Xingu, par Chloé Stemmelin (illustration réalisée pour ce livre audio, licence Cc-By-Sa-3.0)

Xingu

Le Lunch Club, l’association littéraire distinguée présidée par Mrs. Ballinger, est en grand émoi aujourd’hui, car le club reçoit la visite de la grande romancière Osric Dane.

Et pourtant, lorsqu’arrive l’important personnage, la platitude de la conversation ne manque pas d’attirer son mépris et ses sarcasmes, et les membres du club, rivalisant de lieux communs, ne peuvent que déplorer secrètement la désespérante inefficacité des autres.

Mais, alors que tout semble perdu, voilà que surgit… Xingu.

Edith Wharton met son sens du récit et du dialogue au service d’une intrigue jubilatoire qui fustige avec bonheur le snobisme littéraire et les petits tyrans ordinaires.

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Traduction : Vincent de l’Épine pour Littératureaudio.com.

Illustration : Xingu, par Chloé Stemmelin (illustration réalisée pour ce livre audio, licence Cc-By-Sa-3.0).

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Références musicales :

Wolfgang Amadeus Mozart, Quatuor de clarinette en la, K.581, 4 – Allegreto con variazioni, interprété par William McColl (licence Cc-By-Sa-3.0).

Livre ajouté le 25/04/2017.
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Lu par Vincent de l'Épine

Suggestions

35 Commentaires

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  1. Merci à vous Thomas, pour votre enthousiasme !
    Comme vous, je trouve que cette nouvelle d’Edith Wharton a vraiment une saveur, une férocité, une justesse particulières. C’était vraiment un grand bonheur de l’interpréter. Vos encouragements me touchent beaucoup, soyez remercié d’avoir pris un peu de temps pour écrire ces quelques mots !
    A bientôt

  2. Bonjour à vous Vincent de L’Épine,
    Avec ces temps difficiles et de tristesse, j’étais bien parti, hier au soir, pour la monotonie d’une insomnie, quand, visitant le site de Littérature Audio.com, j’ai rencontré, avec vous : « Xingu » !
    Je connaissais déjà, grâce à vous, le style magnifique et l’intelligence d’Edith Wharton, (Au temps de l’innocence), mais je ne m’attendais pas, de sa part, avec cette nouvelle, à autant d’humour, de piquant et, une critique aussi dure des milieux littéraires. En vous écoutant, ce qui s’annonçait être une nuit mélancolique s’est alors changé en une succession de joies, de surprises et, l’étonnement où l’on se trouve, au final, avec la chute de la nouvelle, totalement imprévisible… Vous l’avez si bien interprétée, que j’ai eu l’impression d’assister à la représentation d’une excellente pièce de théâtre radiophonique.
    Merci à vous, Vincent de L’Épine, pour ce merveilleux moment.
    Bien à vous,
    Thomas.

  3. Merci Maredo vous ne pouvez savoir combien votre commentaire me fait plaisir. La traduction et l’enregistrement de cette nouvelle étaient un vrai plaisir (même si, ayant lu la fin de cette nouvelle, vous savez pourquoi la traduction était quelque peu difficile 🙂 !).
    Je suis d’autant lus heureux si je vous ai fait découvrir Edith Wharton, qui est sans doute devenue pour moi, avec Stevenson, mon écrivain préféré.
    Nous avons encore beaucoup d’autres très belles oeuvres d’Edith Wharton, je vous souhaite beaucoup de plaisir à les découvrir !
    Vincent

  4. Mais quel plaisir que cette nouvelle !!! Et quelle magnifique interprétation ! J’ai apprécié de bout en bout cette dentelle d’ironie , on rit ou l’ on sourit à chaque phrase .
    A priori le titre ne m’attirait pas mais dès la,première phrase on est accrochée par ces portraits si fins et si féroces à la fois. Et on déguste la suite comme un vin délicieux dont on apprécie chaque gorgée et que l’on boit doucement pour faire durer le plaisir ! Décidément j’ai connu Mme Wharton grâce à vous et c’est un vrai bonheur !! Merci pour toutes ces heures de plaisir et toutes cellles encore à venir .

  5. Merci Patty !
    En effet, Edith Wharton est aussi très à l’aise dans ces petites comédies acides. C’était pour moi un vrai plaisir d’interpréter ces personnages. J’aime beaucoup cette nouvelle et j’y repense souvent au fond de moi, quand dans mon environnement professionnel je rencontre les descendants de Mrs. Ballinger ou de la redoutable Osric Dane !

  6. Cette nouvelle est une fois de plus un exemple parfait pour toucher des petits travers avec une ironie subtile…. pédantisme et autre ” qualité ”
    Il faut savoir reconnaitre ses limites avec simplicité.
    Merci Vincent pour votre très belle interprètation
    unanimement apprèciée.

