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HAWTHORNE, Nathaniel – La Lettre écarlate

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 6h 51min | Genre : