Livres audio gratuits publiés en avril 2013 :


MONTASSERE, Camélia – Baisant, seule

Donneur de voix : Vincent Planchon | Durée : 1h 27min | Genre : Contemporains


Auguste Renoir - Jeune fille lisant

« Une femme. Une femme traquée depuis l’enfance par « la bête ». Soumise à sa pulsion, violée par ses images. Une femme inadmissible, une exilée.

Ne raconte pas la jouissance. En vit la brûlure, l’angoisse, la transe. Désir volcan de la pensée.

Mais quand désespérée de voir le jeu sans fin, appelle dans l’obscur – qui, quoi ?

Une traversante. »

« J’aime cette écriture, nette et sans effets inutiles, loin du narcissisme. La force du thème traité, l’obsession, la mémoire, la jouissance, l’approche d’un secret qui a besoin de l’écriture pour se dire, l’absence de maniérisme donc de mensonge.
Un texte fort et vrai, assez difficile, qui doit être reçu comme il est, comme un coup. Il s’adresse à ceux qui le méritent. » (J.M.G. Le Clézio, Prix Nobel de littérature).

Avec la très aimable autorisation des Éditions Le Grand Souffle.

Baisant, seule.

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DIDEROT, Denis – Entretien d’un philosophe avec Madame la Maréchale de ***

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Contes


Denis Diderot - Entretien d'un philosophe avec la Madame la Maréchale de ***

L’Entretien d’un philosophe avec Madame la Maréchale de *** est une conversation portant sur la religion, entre la maréchale croyante et le philosophe athée. Ce dernier ne cherche pas à contraindre son interlocutrice à penser comme lui, mais veut seulement lui montrer qu’il est possible d’être bon en dehors d’une loi divine.
« Mais croyez-vous que les terribles ravages que la religion a causés dans les temps passés, et qu’elle causera dans les temps à venir, soient suffisamment compensés par ces guenilleux avantages-là ? Songez qu’elle a créé et qu’elle perpétue la plus violente antipathie entre les nations. Il n’y a pas un musulman qui n’imaginât faire une action agréable à Dieu et au saint Prophète, en exterminant tous les chrétiens, qui, de leur côté, ne sont guère plus tolérants. [...] Dans aucun siècle et chez aucune nation, les opinions religieuses n’ont servi de base aux mœurs nationales. Les dieux qu’adoraient ces vieux Grecs et ces vieux Romains, les plus honnêtes gens de la terre, étaient la canaille la plus dissolue : un Jupiter, à brûler tout vif ; une Vénus, à enfermer à l’Hôpital ; un Mercure, à mettre à Bicêtre.[...] La religion, qui a fait, qui fait et qui fera tant de méchants, vous a rendue meilleure encore ; vous faites bien de la garder. Il vous est doux d’imaginer à côté de vous, au-dessus de votre tête, un être grand et puissant, qui vous voit marcher sur la terre, et cette idée affermit vos pas. Continuez, madame, à jouir de ce garant auguste de vos pensées, de ce spectateur, de ce modèle sublime de vos actions. [...] Si l’on peut croire qu’on verra, quand on n’aura plus d’yeux ; qu’on entendra, quand on n’aura plus d’oreilles ; qu’on pensera, quand on n’aura plus de tête ; qu’on aimera, quand on n’aura plus de cœur ; qu’on sentira, quand on n’aura plus de sens ; qu’on existera, quand on ne sera nulle part ; qu’on sera quelque chose, sans étendue et sans lieu… »
On est loin du ton du Pari de Pascal… et il faut noter que le badinage atténue le rationalisme religieux et le matérialisme chers à Diderot et au siècle des Lumières.

Entretien d’un philosophe avec Madame la Maréchale de ***.

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COLLINS, Wilkie – La Femme en blanc

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 29h 22min | Genre : Romans


La Femme en blanc

La Femme en blanc, roman à sensation (« sensation novel ») ou à suspense, dont le succès ne s’est jamais démenti depuis sa parution en 1860, conte l’histoire très romantique d’un bel amour contrarié, qui tient à la fois du « thriller » – le mot n’avait pas encore été inventé – et de l’intrigue policière.

