Farenheit 451

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  • #146530
    MMusardeur
    Participant


      27.




    il retourna à «La Ruche aux mots » dès le lendemain. Madame Labeille faut ravie de le revoir et s’excusa pour l’accident causé par Cornelius. Pépin éluda d’un geste vers sa tête montrant qu’il avait complètement oublié sa bosse. Il grimaça en la touchant provoquant le fou-rire de la libraire. Il lui parla du livre et comme il souhaitait trouver une solution pour que celui-ci soit accessible à tous, il voulait organiser une réunion. Avait-elle une salle. Amuésée et séduite par la fougue du jeune homme, elle proposa son arrière-boutique : celle qui contenait les livres les plus anciens. Elle lui fit visiter. Il fut stupéfait en voyaent cette pièce qui semblait d’un autre temps. Les murs étaient couverts de bibliothèques d’époques et de styles variés, boisées, à portes battantes, ou à vitres coulissantes, certaines possédaient un abattant pouvant se transformer en pupitre ou en secrétaire, d’autres étaient recouvertes d’une tenture de velours vert ou rouge sombre. Des murs de livres. Vieux. Anciens. Très anciens. Les livres étaient tous reliés, on sentait l’odeur de ce vieux papier, mêlée à celle du bois ciré, un mélange doux, sans aggressivité. Les reliures qu’on pouvait apercevoir, étaient en carton, en peau, en cuir, en tissus. Certaines portaient des inscriptions dorées visiblement faites à la main. Cela devait dater de l’apoque où le livre était encore un artisanat et non une industrie.

    #146536
    MMusardeur
    Participant


      28.




    Au centre d’un très grand tapis composé de carreaux blancs et noirs, trônait une splendide table rectangulaire, allongée, légèrement arrondie sur tous les bords. Le plateau était épais, incroyablement épais, au moins dix centimètres. Pépin ne doutait pas une seconde. Les moments de son enfance, passé auprès de son père, ancien charpentier de marine, à travailler le bois, lui avait appris à percevoir intuitivement la matière végétale la plus brute, la plus serrée à la suite d’un long séchage naturel, en plein air.
    – Du chêne.. du chêne massif ! pensa-t-il ébahi.
    – Alors ? cela vous convient-il ? fit Fabiche engageante avec un sourire au coin des lèvres et le cil frémissant. Elle avait retiré ses lunettes.
    – Oui, c’est.. c’est somptueux, parvint-il à articuler.

    Cornélius était affalé au milieu de la table, et le comtemplait, l’air lointain, comme s’il regardait un objet d’art, comme l’œil du lion regardant sa proie alors qu’il n’a pas faim. Le professeur Trognon sentir un frisson lui parcourir le dos et sursauta. Décidément ce chat le mettait mal à l’aise.
    – pardon ? fit-il.
    – Je disais : pour quand voulez-vous la réunion ? insista Fabiche en s’aprochant de lui. Il sentit à nouveau le parfum, l’envelopper doucement.
    – Heu, vendredi soir ?
    – Ah, c’est que le lendemain je travaille.., dit-elle avec un air de reproche.
    – Ah, je .. pardon.. comment faire..
    – Et le samedi soir ? , elle inclinait la tête, avec un sourire radieux.
    – Ah ben, oui, bonne idée, exactement, le samedi soir.. c’est évident pour les utres aussi.

    Il la remercia chaleureument. Elle s’amusait de son trouble. Il lui dit au revoir de mille manières. Quand il fut parti, elle se tourna vers Cornelius, et lui fit d’un air enchanté :
    – il est vraiment trop charmant ce jeune homme !

    #146537
    MMusardeur
    Participant

      29.




