Livres audio gratuits publiés en mars 2016 :


NOUVEAU, Germain – Amour (Poème)

Donneur de voix : Alain Degandt | Durée : 2min | Genre : Poésie


William Blake - Pegase

Ce poème d’amour, écrit à l’aube d’un siècle qui fut marqué par deux terribles guerres mondiales, résonne étrangement à nos oreilles.

Face à l’obscurantisme, aux guerres et aux attentats sanglants qui portent atteinte à notre humanité, partout dans le monde, l’amour saura-t-il être l’arme et le bouclier efficaces d’un combat et d’une résistance pacifistes ? Nous voulons le croire, ardemment.

Licence Creative Commons

Amour.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 2 586 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

DUMAS, Alexandre – L’Armoire d’acajou

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 38min | Genre : Nouvelles


L'Armoire d'acajou

« C’était pendant ces deux années de paix, qui luirent comme un doux soleil sur la France – entre la paix de Vienne et la campagne de Russie – toute cette fière jeunesse victorieuse de l’Europe qui, au moindre signal, accourait sous ses drapeaux, était revenue à Paris, qu’elle constellait de ses épaulettes d’or… le héros de notre récit n’avait l’honneur que d’être aide de camp du prince Eugène. »

Ce héros, nommé Bataille, tombe un soir dans les bras d’une courtisane Madame Eudoxie de Saint Esteve, en réalité gardienne d’une Souricière prévue pour assassiner les officiers de la Grande Armée.

La fin de cette histoire policière est digne, nous confie Alexandre Dumas, « d’être envoyée inédite à mon confrère Gaboriau, lequel, avec le talent tout spécial qu’il a pour ces sortes de récits, en ferait un pendant au Crime d’Orcival ou à L’Affaire Lerouge ».

L‘Armoire d’acajou.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 2 955 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

LUTHER, Martin – La Liberté chrétienne

Donneuse de voix : Plume | Durée : 1h 40min | Genre : Religion


Martin Luther par Lucas Cranach (1529)

Peut-on gagner sa place au paradis à force de bonnes actions et d’œuvres de piété ? À la belle époque des indulgences, le moine Martin Luther défend une thèse révolutionnaire : le salut, la vie éternelle, le paradis (quel que soit le nom qu’on lui donne) ne se gagne que par la foi seule. Dans ce court ouvrage, il répond à ses détracteurs et explique avec beaucoup de clarté sa thèse : les œuvres n’apportent pas le salut, elles ne sont que le fruit de la foi qui sauve, la foi que Dieu donne. Mais l’église catholique de l’époque ne voudra jamais entendre ses arguments et les thèses de Martin Luther deviendront le fondement du protestantisme réformé.

« Qui présume être justifié en même temps par la foi et par les œuvres, cloche des deux pieds, comme les adorateurs de Baal. Du jour, au contraire, où tu commences à croire, tu reconnais que tout ce qui est en toi n’est que misère et péché. « Tous ont péché, dit saint Paul, et sont privés de la gloire de Dieu. – Il n’est pas un seul juste, pas un qui fasse le bien. Tous les hommes se sont détournés de Dieu et sont tombés dans la vanité. » Tu comprends alors que Christ t’est nécessaire, que c’est en croyant à celui qui a souffert et qui est ressuscité pour toi, que tu deviens un homme nouveau, que tous tes péchés te sont remis et que c’est par ses seuls mérites que tu es justifié devant Dieu. »

Ce texte, envoyé au pape Léon X en 1520, était accompagné d’une lettre. La notice historique de Félix Kuhn explique le contexte dans lequel cette lettre a été écrite.

Traduction anonyme (1879).

> Écouter un extrait : Notice historique.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 3 610 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

HUGO, Victor – À l’Homme (Poème)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 10min | Genre : Poésie


Johannes Vermeer - L'Astronome

Ce long poème lyrique, philosophique et religieux, extrait de La Légende des siècles, de Victor Hugo s’adresse À l’Homme pour l’encourager à chercher la Vérité qui lui échappera toujours, hélas !