Walter Hartright, jeune professeur de dessin, tombe amoureux d’une de ses élèves, la jolie Laura Fairlie, hélas déjà promise par son père à Sir Percival Glyde, qu’elle déteste et qui l’épouse dans le seul but de lui extorquer sa fortune. Il y parviendra, du reste, avec l’aide de son ami italien, le Comte Fosco, et par le biais d’une sombre machination fondée sur la ressemblance physique étonnante entre deux jeunes femmes : Laura, la malheureuse épouse, et Anne Catherick, la mystérieuse « femme en blanc » rencontrée naguère en pleine nuit et sur une route déserte, par le héros, alors qu’elle venait de s’échapper d’un asile d’aliénés, où elle affirmait avoir été frauduleusement incarcérée. C’est la scène la plus célèbre du roman.
Après bien des épreuves et d’innombrables péripéties et rebondissements – parfois mortels -, les efforts conjugués de Walter Hartright et Marian Halcombe, maîtresse femme toute dévouée à sa demi-soeur Laura, auront-ils finalement raison de la scélératesse et de la turpitude des deux « méchants », Percival et Fosco ? C’est ce combat sans merci et longtemps indécis, qui fait l’objet de la troisième et dernière « époque » du roman.

On raconte que Gladstone (1809-1898), chef de file du parti libéral et quatre fois premier ministre, renonça inopinément à une soirée au théâtre prévue de longue date, afin de pouvoir achever la lecture du roman et connaître la fin de cette passionnante histoire !

Traduction : Paul-Émile Daurand-Forgues (1813-1883).

> Écouter un extrait : Préface.

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SAMAIN, Albert – Vingt Poèmes

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 34min | Genre : Poésie


Albert Samain

Vingt poèmes choisis au hasard, extraits de Au jardin de l’infante (1893) et de Le Chariot d’or (1900) à ajouter aux dix Soirs déjà publiés pour mieux connaître le poète Albert Samain.
Sensibilité délicate et élegante, poésie rêveuse et nostalgique, très représentative de l’atmosphère symboliste ; mais claire à la différence des « hermétiques », avec un remarquable pouvoir de suggestion.
« Je rêve de vers doux et d’intimes ramages,
De vers à frôler l’âme ainsi que des plumages,

De vers blonds où le sens fluide se délie
Comme sous l’eau la chevelure d’Ophélie,

De vers silencieux, et sans rythme et sans trame,
Où la rime sans bruit glisse comme une rame,

De vers d’une ancienne étoffe, exténuée,
Impalpable comme le son et la nuée,

De vers de soir d’automne ensorcelant les heures
Au rite féminin des syllabes mineures,

De vers de soirs d’amour énervés de verveine.
Où l’âme sente, exquise, une caresse à peine.

Et qui au long des nerfs baignés d’ondes câlines
Meurent à l’infini en pâmoisons félines. »

> Écouter un extrait : Chanson d’été.

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GARCHINE, Vsevolod – Une nuit

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Nouvelles


Vsevolod Garchine

Dans Une nuit, sa troisième nouvelle ici publiée, Vsevolod Garchine (1855-1888) – qui s’est suicidé à 33 ans – nous fait assister à la denière nuit de son héros Alexis Petrovitch « pâle jeune homme » qui a décidé de se tuer.
« Il s’imagina repasser sa vie tout entière ; il vit une foule de vilains et sombres tableaux dont il était lui-même le héros ; il se rappela toutes les fanges de sa vie ; il chercha dans son âme sans y trouver un seul coin pur et limpide, et se persuada que son âme ne contenait plus rien que de la boue.
- Non seulement je n’y trouve plus que de la boue, ajouta-t-il ; mais jamais elle n’a contenu autre chose ! »

« Il entendit le son de sa voix ; car à présent il pensait tout haut. Et ce qu’il disait lui parut hideux,
- Encore !… Tu meurs, tu te tues, et tu ne peux pas même faire cela sans phrases ! À propos de quoi, devant qui poses-tu ? Devant toi-même. Allons, assez, assez, assez !… répétait-il d’une voix éteinte et brisée en essayant d’ouvrir de ses mains tremblantes l’obturateur du revolver, qui résistait et qui céda enfin. »

Traduction : Émile Durand-Gréville (1838-1914).