    La réunion devait rester secrète, aussi Pépin envoya des messages textes par téléphone mobile et non par internet à ses correspondants. Comme Valentin ne semblait pas approuver son idée, il décida de ne pas le solliciter. Nico Latekno fut le premier à répondre. Il était « ok ! ». Toujours pressé, mais précis, il avait la ponctuation parfaite. Ce court message avait fait sourire le professeur. Ah, il le reconnaissait bien là, ce Nico, toujours partant pour un truc sans savoir vraiment où cela menait. Voilà bien un aventurier comme on en fait plus. Ingénieux, des gadjets o l’utilité inattendue dans les poches. C’était vraimment un ami précieux.
    Un jour plus tard, ce fut Lorelei qui répondit :
    – ça tombe bien, j’ai repos ce week-end, c’est chouette de se retrouver en vrai !

    En effet, c’était une bonne occasion de faire connaissance ! pensa-t-il. Il connaissait le goût de cette hôtesse de l’air pour les romans policiers. Elle devait donc avoir des capacités de déductions logiques et une connaissance de la psychologie humaine développée, non seulement par ses lectures, mais aussi par ses pratiques professionnelles. Et puis, bon, autant se l’avouer, le côté planant de son métier, le faisait fantasmer un peu aussi. Bon. Il rit tout seul, se traita d’idiot. De toute façon, elle lisait bien, cela au moins c’était sur !

    Armelle fut la plus longue à répondre. Le message arriva le vendredi soir, la veille de la date prévue. Pépin eut un soupir de soulagement. Le message était court lui aussi : « ok j’arrive ». il l’aimait. Il ne savait pas vraiment pourquoi. Peut-être son langage carré, direct. Elle émanait la puissance de la terre, armée de certitudes. Un mélange de foi et de rocs formaient une âme résistante aux doutes et aux événements. Sur ce qu’il savait d’elle, dans ce qu’elle lisait, dans ce qu’elle écrivait, on retrouvait de cette Bretagne traditionnelle, rustique et maritime, attachée aux réalités.
    Soulagé, il reprit ses études et ses travaux sur la chimie de la pomme.

    #146538
    MMusardeur
    Participant


      30.




    Les produits du terroir normand ne le fascinaient pas vraiment. Mais il se souvenait que le Docteur Typhon prétendait tout faire avec les pommes. Il rechercha donc le plus de documents possibles que son arrière-grand-père avait laissé sur la pomme et ses nombreux dérivés chimiques. Par exemple, la pomme crue avait des propriétés désaltérantes, alors que, cuite, elle attisait la soif. Il lui trouvait aussi de pouvoir de jouvence, à condition de la manger sur l’arbre. Ce qui fit rire Pépin, qui imaginait son aïeul croquant la pomme à cheval sur l’arbre. Quand au cidre, il considérait son pouvoir reconstituant indéniable. Les bulles permettaient aux travailleurs de force, d’évoluer avec moins de peine. Quand à l’alcool de pomme, il avait carrément des vertus curatives antimicrobiennes si perfomantes, que, son seulement on pouvait traiter les rhino-pharingites, les rhumes, les grippes avec du calvados, pincipalement dans la compote de pomme, mais aussi la tubercule, les pleurésies, les bronchites et de nombreuses affections respiratoires avec des inhalations de vapeur d’alcool de pomme contenue dans des barriques de chêne.
    Pépin avait un sourire ingénu devant ces « remèdes de bonne femme », que prolongéait une certaine tendresse pour cet ancêtre ayant travaillé de longues heures sur un sujet, un peu suranné de nos jours.
    – Encore que, pensa-t-il. C’est vrai que la pomme est recommandé contre l’hypercholestérhémie et qu’elle a un pouvoir anti-oxydant. Quelque part, c’est bien le fruit de la jouvence ! et pour le calva, son utilisation pour chouter le malade, et provoquer une hyperthermie passagère aide le corps à lutter quelque temps contre l’aggression microbienne. C’est juste un petit coup de pouce à la réaction de défense de l’organisme contre les germes pathogènes. Après tout, ça peut se défendre, mais bon, faudrait pas en abuser non plus !