« Il est pourtant, ce Dieu. Mais sous son triple voile
La lunette avançant fait reculer l’étoile.
C’est une sainte loi que ce recul profond.
Les hommes en travail sont grands des pas qu’ils font ;
Leur destination, c’est d’aller, portant l’arche ;
Ce n’est pas de toucher le but, c’est d’être en marche ;
Et cette marche, avec l’infini pour flambeau,
Sera continuée au delà du tombeau.
C’est le progrès. Jamais l’homme ne se repose,
Et l’on cherche une idole, et l’on trouve autre chose.
Cherchez l’Âme ; elle échappe ; allez, allez toujours !

Teutatès, Mahomet, Jésus, les antres sourds,
Les forêts, le druide et le mage, et ces folles
Augustes, qu’Apollon emplissait de paroles,
Et les temples du sang des génisses fumants,
N’arrivent qu’à des cris et qu’à des bégaiements.
L’à peu près, c’est la fin de toute idolâtrie.
La vérité ne sort que difforme et meurtrie
De l’effort d’engendrer, et quel que soit l’œil fier
Du fœtus d’aujourd’hui sur l’embryon d’hier,
Quelque mépris qu’Orphée inspire à Chrysostome,
Quel que soit le dédain du koran pour le psaume,
Et quoi que Jéhova tente après Jupiter,
Quoi que fasse Jean Huss accouchant de Luther,
Quoi qu’affirme l’autel, quoi que chante le prêtre,
Jamais le dernier mot, le grand mot, ne peut être
Dit dans cette ombre énorme où le ciel se défend,
Par la religion, toujours en mal d’enfant. »

À l’Homme.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 2 240 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

VOGÜÉ, Eugène-Melchior (de) – Un docteur russe : Vladimir Solovief

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 17min | Genre : Biographies


Vladimir Soloviev

Il est certain que Vladimir Sergueïevitch Soloviev, né à Moscou le 28 janvier 1853 et mort à Ouskoïe près de Moscou en 1900, philosophe et poète russe, n’a pas la renommée de son grand ami Dostoïevski ni de Tolstoï, avec qui il a des rapports tendus, car lui, Soloviev « sera partisan d’un christianisme hiérarchique et historique ; il n’admettra pas le principe de non-résistance au Mal, ni le christianisme purement moral et abstrait auquel aboutira Tolstoï ».

Voici comment commence l’hommage que lui rend en 1900 Eugène-Melchior de Vogüé :
« Les feuilles russes de ces derniers jours annoncent et déplorent en termes émus la mort de Vladimir Sergueiévitch Solovief. Rares seront les lecteurs français chez qui ce nom réveillera un souvenir. Singulière ironie des choses ! On connaissait fort peu en Europe le philosophe qui scandalisa les slavophiles par son européanisme. Solovief fut dans son pays l’une des figures les plus originales du dernier quart de siècle, une force, un excitateur d’ idées. Ce Doctor mirabilis eut des admirateurs fanatiques, et des journées triomphales dans les chaires où la jeunesse studieuse l’acclamait ; il électrisait par le magnétisme de sa personne et de sa parole, plus que par ses écrits d’un abord difficile. Philosophe, théologien, poète, Solovief fut tout cela, et pourtant ces qualifications le définissent mal : nous le replacerons mieux dans sa lignée en l’appelant un docteur, au sens que prenait ce mot quand on en décorait les grands scolastiques du moyen âge. »

En conclusion : « On reconnaîtra ailleurs, dans son pays le dialecticien songeur, candide comme un enfant, complexe comme une femme, trouble, attachant, indicible… Je vous dis que l’homme est un animal étrange et que l’homme russe en est un doublement étrange ».

Un docteur russe : Vladimir Solovief.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 2 463 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

STENDHAL – Vie de Mozart

Donneur de voix : Cyprien | Durée : 1h 13min | Genre : Arts


Barbara Kraft - Portrait de

Mélomane passionné, Stendhal consacrera une biographie à Mozart, une à Haydn et une autre à Rossini. Vies de Haydn, Mozart et Métastase sera publié en janvier 1815 sous le pseudonyme de Bombet. Le texte est essentiellement une traduction de la biographie de Friedrich Schlichtegroll, agrémentée par Stendhal de plusieurs ajouts, dont plusieurs digressions sur la musique italienne. Musicologiquement un peu datée, cette biographie permet cependant de retrouver les anecdotes les plus fameuses de la vie de Mozart : ses tournées d’enfant-prodige, son caractère, sa manière de travailler, comment il composa l’ouverture de Don Giovanni, La Flûte enchantée et bien sûr le fameux Requiem
Stendhal sera accusé de plagiat pour ce livre par le musicologue Giuseppe Carpani, lui-même auteur d’un essai sur Haydn. Stendhal répondra avec humour à cette accusation pourtant bien fondée : « je prierais encore M. Carpani de nous dire s’il aurait la charmante prétention d’avoir servi de modèle au style plein de grâce, plein d’une sensibilité sans affectation, et qui n’exclut pas le piquant qui, peut-être, est le premier mérite de l’ouvrage de M. Bombet. »