Une nuit.

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GOBINEAU, Joseph Arthur (de) – Histoire de Gambèr-Aly

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 5min | Genre : Nouvelles


Histoire de Gambèr-Aly, illustré par Maurice de Becque

Il est conseillé de se reporter au billet présentant La Danseuse de Shamakha pour connaître les intentions de Gobineau écrivant ses six Nouvelles asiatiques (1876) dont cinq sont maintenant publiées.

Le conte persan Histoire de Gambèr-Aly raconte les multiples aventures, dans un pays où règnent les petites combines et la corruption, du fils d’un père, artisan peintre pauvre et prétentieux, et d’une mère prudente, admirative et autoritaire :
« Je m’étais précautionnée, dit-elle, d’un astrologue excellent ; je lui ai donné deux sahabs crans (trois francs). Il m’a bien promis que Gambèr-Aly, s’il plaît à Dieu, deviendrait premier ministre ! Il le deviendra, j’en suis certaine, car aussitôt j’ai cousu à son cou un petit sac contenant des grains bleus pour lui porter bonheur, et des grains rouges pour lui donner du courage, je lui ai mis aux deux bras des boîtes à talismans où sont renfermés des versets du livre de Dieu, qui le préserveront de tous malheurs, inshallah ! inshallah ! inshallah !
- Inshallah ! avait répondu Mirza-Hassan (le père) d’une voix profonde et avec docilité.
Et voilà comme Gambèr-Aly fut lancé dans l’existence. »
Le conte nous dira si ce fils « deviendra premier ministre » ou non.

> Écouter un extrait : 01.

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GOGOL, Nicolas – Viï

Donneuse de voix : Pomme | Durée : 1h 53min | Genre : Nouvelles


Nicolas Gogol - Viï

« Viï est une création colossale de l’imagination populaire. On appelle ainsi chez les Petits-Russiens le chef des gnomes, dont les paupières pendent jusqu’à terre. Toute cette nouvelle est une tradition populaire. Je n’ai rien voulu y changer et je la rapporte presque dans la simplicité même où je l’ai entendue raconter. » (Note de Gogol.)

Trois gaillards, étudiants en théologie, philosophie et rhétorique, quittent le séminaire de Kiev, à la fin de l’année scolaire. Perdus dans la plaine ukrainienne, ils trouvent refuge dans la maison d’une vieille femme.

Traduction : Henri Mongault (1888-1941).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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MALLARME, Stéphane – Verlaine – Arthur Rimbaud

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Essais


Henri Fantin-Latour - Le Coin de table (détail) : Paul Verlaine et Arthur Rimbaud

Divagations (1897) comporte la section Quelques Médaillons et portraits en pied où avec Manet, Théodore de Banville, Villiers de l’Isle Adam… voisinent Verlaine et Arthur Rimbaud.

Ces deux « in memoriam » sont écrits par la plume d’un Stéphane Mallarmé dont la prose, aussi ,parfois peut dérouter.

« Paul Verlaine, son génie enfui au temps futur, reste héros.
La Mort, cependant, institue exprès cette dalle pour qu’un pas dorénavant puisse s’y affermir en vue de quelque explication ou de dissiper le malentendu. Un adieu du signe au défunt cher lui tend la main, si convenait à l’humaine figure souveraine que ce fut, de reparaître, une fois dernière, pensant qu’on le comprit mal et de dire : Voyez mieux comme j’étais. » (Verlaine)

Arthur Rimbaud : « Je ne l’ai pas connu, mais je l’ai vu, une fois, dans un des repas littéraires, en hâte, groupés à l’issue de la Guerre – le Dîner des Vilains Bonshommes, certes, par antiphrase, en raison du portrait, qu’au convive dédie Verlaine. « L’homme était grand, bien bâti, presque athlétique, un visage parfaitement ovale d’ange en exil, avec des cheveux châtain clair mal en ordre et des yeux d’un bleu pâle inquiétant. »»

Illustration : Henri Fantin-Latour, Le Coin de table (détail) : Paul Verlaine et Arthur Rimbaud.

Verlaine.

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