    Il trouva un cahier de brouillon, qui comportait de nombreux schémas crayonnés représentant des tuyaux bizarres avec quantités de récipients, de plus en plus gros. Cela finissait par constituer des circuits étranges avec des calculs chimiques en marge et des cotes définissants la longueurs des tubes et les dimensions des boules, dans lesquelles étaitent indiquées les volumes. Pépin était redevenux très sérieux. Il y avait trop de détails pour être une simple élucubration, une fantaisie imaginaire, comme cela lui arrivait souvent à lui aussi. Non, c’était trop précis, trop minutieux, chaque schéma était une évolution du précedent, parfois une amélioration, mais dans quel sens, parfois un changement de direction. Le cahier semblait fonctionner comme un arbre, avec des brindilles mortes et d’autres qui se développaient un peu plus. Il était stupéfait. Cela devait représenter des années de travail. Un truc a givrer complétement une bande de mathématicien de haut vol.

    Il avait pris une calculette, mais il la rangéea aussitôt se traitant d’imbécile. Il ouvrit la liaison de son ordinateur vers les gros calculateurs de l’université. Il travailla tard, très tard. Le temps n’existait plus. A chaque nouvelle formule qu’il tapait sur le clavier, répondaient des milliers de lignes de code. Hallucinant. Quand le défilement s’arrêtait, il restait bouche bée quelques secondes, avant de réaliser, qu’il fallait entrer la formule suivante. Et les calculateurs répondaient encore, sans hésiter. Cela paraissait presque trop facile. Incroyable. A chque nouvelle, formule, aucune manifestation d’erreur. C’était rarissime de faire autant d’aligner autant de suites de calcul, sans qu’une formule ne contredise l’une d’elle.
    Quand enfin, la dernière formule fut envoyée, elle resta.. sans réponse ! le professeur Trognon était épuisé. Il attendit. Il s’endormit, alors que le ciel s’éclaircissait au-dessus de la ville.

    #146544
    MMusardeur
    Participant
  • Sixième épisode




  • ENTRE CHAT ET CHIEN






      31.




    Le téléphone mobile restait étaient, silencieux, sourd et muet. Il fallait le recharger. Armelle maudit pêle-mêle la batterie, le progrès et les voleurs des compagnies de télécommunication, qui vendent fort cher du matériel souvent peu efficace. Elle chercha le chargeur, puis relia l’appareil à une prise téléphonique. L’appareil bipa après quelques secondes, et enfin un voyant commença à clignoter.
    Dehors, il bruinait. Elle enfila ses bottes en plastique, ce qui fit bondir de joie le berger allemand. Il lui léchait les mains, courait jusqu’à la porte, reveenait vers elle, repassait sa tête dans ses mains, et refonçait vers la porte. Il semblait dire :
    – vite, vite.. voyons !
    Elle prit un vieux pardessus râpé, toute joyeuse. Le bonheur d’Obélix était contagieux. Sa joie simple plus communicative et plus convaincante qu’une bonne blague. Malgré la petite pluie fine n’était pas froide, et tout brillait dans le paysage sans soleil. L’herbe verdissait brillante, le chemin brunissait. Le mouillé collait la poussière au sol dans des tons ocre jaune et rougeâtre. Il contournait doucement le petit bois, où les fougères buvaient avidement l’eau qui gouttait de leur longues feuilles colorées de ce vert puissant qui donne envie de s’arrêter et de baigner le regard pour l’y reposer.

    Armelle marchait sans se presser, mais sans ralentir. Marcher ainsi, faisait du bien. L’air lui donnait des forces, qu’elle ressentait inépuisables. A tort, bien sur, mais qu’importe.. seule comptait l’impression présente. Obélix pénétrait prudemment dans les fourrés, la truffe en avant le cou tendu, les pattes avant légèrement fléchies. Tout était prêt à un repli rapide en cas de surprise, ou de découverte inattendue. Puis, ne trouvant rien, ou craignant d’être distancé par sa maîtresse. Il se reculait prestement, sautait le fossé et la doublait ventre à terre. Elle lui lança, moqueuse :
    – alors, tu cherches ton copain ?