  7. Merci Marjolaine !
    Oui, Litterature Audio fait beaucoup pour la repassage et la propreté des maisons :-).
    La fin de votre message a été tronquée, mais je crois comprendre que vous avez apprécié l’ironie mordante de cette nouvelle, qui fait partie de mes préférées.
    Au plaisir de vous retrouver prochainement !

  8. Mon repassage ne va pas avancer mais comment être si mesquine alors que vous m’aidez tant à m’y consacrer. Je ris à la fois jaune et pourtant franchement après cette ėcoute très savoureuse. Je me sens visée par l’ironie de Wharton. Devant le choix des livres sur votre site, ne me suis-je pas trouvé si

  9. Cher monsieur de l’Épine,
    J’aime bien réécouter cette savoureuse nouvelle !

    Votre façon de la lire ne ment pas:
    vous avez sûrement eu beaucoup de plaisir à l’enregistrer…

    MERCI !

  10. Merci beaucoup Vincent pour votre belle lecture de cette nouvelle qui n’est pas si simple à écouter , mine de rien.
    Moi aussi, j’ai dû reprendre les phrase deux fois au début de l’écoute et on finit par s’habituer au style.
    Bravo à vous et merci pour la découverte d’Edith Warthon, une auteure de choix.

  11. Merci chère Pauline, votre commentaire me touche particulièrement. Je passe beaucoup de temps sur les traductions, et celle-ci était vraiment difficile (mais aussi particulièrement intéressante et amusante). Ravi d’avoir su vous faire apprécier cette incursion d’Edith Wharton dans l’humour sarcastique. J’aimerais vraiment aussi faire découvrir aux audiolecteurs son talent pour les nouvelles fantastiques, beaucoup moins connues que le reste de son oeuvre… il faudra que j’arrive à choisir une nouvelle.
    Merci en tout cas pour vos encouragements 🙂
    Amitiés

  12. Quel morceau de choix ! Ces dames rivalisent avec Mme Verdurin ! Pour une fois, je me suis réjouie de mon ignorance, qui m’a permis de me poser les mêmes questions que ces décentes dames du Lunch Club…
    Et, encore une fois, bravo pour vos talents de traducteur. Vous avez une très belle prose (que j’avais particulièrement appréciée dans la Couleur dans le Météore).

  13. Bonjour Aurélie,
    Ravi, ravi que vous ayez apprécié cette nouvelle que j’aime beaucoup ! Vous avez raison en évoquant Feydeau, je n’avais jamais remarqué cette similitude. Vous pouvez également écouter cette pièce sur notre site (et vous y retrouverez, dans le rôle du “bébé”, mon petit Antoine !).
    Merci de vos encouragements.

  14. Bonjour Vincent
    Merci pour cette découverte et la magnifique traduction pour les sous-entendus qu’en effet on retrouve au chapitre 2. Les dernières minutes avec le dictionnaire m’ont rappelé Feydeau avec “On purge Bébé” où le couple bourgeois cherche les Hébrides dans les Z puis dans les E…
    Aurélie

  15. Bonjour Lyse, et merci de cette deuxième écoute 🙂
    Vous avez fort bien décrit cette jubilatoire nouvelle d’Edith Wharton : c’est une vraie petite friandise. j’étais très heureux de la lire. Le style d’Edith Wharton se prête fort bien à l’humour sarcastique.
    Merci à vous et à bientot !

  16. Cher monsieur de l’Épine,
    J’ai fait une deuxième écoute de Xingu:quelle réussite !
    Une vraie petite gourmandise de l’Avent !
    Un grand merci !

  17. Grand merci à vous Gaëlle pour votre retour !
    Cette nouvelle m’est particulièrement chère et j’avais pris grand plaisir à la traduire, même si la traduction de ce texte aux nombreux sous-entendus et jeux de mots était assez difficile.
    A bientôt donc en compagnie de Mme Wharton, déjà bien présente sur note site !

  18. Cher Vincent, quel plaisir de vous écouter dans cette histoire, à la fois drôle et cruelle pour ces dames du Lunch Club, et dont vous rendez si bien le ton ! Et plaisir démultiplié en réalisant qu’il me reste encore de nombreuses heures pour vous écouter lire Edith Warthon…

  19. Bonjour Sylvie,
    Ah, je suis heureux que cette nouvelle vous ait plu ! J’avais éprouvé aussi cet effet “deuxième écoute” lorsque j’avais découvert cette nouvelle. Cela m’a d’ailleurs rendu particulièrement attentif à la traduction, car le texte comporte (vous savez pourquoi maintenant) de nombreux jeux de mots ou doubles sens, et il fallait que tout reste cohérent.
    Heureux de vous avoir accompagné pendant ces deux heures trente, mais vous savez, comme dit Miss Van Vluyck, “je ne peux pas imaginer qu’on puisse compter le temps qu’on consacre à un pareil sujet” 🙂
    Grand merci à vous d’avoir pris le temps de me laisser ce petit mot.

