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CICÉRON, Marcus Tullius – De la vieillesse

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 30min | Genre : Philosophie


Caton l'Ancien

Cicéron, dans Caton l’Ancien, ou De la vieillesse imagine Caton l’Ancien dialoguant, à la manière de Socrate chez Platon, avec Scipion et Lelius. Il répond aux quatre problèmes qui, selon lui, abusent et effraient les hommes :

« Lorsque j’y réfléchis, je trouve qu’il y a quatre causes qui font paraître la vieillesse misérable : la première est, dit-on, qu’elle nous éloigne des affaires ; la seconde, qu’elle affaiblit le corps ; la troisième, qu’elle prive de presque tous les plaisirs ; la quatrième, qu’elle est voisine de la mort. Essayons, si vous voulez, d’apprécier toutes ces causes l’une après l’autre, et de voir si l’on a raison de se plaindre. »

Il termine ainsi :
« Quand même nous ne serions point immortels, il est néanmoins désirable pour l’homme de finir en son temps. Les jours qui nous sont accordés ont leur terme ainsi que tout le reste, et la vieillesse est comme le dernier acte du drame de la vie. Nous devons remercier la nature qui nous soustrait à la fatigue, et peut-être à la satiété. »

Traduction : Jean-Baptiste Gallon-la-Bastide (1765-1817).

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2 commentaires sur cette page. Ajoutez le vôtre !

  1. lehérissoncharlie le 5 février 2012

    J’ai 63 ans.
    La vieillesse est une notion que l’on a du mal à cerner.
    Les plus jeunes nous y renvoient, sans savoir de quoi ils parlent, et nous laissent intrigués devant de cette chiquenaude vers un lieu que nous ne connaissons pas mieux qu’eux.
    Avec ce texte de Cicéron,la vieillesse se dessine devant nous de manière positive tout comme la mort qui prend sa suite.
    La mort est présentée ici comme un terme naturel de notre vie terrestre comme la chute tranquille « d’un fruit mûr », mais non celle, éternelle, de la vie de notre âme et de notre idéal de jeunesse qui justifie par sa continuité, les efforts de note vie sur une terre qui nous met à l’épreuve.
    Ce texte magnifique donne envie de vivre pleinement notre vie d’homme,quel que soit notre âge, non seulement en nous consacrant à des travaux de l’esprit et de l’écriture au milieu des plus jeunes, mais aussi à des travaux en lien avec la terre, les champs et les vignes jusqu’au bout de nos dernières forces physiques.

    Lehérissoncharlie
    5 Février 2012
    EHERISSONCHARLIE

  2. ALTESSE le 11 février 2012

    Cisseron est certainement l’un des penseurs les plus lucides et clairvoyant qui puissent exister.ce beau texte présentant la vieillesse comme le dernier acte du drame vital est l’expression de la voix divine au travers d’un homme.la nature a ainsi pensé la vie humaine,celle qui est saine et dépouillé de toute luxure.quand on sait être jeune,la vieillesse devient une récompense et une assez fort belle manière de quitter le monde charnelle heureusement.
    j’ai 25ans le 10avril 2012, je suis un « philo » de la « sophos » et pouvoir lire et comprendre ces textes philosophique me comble et fait de moi l’ami de tous notamment des personnes du 3è age…Le poete anglais Wordsworth disait que  » l’enfant est le père de l’homme »; alors si vous un bon enfant, assurement vous serez un bon père et un divin viellard…

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