    Elle pensait au gros crapaud doré, qu’Obélix débusquait parfois. Les deux animaux donnaient l’impression de se vouer un respect mutuel, qu’elle trouvait étonnant. Elle n’avait jamais vu le chien, mordre le batracien, qui, de son côté, ne montrait aucune peur apparente, aucun désir de fuite, ni d’agressivité envers ce mammifère poilu et inquisiteur. En outre, son territoire de chasse devait être étendu, car elle le ne voyait pas souvent au même endroit.

#146545
MMusardeur
Participant


    32.




En cheminant ainsi, ils finirent )ar arriver à proximité du dolmen. Vu le temps qu’il faisait, elle ne risquait pas d’avoir de vision. Elle sourit. Les moments magiques sont rares, sinon ils ne seraient plus magiques. Elle continua sur la route, quand des aboiements la firent se retourner. Obélix courait vers le monument, la queue en panache avec cette voix qu’ont les chiens pour avertir que quelqu’un de connu arrive dans les parages.
– Roh ! Obéliix, viens, il n’y a rien à voir, aujourd’hui.., lui jeta-t-elle agaçée.

Mais le chien n’écoutait plus, il avait gravi la butte et disparut. Elle entendait juste un aboiement isolé, de temps à autre qui signalait sa présence. Elle appela. En vain. Elle dut se résoudre à grimper à son tour.

– c’est moins rigolo quand on est derrière à suivre, que quand on est devant à aller où on veut ! , se dit-elle en plein effort de grimpette.

Arrivée près du dolmen, elle resta plantée à reprendre son souffle, cherchant du regard le cabot. Il était là à quelques mètres, de l’autre côté du dolmen, le nez en l’air, à regarder quelque chose qu’elle ne voyait pas.

– enfin, Obélix, qu’est ce qu’il y a ?

Le chien ne broncha pas, ne bougea pas et continait à regarder fixement, malgré la bruine qui descendait toujours. La pierre grise brillait doucement, ce qui la détachait du gris terne du ciel bas. Ca le rendait plus haut que les nuages !
Se sentant moins lasse, Armelle contourna le roc, pour venir près du chien. Enfin, levant les yeux, elle vit.. ahurie, sur la pierre plate, ce qui hypnotisait Obélix.

#146546
MMusardeur
Participant


    33.



Un chat ! ça alors, tu parles d’une découverte ! tu me fais monter jusqu’ici pour voir un chat ! tu exagères là, Obélix.

Elle fit mine de partir mais le chien ne la regarda même pas. Il regardait le chat. Roux, zébré de blanc par endroit, un poil mi-long qu’on devinait soyeux, il était en train de faire sa toilette juché sur le dolmen et sous la pluie. Armelle l’observa. Le matou avait interropu sa toilette pour la fixer, comme dans l’attente d’une décision. Assis, la tête baissée, il regardait dans sa direction, la patte droite en l’air, les oreilles légèrement inclinées en dehors sur les côtés. Puis, ayant décrété, qu’il n’y avait ni danger, ni urgence, il se remit à se lécher du garrot vers le thorax, sans doute à l’endroit même, où l’arrivée d’Armelle l’avait dérangé.
Elle était abasourdie par le calme du félin, et admirative devant sa beauté. Il avait l’air d’un fauve que rien n’intimidait, et qui trônait sur un royaume. Elle avait un peu l’impression d’être de trop. Mais que faisait-il ici ? l’endroit n’était guère propice à la chasse, à part quelques mouettes rieuses qui passaient parfois, les environs du dolman, ne pouvaient rien abriter de consistant pour un chat. Et celui-ci ne semblait pas famélique ! il passait la paétte par dessus l’oreille avec énergie, comme si la salive imperméabilisait ses poils. Simple, précis, il finit tranquillement sa toilette, sans s’émouvoir ni du temps qu’il faisait, ni du public qui l’observait.
– dis Obelix, t’as pas l’impression qu’on a l’air un peu malade, à regarder un chat sous la pluie ? fit-elle le visage mouillé.

