes, adaptés (et peut-être édulcorés ?) pour un public anglo-saxon… Il faudra que je mène ma petite enquête… 😉

    En tout cas, je suis tout-à-fait d’accord avec vous, les Légendes de Bécquer sont de pures merveilles gothiques qui n’ont rien à envier aux classiques venus du Nord…

    Merci à vous, comme toujours, chère Emilieemilie, pour votre fidélité et pour prendre le temps de partager vos impressions sur nos enregistrements.

    Bonne journée,

    Ch.

  3. Chère Christine, merci pour ce voyage. Dans ces contes, il y un peu trop d’amour et pas assez de caveaux, que voulez-vous j’ai encore des goûts d’adolescente.
    J’ai nettement préréré “les contes d’un voyageur” du même auteur ou “les légendes espagnoles” de Becker un pur moment de féérie sur ce site.

    Les premiers chapitres sont un peu trop contemplatifs, mais la beauté du verbe m’a donné envie de continuer. J’ai apprécié quelques contes, surtout les fins qui sont vraiment d’inspiration gothique.

    C’est toujours un plaisir de vous écouter. Je tiens aussi à vous aussi féliciter pour le travail de traduction!

  4. la musique deja nous transporte et donne envie de se plonger dans ces histoires avec votre voix qui nous envoute. J’adore, merci

  5. Merci pour cette lecture, Christine. Heureuse coïncidence, car je viens juste de terminer “Les contes d’un voyageur” de Washington Irving et j’envisageais de lire bientôt “Les contes de l’Alhambra”. Une lecture audio, c’est encore mieux, je suis sûre de me régaler!
    Continuez votre bel ouvrage! 🙂

  6. Bonsoir,
    Effectivement, si vous avez fait cela, votre voix ferra oublier ce petit …
    Merci d’avance pour cette lecture que j’écouterai avec joie très prochainement.
    Auditivement votre,

    Trollus

  7. Merci.

    Washington Irving a vécu 1676 ans ? Waow !!! (après votre description du début).

    Plus précisément il est né le 3 avril 1783 dans le quartier de Manhattan, à New York City, mort le 28 novembre 1859 à Tarrytown comté de Westchester, dans l’État de New York.

    P.S.
    Pardonnez moi, mais s’est trop fort et j’ai eu du mal a résister.

    Cordialement,
    Vl@d

  8. Bonsoir Chère Christine ,

    Du courage , de la volonté de votre part d aborder et prendre en charge la traduction .Une lecture parfaite et fait un grand plaisir de prêter attention et de vous suivre -c est de la poésie …

    Merci encore .
    Cordialement
    Ahmed