Livres audio gratuits pour "montaigne" :


AHIKAR – L’Ibis sacré, ou Les Frontières de l’âme

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 7min | Genre : Nouvelles


Ibis sacre

Je vous propose un cours texte inspiré d’une pensée de Montaigne : « J’ai l’esprit tendre et facile à prendre l’essor ; quand il est empêché à part soi, le moindre bourdonnement de mouche l’assassine. » (Essais, III, 13.)

Je vous laisse découvrir le cheminement qui m’a conduit jusqu’à l’ibis sacré, l’oiseau du dieu Thot, l’inventeur de l’écriture et patron des scribes.

Alain me pardonnera certainement de ne pas faire ici l’Éloge de la mouche ! 😉

Bonne écoute ! 😊

Illustration : Photographie personnelle.

L’Ibis sacré.

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BRUNSCHVICG, Léon – Descartes et Pascal lecteurs de Montaigne

Donneuse de voix : Saperlipopette | Durée : 4h 38min | Genre : Philosophie


Montaigne

« Chaque fois qu’il nous est arrivé de reprendre contact avec les Essais de Montaigne, nous inclinions à nous expliquer la profonde amertume de leur accent, dissimulée sous une affectation de nonchalance, par les malheurs d’une époque qui était dans notre souvenir la plus sinistre de l’histoire du pays. Les événements dont la France est aujourd’hui la victime devaient naturellement nous amener à chercher dans la compagnie de Montaigne refuge et amitié.
En interrogeant ainsi les Essais, en prolongeant notre méditation désolée, nous avons vu surgir, avec le spectacle d’un redressement brusque et total, un motif puissant d’espoir et de confiance. La fortune a donné à Montaigne les lecteurs les plus assidus et les plus fervents qu’auteur ait pu souhaiter : René Descartes et Blaise Pascal. »

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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POE, Edgar Allan – Marginalia (Deuxième Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 33min | Genre : Philosophie


John A. McDougall - Edgar Allan Poe

Cette deuxième sélection de Marginalia (section des Contes grotesques) d’Edgar Allan Poë, est une nouvelle application de ce principe : «« Ce que je mets sur le papier, dit Bernardin St Pierre, je le remets de ma mémoire, et par conséquent je l’oublie. » Remarque parfaitement juste. Pour se débarrasser d’un souvenir, il n’y a qu’à le fixer par écrit. »

Petits essais, courtes réflexions, aphorismes, jugements parfois sarcastiques, large pot pourri aux intérêts divers, se succèdent…

Préférez vous :
« Dites à un coquin trois ou quatre fois par jour qu’il est la fleur de la probité, et vous en ferez tout au moins le modèle du bourgeois respectable. D’autre part, accusez obstinément un honnête homme d’être une canaille, et vous lui inspirerez l’ambition perverse de vous prouver que vous n’êtes pas tout à fait dans l’erreur. » (Note 60)

ou:
« Après avoir lu tout ce qui a été écrit sur l’âme et sur Dieu, après avoir pensé là-dessus tout ce qui peut être pensé, l’homme qui peut dire qu’il réfléchit encore, se trouvera face à face avec cette conclusion, que sur ces matières, l’aphorisme le plus profond, est celui qui peut le moins être distingué du sentiment le plus superficiel. » (Note 34)

ou l’intéressant point de vue qui commence ainsi :
« Un Français, – il est possible que ce soit Montaigne, – a dit : « On parle de penser ; mais pour moi je ne pense jamais, si ce n’est quand je m’assieds pour écrire. » C’est ce fait de ne penser que quand on s’assied pour écrire qui est cause du grand nombre d’ouvrages médiocres qui nous accable. » (Note 27) ?

Les 108 notes sont accessibles par la version texte.

Traduction : Émile Hennequin (1858-1888).

Illustration : John A. McDougall, portrait d’Edgar Allan Poe (1846).

Marginalia (Deuxième Sélection).

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ÉRASME – L’Amant et la maîtresse

Donneuse de voix : Christine Sétrin & René Depasse | Durée : 31min | Genre : Théâtre


Pieter de Hooch - Jeune Femme recevant une lettre

« Pamphile.- Salut, cruelle ; salut, cœur de bronze, salut, âme de diamant.

Marie.- Je vous salue, Pamphile, autant de fois que vous voudrez et sous tous les noms qu’il vous plaira. Mais vous semblez avoir oublié le mien : je me nomme Marie.

Pamphile.- C’est Martie qu’il aurait fallu vous appeler.

Marie.- Pourquoi cela ? je vous prie. Qu’ai-je de commun avec Mars.

Pamphile.- Parce que ce dieu se fait un jeu de tuer les hommes, et qu’il en est de même de vous ; seulement, plus cruelle que Mars, vous n’épargnez pas même votre amant.

Marie.- Ciel ! où est la champ de carnage des gens que j’ai massacrés ? où est le sang que j’ai répandu ?

Pamphile.- Si vous voulez voir un vrai cadavre, vous n’avez qu’à me regarder.

Marie.- Qu’entends-je ? un mort qui parle et qui marche ! Puissé-je ne rencontrer jamais de spectres plus redoutables !

Tel est le ton du Colloque L’Amant et la maîtresse, scène de dépit amoureux suivi de raccommodement écrite avec humour par Érasme (1467-1536) au temps de Montaigne…, plus de deux siècles avant Marivaux.

Comme L’Amitié et La Jeune Fille ennemie du mariage, ce dialogue léger était, parait-il, destiné à apprendre aux chrétiens à vivre selon les seules exigences de l’Évangile.