Mais le matou s’était levé et avait disparu derrière, et le chien s’était précipité. Elle courut à son tour, juste le temps d’apercevoir la queue du berger allemand passer entre deux pierres sous la table du dolmen. Elle s’approcha prudente, puis entra. La visibilité était faible.
– au moins, on est à l’abri.

Le sol faisait une pente douce. Les deux animaux s’étaient éclipsés. Ca dexcendait doucement. Elle avaiçait. On ne voyait plus rien. Elle se souvenait de la vision de l’autre jour. Elle avait cru voir un tunnel de lumière jaune orangé qui faisait des ondulations. Le rayon de soleil avait du illuminer l’intérieur d’un trou ou d’un boyau. Mais en avançant, elle trouva que cela prenait l’allure d’un tunnel.


#146547
MMusardeur
Participant


    34.




Elle appela Obélix. Le son s’étendit faiblement. Etrangement, il n’y avait pas de résonance. Le passage restait silencieux, et pas vraiment obscur. C’était très curieux. Il n’y avait pourtant pas d’éclairage, ni naturel, ni artificiel. Au bout d’un moment, au loin, elle aperçut un peu de lumière. Elle marchait sans avoir besoin de se baisser, se demandant où se terminerait le conduit souterrain. L’excitation la gagnait. Elle se sentait aventurière provisoire d’un moment qui trouverait sans doute bientôt son explication rationnelle et logique. Elle profita donc de ces minutes émotionnelles et farfelues qui offraient le parfum grisant de l’inconnu.
La lumière augmentait, laissant devinant une issue proche. Armelle distingua des formes, vit Obélix assit, semblant l’attendre et le chat un peu plus oin, couché près de ce qui devait être une sortie. Les deux animaux affichaient un calme olympien. Le contraire aurait sans doute affolé notre héroïne, qui, du coup, aurait panique devant l’inconscience d’une telle promenade. Lorsqu’elle arriva à la hauteur du chien, le chat se leva et disparut dans la lumière. Obélix le suivit et Armelle s’engagea. Elle cligna des yeux, sentit l’odeur de la végétation et entendit des bruits citadins. Il lui fallut s’accrocher avec les mains pour sortir du trou, se trouva environnée de buissons et de fourrés. Derrière elle, se tenait un haut mur blanc. Passant sous deux buissons, elle parvint à temps pour voir Obélix sauter par dessus une grille. Elle longea celle-ci, et ne trouvant pas de porte, prit appui sur le muret, pour escalader à son tour cette barrière pas trop haute heureusement. Elle se frotta les mains, en soufflant un peu.
Elle observa les environs. C’était un petit square plein d’ombres que protègeaient des ormes et des platanes. L’endroit clôturé qu’elle venait de quitter, était en fait un monument aux morts honorant les poilus de la Grande Guerre. L’entrée du souterrain était derrière le grand mur qui étalaient en lettres dorées, le nom des braves tombés au champ d’honneur pour la France. On y voyait le nom de la ville.
Armelle eut un coup au cœur.

#146548
MMusardeur
Participant

    35.