Licence Creative Commons

Vie de Mozart.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 6 375 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

LONDON, Jack – Les Favoris de Midas

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 36min | Genre : Nouvelles


Les Favoris de Midas

« Wade Atsheler s’est suicidé.
Prétendre que cet événement surprit le petit clan des gens qui le connaissaient serait mensonge ; pourtant, jamais aucun de ses intimes, dont j’étais, n’eût pu prévoir un tel acte. Nous y étions plutôt préparés par une sorte d’incompréhensible subconscience. Avant sa réalisation, sa seule possibilité n’effleura jamais notre esprit ; mais après, il nous sembla que nous le comprenions et l’avions toujours envisagé ; en analysant rétrospectivement les faits, nous en trouvions même l’explication dans ses profonds ennuis. »
Tel est le début de la sombre histoire Les Favoris de Midas.

Cette « association », Les F.de.M., s’est donné pour mission de faire « cracher » les grands de la finance, dont « Monsieur Eben Hale, Baron de la Finance », en assassinant chaque semaine un anonyme, d’abord, un intime ensuite jusqu-à ce que les riches aient payé une rançon.
C’est victime des F.de.M. que périt Wade Atsheler, bras droit de Eben Hale et ami de John le narrateur.

Avant de se détruire il écrit : « L’administration m’a prié de garder le secret sur tout cela… je lui ai obéi jusqu’à présent, mais je n’en puis plus. La question intéresse maintenant la sécurité publique : elle est grosse des plus terribles conséquences et, avant de quitter ce monde, je ferai mon devoir en dévoilant la vérité. Mon cher John, à cette heure suprême, je vous demande instamment de rendre publique cette confession. Faites-le sans crainte, vous tenez entre les mains le destin de l’humanité. Que la presse en tire des millions d’exemplaires ; que l’électricité la propage autour du globe ; partout où des hommes se rencontrent et parlent, qu’ils en discutent en frémissant de terreur.

Et alors, quand la Société se sera enfin réveillée, qu’elle se dresse dans toute sa puissance et anéantisse cette abomination. »

Telle est la fin de cette sombre histoire Les Favoris de Midas.

Traduction : Louis Postif (1887-1942).

Les Favoris de Midas.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 2 694 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

WHARTON, Edith – Fièvre romaine

Donneur de voix : Vincent de l’Épine | Durée : 40min | Genre : Nouvelles


Mrs. Slade

« Mrs. Ansley la regardait toujours. Il semblait à Mrs. Slade que derrière le masque volontairement sous contrôle de son petit visage calme, elle se livrait à une lutte intérieure. « Je n’aurais jamais cru qu’elle puisse aussi bien garder le contrôle », pensa Mrs. Slade, presque avec ressentiment. Mais à ce moment, Mrs. Ansley se mit à parler. « Je ne sais pas comment vous avez su. J’ai brûlé cette lettre immédiatement. »
« Evidemment vous l’avez brûlée, vous êtes si prudente ! » Elle ricanait ouvertement maintenant.  « Et si vous avez brûlé la lettre, alors vous vous demandez comment j’ai bien fait pour savoir ce qu’elle contenait. C’est bien ça, n’est-ce pas ? »
Mrs. Slade attendit, mais Mrs. Ansley ne parla pas. »

Fièvre romaine (Roman Fever) est paru en 1934. Avec sa progression dramatique implacable, ses dialogues ciselés, sa fin extrêmement poignante, elle est une des meilleures nouvelles d’Edith Wharton, qui montre là toute l’étendue de son talent.

Traduction : Vincent de l’Épine.

Illustration : Philip Alexius De Laszlo (1869-1937), Mrs Philip de Laszlo née Lucy Guinness.

Fièvre romaine.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 3 031 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

Tous nos livres audio gratuits pour :