Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 10min | Genre : Philosophie

En août 2010, lors des premières atteintes sérieuses de sa maladie, notre amie Victoria discuta plusieurs fois avec moi du célèbre Essai de Montaigne Que philosopher c’est apprendre à mourir qu’elle aimait beaucoup. En ce triste 30 novembre 2011, jour de son inhumation, je dédie à sa mémoire cet enregistrement du premier livre des Tusculanes de Cicéron sur Le Mépris de la mort, très voisin (en 45 avant JC), par la pensée et le style, de Montaigne et que sa finesse littéraire aurait sûrement apprécié.
« Premièrement donc, voyons ce que c’est que la mort, qui paraît une chose si connue. II y en a qui pensent que c’est la séparation de l’âme avec le corps. D’autres, qu’il ne se fait point de séparation, mais que l’âme et le corps périssent en même temps, et que l’âme s’éteint dans le corps. Parmi ceux qui tiennent que l’âme se sépare, les uns croient qu’elle se dissipe incontinent : d’autres, qu’elle subsiste encore longtemps après : et d’autres, qu’elle subsiste toujours. »
« Mourir peut être un mal : mais être mort n’est rien. »
« La vérité, si nous voulons en convenir, est que la mort nous enlève, non pas des biens, mais des maux. »
«Regardons plutôt la mort comme un asile, comme un port qui nous attend.
Plût à Dieu que nous y fussions menés à pleines voiles ! Mais les vents auront beau nous retarder, il faudra nécessairement que nous arrivions, quoiqu’un peu plus tard. »
Traduction : Désiré Nisard (1806-1888).
..: Voir la page complète de ce livre audio :..