Livres audio gratuits publiés en juillet 2013 :


PERGAUD, Louis – Lettres de guerre

Donneur de voix : Gustave | Durée : 5h 20min | Genre : Correspondance


LouisPergaudsoldat

Instituteur et romancier déjà connu (notamment pour De Goupil à Margot, prix Goncourt 1910 et La Guerre des boutons, 1912), Louis Pergaud est appelé en août 1914 au 166e régiment d’infanterie, cantonné à Verdun. Il ne sert que dans cette zone et est nommé sous-lieutenant en 1915. Le 7 avril 1915, il ne revient pas d’une attaque et son corps ne sera pas retrouvé. Blessé et fait prisonnier, il a probablement été tué dans le bombardement français de l’hôpital de Fresnes-en-Woëvre. Louis Pergaud a entretenu une abondante correspondance de guerre avec ses amis et surtout avec sa seconde épouse, Delphine Duboz († 1963). Elle décrit la vie au front avec justesse, et plus d’émotion sans doute que le Carnet de guerre édité récemment.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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FORNERET, Xavier – Le Diamant de l’herbe – Un rêve

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Nouvelles


Une chouette

Xavier Forneret (1809-1884) n’a connu aucun succès de son vivant ni dans son théâtre, ni dans sa prose ni dans ses vers. Les surréalistes – surtout André Breton -, en le considérant comme un des précurseurs de l’écriture automatique, l’ont sorti en 1952 de l’oubli. Son Diamant de l’herbe en a fait alors un auteur apprécié. Dans cette œuvre il déconcerte parfois par son goût de l’insolite, comme il fait frissonner par son amour du macabre (Un rêve)…

Ces deux nouvelles sont illustrées par une chouette, l’oiseau qui porte malheur, et qui paraît dans chacune d’elles, sans que l’auteur pourtant s’attarde sur elle.

Les descriptions sont souvent pleines de poésie :
« Il y avait là de l’eau qui pleurait en passant sur un lit d’épines. Il y avait là, bien des pierres verdâtres où les doigts du temps avaient fait de gros trous ; bien de la mousse autour des pierres ; bien des feuilles sèches de trois ou quatre années peut-être ; bien du mystère, bien du silence, bien de l’éloignement de tout ce qui a vie humaine. Là, un homme aurait pu se croire le premier ou le dernier homme, – à la création ou au jugement de Dieu. – Oh ! comme la lune paraissait offrir à chaque feuille des vieux arbres, à chaque pierre du pavillon, à l’eau qui s’en allait, aux ronces qui l’arrêtaient, sa mélancolie grave et ses larmes blanches ! Mais bientôt elle se lassa de regarder la terre, se couvrit pour un instant d’un voile presque noir, et alors il n’y eut plus pour éclairer les choses du lieu abandonné, qu’un léger feu sur l’herbe. C’était un petit ver luisant qui jaillissait de tous côtés en étoiles ; il prédisait beau jour, après la nuit qui passait. »

Le Diamant de l’herbe.

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MARIVAUX – La Vie de Marianne (Partie IV)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 5min | Genre : Romans


Valville & Mme de Miran au parloir

Feuilleton numéro 3 de La Vie de Marianne :

Le hasard fait bien les choses : la nouvelle bienfaitrice de Marianne, Madame de Miran, se trouve être la mère de Valville qui voulait faire épouser à son fils une fille riche, mais est séduite en même temps par les qualités exceptionnelles de l’orpheline. Attendons la suite avec patience, parce que notre séduisante, innocente et coquette héroïne finit ainsi la quatrième partie : « J’avais promis dans ma troisième partie de vous conter quelque chose de mon couvent ; je n’ai pu le faire ici, et c’est encore partie remise. Je vous annonce même l’histoire d’une religieuse qui fera presque tout le sujet de mon cinquième livre. »

À suivre…

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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FÉNELON – Fables (Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Contes


Fables de Fénelon

Rousseau et Lamartine ont critiqué l’immoralité des fables de La Fontaine. Ils n’auraient rien pu reprocher à celles, en prose, de Fénelon (environ 40) pédagogiques, éducatives et moralisantes à souhait, destinées en priorité au duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV. Parues en 1714, un peu plus de vingt ans après celles de La Fontaine, soit elles mettent en scène des animaux, soit elles inventent des épisodes mythologiques ; on y rencotre des loups, des moutons, des nymphes, des satyres et même Mercure et Bacchus.

On comprend, avec cet échantillon de dix fables, que la postérité ait donné la palme à l’ auteur de Les Deux Pigeons plutôt qu’à celui de Le Pigeon puni pour son inquiétude et que Les Aventures de Télémaque aient éclipsé le souvenir de ce recueil instructif…

> Écouter un extrait : Le Hibou.