Traduction : Victor Develay (1828-1892).

Illustration : Pieter de Hooch, Jeune Femme recevant une lettre (1670).

L’Amant et la maîtresse.

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PLUTARQUE – De la tranquillité de l’âme, et autres traités

Donneur de voix : Cyprien | Durée : 1h 50min | Genre : Philosophie


Oreste et Pylade

Penseur majeur de la Rome antique, Plutarque (né vers 46 et mort vers 125 ap. JC) est principalement connu pour ses Vies parallèles. Il est aussi l’auteur de 230 traités sur des sujets éclectiques, dont 77 seulement nous sont parvenus, rassemblés après sa mort sous le titre Œuvres morales. En sont tirés les 4 traités présentés ici dans la traduction de Dominique Ricard (1741-1803) : De la tranquillité de l’âme, Sur le grand nombre d’amis, Sur l’utilité qu’on peut retirer de ses ennemis, S’il est vrai qu’il faille mener une vie cachée.

Plutarque eut une influence déterminante sur les philosophes humanistes de la Renaissance, tout particulièrement Montaigne, qui empruntera également aux moralistes antiques cette manière caractéristique de tisser le texte de nombreuses citations poétiques tirées d’Homère, Euripide ou Pindare (ici traduites en alexandrins), de sentences morales, et d’anecdotes tirées de la vie des grands hommes.

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : De la tranquillité de l’âme.

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BOCCACE, Jean – Le Père cruel

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Nouvelles


Le Père cruel

Le Père cruel, trente deuxième nouvelle (IV, 1) publiée du Décaméron contient deux tirades, étonnantes par leur style et leur virulence, d’une jeune femme, Sigismonde, sur la condition et les revendications féminines… écrites en toscan par Boccace en 1350, c’est-à-dire il y a 650 ans, deux cents ans avant la naissance de Montaigne !!!

« Comme vous n’êtes ni de fer ni de marbre, vous deviez songer que votre fille n’en était pas non plus ; vous deviez, quoique dans l’âge avancé, vous rappeler combien fortes et puissantes sont les passions de la jeunesse. Si vous avez passé vos premières années dans le dur métier des armes, il vous était encore plus aisé de sentir les inconvénients et les suites de la mollesse et de l’oisiveté, dans les hommes de tous les âges, et surtout dans les jeunes gens. Je suis sensible, je suis à la fleur de mon âge, et à ce double égard sujette à des besoins que le mariage a tellement irrités, que je n’ai pu m’empêcher de les satisfaire. Ce sont ces besoins sans doute qui ont allumé dans mon cœur les feux de l’amour. Mais qu’y a-t-il là de surprenant dans une jeune femme ? »

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Le Père cruel dans l’édition du Décaméron de 1846, aux éditions Barbier.

Le Père cruel.

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ALEXIS, Paul – Nuit de printemps

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 12min | Genre : Nouvelles


L'Allée des Veuves

Bien entendu, les Souvenirs sur Flaubert (Version 1, Version 2) de Paul Alexis ont plus de valeur littéraire que cette querelle spectaculaire entre deux femmes prises de boisson, mais le lieu est intéressant.

Nuit de printemps se déroule au cœur de la capitale : « Les Champs-Élysées, vraiment dignes de leur nom, semblaient un lieu de délices surnaturelles. Devant les cafés-concerts, qui n’avaient pas fait leur réouverture, des promeneurs attardés respiraient avec émotion les effluves du renouveau. Soudain, à l’entrée de « l’Allée des Veuves », un fiacre, contenant une femme seule, s’arrêta. »

Précision historique : cette « Allée des Veuves » ainsi appelée, depuis 1790, parce qu’on y rencontrait des femmes seules à la recherche d’une aventure galante en dehors de la ville, était un lieu mal éclairé et mal famé où l’on ne trouvait que quelques guinguettes louches à l’instar de celle qu’Eugène Sue y place dans Les Mystères de Paris (1838). C’est d’ailleurs au pied de l’un des ormes de l’allée des Veuves, situé devant la maison d’une certaine femme Brûlé, que furent enfouis les bijoux de la couronne dérobés à l’Hôtel du Garde-Meuble en septembre 1792. En 1850, l’avenue est rebaptisée avenue Montaigne.

Illustration : L’Allée des Veuves, au XVIIIème siècle.

Nuit de printemps.

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BOCCACE, Jean – Le Philosophe vindicatif

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 9min | Genre : Nouvelles


Le Philosophe vindicatif

Aucune de la trentaine de nouvelles, en général brèves, du Décaméron (1350) publiées sur le site n’avait atteint une telle dimension…

Le thème de la vengeance d’un philosophe cruel ridiculisé par la coquetterie d’une « méchante et jolie veuve » est le sujet d’une querelle entre deux adversaires aussi malins et riches en arguments l’un que l’autre pour justifier leur position.

Le Philosophe vindicatif (septième nouvelle de la journée VIII), écrit deux cents ans avant les Essais de Montaigne, ne l’oublions pas, figure parmi les premières créations de la littérature italienne en prose.

L’histoire se termine par cet avertissement :
« Madame Hélène ignorait sans doute de quoi sont capables les gens d’étude quand on les outrage. Ce sont des diables d’autant plus dangereux qu’ils sont plus instruits ; ainsi gardez-vous bien, mesdames, de jamais tromper un philosophe. »

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Le Philosophe vindicatif dans l’édition du Décaméron de 1846, aux éditions Barbier.

Le Philosophe vindicatif.

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