  20. Bonjour Vincent,
    Je suis ravie de vous retrouver dans cette nouvelle dont j’ai adoré le ton que vous interprétez magnifiquement.

  21. Bonjour, grâce à vous j’ai bien ri,les salons “bourgeois” de province non rien à envier à ces dames,elles sont aussi prétentieuses que bêtes.

  22. Bonjour,
    Merci de vos encouragements. Elisabeth, heureux de vous retrouver, je suis très heureux que cette lecture vous ait plu, car j’ai pour elle un attachement particulier. Le ton est très différent des autres œuvres de cet auteur, même si ses grands thèmes sont là.
    Nestor, voilà,, vous y êtes, cette explication est la bonne 🙂 Merci à vous.

    Vincent

  23. Une “Ecole des femmes” américaine ? Très drôle, très dur, très juste !! sardonique études de moeurs, tyrannies de coteries, peurs, histoires de dominations ! Merci Vincent pour ce ton jubilatoire qui suit les milles roueries de la situation… Merci pour la traduction, aussi. Cette Wharton est formidable. J’ai une collection de photos d’elle prise pendant ces séjours dans le sud de la France .. pour parler comme les bas-bleus du texte !

  24. L’explication que Nestor Plasma aimerait proposer est la suivante : tous les membres du club prononcent bien Xingu et non Zingu, mais miss Van Vluyck dans sa confusion, dans sa précipitation ou par manque de culture dictionnairique cherche sous Z au lieu de chercher sous X, c’est alors que Mrs Ballinger corrige sèchement la méprise de miss Van Vluyck : “Oh, nonsense!” exclaimed Mrs Ballinger. “Try X.”

    Nestor Plasma, c’est pour ça qu’on l’aime

  25. @ Vincent de l’Épine
    La recherche du mot sous la lettre Z n’a pas échappé à Nestor Plasma.
    Ce qui l’intrigue, c’est la raison pour laquelle un membre du club suggère de chercher à X après qu’on a cherché logiquement — mais vainement — à Z.
    Pourquoi à X et pourquoi pas à S… ou à TS…, par exemple, moins inattendus ?
    Cette recherche sous la lettre X ne semble surprendre personne, pourtant entre Z et X il y a une nette différence de prononciation.

    Nestor Plasma, c’est pour ça qu’on l’aime

  26. Merci à vous, je suis heureux que cette nouvelle vous ait plu 🙂 !
    Nestor, je suis ravi aussi de vous faire découvrir Edith Wharton qui est sans doute un de mes auteurs préférés. Cette nouvelle est toutefois assez atyique et vous trouverez dans ses autres oeuvres un ton assez différent.
    Et… je vous suggère de réécouter les dernières minutes de cette petite histoire, et vous y trouverez une lettre Z qui vous a peut-être échappé…

  27. Nestor Plasma a trouvé la nouvelle pleine de qualités (elle a même donné à votre serviteur l’envie d’écouter d’autres nouvelles de l’auteur).

    Curieux, ce titre Xingu prononcé comme Zingu par tous, surtout que sans donner la moindre explication un des membres du club suggère de chercher dans l’encyclopédie sous la lettre X.
    Quelque chose aurait-il échappé à Nestor Plasma ?

    Nestor Plasma, c’est pour ça qu’on l’aime

  28. Les membres du club, rivalisant de lieux communs, ne peuvent que déplorer secrètement la désespérante inefficacité des autres.

    Les membres du club déplorent l’inefficacité des autres. Pas très clair tout ça.
    “Ne peuvent que déplorer secrètement leur propre médiocrité” ?
    Ou “Chacun déplore secrètement la médiocrité de tous les autres” ?

    Nestor Plasma comprendra certainement mieux en vous écoutant, Vincent de l’Épine.
    Le sujet semble intéressant et piquant, merci.

    Nestor Plasma, c’est pour ça qu’on l’aime

  29. Oh, la belle surprise que voilà !
    E.Wharton ne nous a pas habitués à ce genre
    de titre. Le dictionnaire m’a expliqué.

    Honneur au mérite, monsieur de l’Épine…
    Travail impeccable, comme à l’accoutumée,
    et la traduction, de surcroît.
    Merci beaucoup !