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GORKI, Maxime – Vingt-six et une

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 45min | Genre : Nouvelles


Vingt-six et une

Le sujet de Vingt-six et une (extrait de Esquisses et récits) est mince. Vingt-six prisonniers, entassés dans un sous-sol presque insalubre fabriquent des craquelins ; leur seule distraction quotidienne est la visite de l’adorable jeune brodeuse de 16 ans Tania qui vient chercher sa provision de craquelins pour ses collègues du deuxième étage.
« Nous nous précipitions pour lui ouvrir la porte, nous nous bousculions les uns les autres, et – la voilà, si gaie, si gentille, qui entrait chez nous, la tête un peu penchée de côté, debout et toujours souriante… Nous autres hommes sales, sombres, laids, nous la regardions de bas en haut, – le seuil de la porte étant plus élevé de quatre marches que le plancher, – nous la regardions, les têtes levées, et lui souhaitions le bonjour ; nous lui disions des paroles particulières, – nous ne les trouvions en nous que pour elle. »
Un jour, un beau soldat fanfaron et « tombeur » de femmes se fait fort, devant les vingt-six réunis, de séduire leur idole… Y réussira-t-il ?

Maxime Gorki avec Esquisses et récits paru en 1899 commença sa carrière d’écrivain pittoresque et social, décrivant les petites gens, les marginaux, humiliés mais profondément humains. Trois ans plus tard, il atteignit la célébrité avec Les Bas Fonds.

Traduction anonyme (1907).

Vingt-six et une.

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SOUVESTRE, Émile – Au bord du lac : L’Apprenti

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 14min | Genre : Romans


Filature

Pour clore les quatre récits symboliques d’Au bord du lac (L’Esclave, Le Serf, Le Chevrier de Lorraine), le jeune apprenti modèle en filature Frédéric, dans les années 18.., pourvu de toutes les qualités et au service du meilleur des patrons, est le héros d’une nouvelle très édifiante… presque trop belle pour être vraie !

L’Apprenti illustre parfaitement, en apothéose, les souhaits d’amélioration sociale de l’auteur : « L’être fort modifie toujours un peu le milieu dans lequel il est appelé à vivre ; l’être faible le subit. L’Esclave, le Serf et l’Apprenti sont comme les symboles de trois sociétés qui se sont succédé. J’ai pensé que montrer l’avantage de chacune de ces sociétés sur la précédente, pouvait être utile à ceux qui ne se sont point encore décidés à « avoir des yeux pour ne point voir. » En regardant ce qu’était le passé, on est plus indulgent pour le présent, on attend avec plus de confiance l’avenir. »

Quel jeune « symbolique » Émile Souvestre pourrait-il prendre comme exemple aujourd’hui ?

L’Apprenti.

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MARIVAUX – La Vie de Marianne (Partie III)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 25min | Genre : Romans


Climal aux pieds de Marianne

Feuilleton numéro 2 de La Vie de Marianne dans lequel la jeune fille échappe aux griffes de ce vieux tartuffe de Climal, est mal comprise du jeune Valville et trouve une nouvelle protectrice qui lui permet d’entrer au couvent…

Ecoutez Marianne elle-même qui nous promet le feuilleton numéro 3 :
« J’aurai bien des choses à vous dire de mon couvent ; j’y connus bien des personnes ; j’y fus aimée de quelques-unes, et dédaignée de quelques autres ; et je vous promets l’histoire du séjour que j’y fis : vous l’aurez dans la quatrième partie. »

« Je cachai ma lettre en attendant ma bienfaitrice, qui parut un instant après, et qui amenait avec elle une dame que j’ai bien aimée, que vous aimerez aussi sur le portrait que je vous en ferai dans ma quatrième partie, et que je joindrai à celui de cette chère dame qu’on appelait ma mère. »

À suivre…

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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SOUVESTRE, Émile – Brest à deux époques

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 1h 13min | Genre : Histoire


souvestre-emile

Brest, enclave francophone située au nord d’une Basse-Bretagne longtemps bretonnante, prend de l’importance comme principale base navale sur l’Atlantique à compter de 1631, lorsque Richelieu, tirant parti de sa magnifique rade et de ses eaux profondes, fait construire un arsenal sur les rives de la Penfeld. S’il faut en croire Émile Souvestre, qui me paraît exagérer quelque peu le caractère hybride et cosmopolite de la population, la ville et le port connurent une période de déclin au début du XIXe siècle. L’intérêt du présent article est de nous présenter un tableau à la fois pittoresque et contrasté de Brest sous l’Ancien Régime finissant, époque où le Grand Corps de la « Royale » exerce sur une population mécontente mais apeurée une domination quasi tyrannique, puis en 1794, quand les « Bleus » se vengent de leurs anciens maîtres en faisant régner la terreur tandis qu’affluent les masses des blessés de la guerre navale en cours contre une Europe coalisée.
Émile Souvestre, né à Morlaix en 1806, souligne : « J’ai rédigé cet article sur des notes laissées par mon père, et c’est lui que je laisse parler » et assure que « tout le récit » final d’une exécution publique « est de la plus rigoureuse exactitude », comme le sont les détails atroces concernant le sort réservé aux cadavres de certaines femmes guillotinées. Il est bon de rappeler que tous les Bretons, il s’en faut, ne soutinrent pas la révolte pro-royaliste des Chouans et que les « Bleus » ou Républicains eurent dès le début de la Révolution la haute main dans les grandes villes.
Encore quelques précisions. Le « maximum » est le nom populaire de la « loi du maximum », votée en 1793, « fixant une limite supérieure de prix pour certaines denrées » (Dictionnaire Robert). La « ville d’Aëtius » est le nom savant de la ville de Carhaix. Certaines traditions ont la vie dure et le terme « la Royale » est encore usité de nos jours pour désigner notre Marine nationale.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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