Elle ne connaissait pas cette ville. C’était impossible, elle n’avait pas parcouru tout ce chemin à pied. C’était une erreur. L’insciption sur le monument était surment incomplète. Elle sentit dans sa main, le museau d’Obélix, qui cherchait à l’entraîner. Elle le suivit un peu hébétée. Il sortirent du square. Elle aperçut alors le chat qui traversait tranquillement la place puis la rue à l’ahtre bout, passant au milieu des voitures avec un aplomb que seule l’expérience ou l’inconscience peuvent donner. Le maton entra dans une boutique. En s’approchant un peu Armelle put lire :

« La Ruche Aux Mots »

– Bon, ben on est bien avancé maintenant.. elle regarda son chien.

Il s’était assis tranquille. Il la regardait de ses yeux noisette, les oreilles bien dressées, la gueule entrouverte, la langue bougeant dans un peit aller-retour significatif, et l’air franchement satisfait de lui, quêtant un signe de remerciement ou de récompense.

– t’as chaud, maintenant ! t’as l’air malin, tiens.. et maintenant, on fait quoi, hein..

Il se mit à gambader autour d’elle, puis alla marquer son nouveau territoire, au pied d’un panneau d’affichage, où Armelle lut une nouvelle fois, le nom de la ville. Elle frémit. Impossible. C’était un cauchemar. Il fait se réveiller. Il fallait retourner à Brocéliande. Elle se mit à reculer vers le peit parc. Il y avait personne. Heureusement, il était trop tôt pour que des gens viennent se promener ici. Elle tenait Obélix par la peau du cou pour qu’il ne reparte pas. Quand ils furent près de la grille protégeant l’arrière du monument. Elle parvient à se hisser. Vraiment pas pratique ces bottes pour ces exercices-là. Obélix n’eut qu’un bond à faire. Elle retrouva l’entrée..

#146549
MMusardeur
Participant

    36.




Quand ils furent à la maison, il fallut manger. Visiblement, le chien-loup avait, comme Armelle, une faim de loup ! ensuite l’aventurière s’affala dans son fauteuil. Elle était épuisée, mais encore énervée par sa découverte. En quelques minutes d’un souterrain, elle pouvait aller dans un autre lieu lointain de la bretagne. C’était prodigieux. Elle essayait de se convaincre qu’elle avait rêvé, qu’elle délirait. Elle n’y parvenait pas. Et puis le chien lui. Et ce chat ? n’importe quoi.. la fièvre surement.
– j’ai dû attraper du mal, en allant là-bas sous la pluie.. c’est idiot. J’ai jamais déliré comme cela.

Soudain elle remarqua son téléphone mobile. Il ne clignatait plus. Il était chargé. Elle pourrait appeler le docteur. Prendre un rendez-vous. Oui c’est cela, prendre un rendez-vous. Ça c’est du réel, du solide. Reprendre contact avec la réalité. Elle alluma le mobile, fit son code. Il s’éclaira et mis le message qui attendait toujours d’être lu sur l’écran.

– ah lui, c’est vrai, le SOS !

elle lut alors, le nom de la villle suivi de « La Ruche Aux Mots » et suivi d’une phrase :
« peux-tu venir ? »
signé : le Professeur Trognon ».

Elle regardait sans comprendre, les yeux écarquillés. Le message brillait doucement. Il n’avait pas l’air bien méchant, pourtant.

Le lendemain, elle refit le trajet. Et revint. Puis répondit au message.

#142108
Augustin BrunaultAugustin Brunault
Maître des clés
#146878
Ar MenAr Men
Participant

Mais je suis la Reine des Nouilles! Je n’avais pas suivi…..et grâce à Fabienne je découvre que notre Musardeur est un véritable écrivain!
Alors là! Chapeau!
Tu es formidable Hervé! Incroyable! Et je ne dis pas ça, parce que l’une de tes héroïnes me rappelle quelqu’un…rires!
J’adore ta manière d’écrire, la richesse de ton vocabulaire, tes tournures de phrases……et je m’arrête,parce qu’il ne faudrait pas que tu sois obligé de faire faire des chaussures sur mesure pour chevilles trop enflées! Mdrrrrrrr!
Bon, ben j’attends la suite…..parce que suite il y a, hein? hein?

#146880
Ar MenAr Men
Participant

Ce qu’il faut savoir, c’est que depuis quelques temps, Armelle, dont l’esprit parcourait sans cesse l’espace autour d’elle, cherchant dans les méandres cosmiques, le sens de la vie, Armelle donc, avait la sensation qu’une forme blanche, éthérée, comme un fin brouillard à forme humaine, l’accompagnait.
– Un fantôme ? de demandait-elle.
Non, un esprit se manifesterait de manière plus évidente. Il déplacerait des objets, ferait comprendre la raison de sa présence.
Il s’agissait d’autre chose. D’autant qu’elle ne parvenait plus à savoir si elle agissait en étant épiée ou si au contraire cet être immatériel guidait ses actes, sa destinée.
– On parle souvent du Grand Livre de la Vie, se disait-elle. Suis-je réelle ? Peut-être ne suis-je qu’un personnage dans une histoire ? Dans ce cas, pourvu que l’auteur me prête longue vie ! J’ai encore tant à faire, à donner !

Euh! bon d’accord, je viens d’y aller de mon délire moi aussi! Mais ce n’est pas une raison pour te prendre pour Dieu, hein?
Quoi que……ce n’est peut-être pas pour rien que dans certaines religions ont interdise la création!
Cela me rappelle un des livres sur les fourmis de Werber, dans lequel les personnages du jeu vidéo sont “vivants”.
Ah! Que j’adore ces questions existencielles!
N’empêche que j’attends toujours la suite!

#146882
Ar MenAr Men
Participant

Coucou Hervé!
J’ignore si tu as déjà la suite en tête, et je ne sais pas où tu vas parvenir, mais si cela peut te motiver, voilà ma part:

Sur la face cachée de la lune.
Pendant ce temps, ailleurs, dans un coin reculé, loin, bien loin, sur la face cachée de la lune, en réalité sous la surface de la lune, une ombre se tenait, assise sur un trône sculpté d’étranges runes et de visages aux faciès grimaçants. Il était au centre d’une vaste salle au plafond semblable à une voûte étoilée, soutenu par d’immenses colonnes de porphyre qui luisaient à la lueur de torches encastrées dans des anneaux de fer dans les murs qui n’étaient que rochers.
L’ombre se leva, laissant deviner des contours qui attestaient de la matérialité de l’être qui portait une bure de moine sombre et dont le capuchon lui recouvrait la tête, dissimulant son visage.
Il s’approcha d’une vasque d’onyx, sise à quelques pas de son royal siège. Il se pencha, étendit les mains, une vapeur rougeâtre jaillit à cet instant et se dissipa lentement, absorbée par la noirceur de l’atmosphère de la salle.
Dans la vasque restait une eau brunâtre qui tournoyait lentement et finit par prendre de la vitesse, jusqu’à ce que la boue qui la troublait soit rejetée sur les bords.
L’eau désormais lisse comme un miroir laissait voir une petite femme, de petites lunettes demi-lunes posées sur son nez fin, qui lisait studieusement un livre.
Au bout de quelques instants, elle lut à haute voix. Les mots s’écoulaient de sa bouche comme autant de notes de cristal chantant.
– Huuuuuuuu ! parle petite Abeille ! Chante ta chanson de mots ! bientôt ! Très bientôt ! Ta voix sera à moi, la tienne et celle de tous les autres ! Gnark, gnark, gnark !
C’était d’une voix sinistre et aigrelette que l’ombre venait de parler.

#146926
MMusardeur
Participant

….
ben.. je suis… sans voix !
.. le grand Aphone m’a frappé en me baptisant de sa flotte boueuse !
Armelle qui à des hallucinations..
Une chose dont on connait les intentions, mais ni le lieu, ni le moment, ni le mobile, ni l’arme et juste le corps vocal à soumettre à la médecine légale !!!

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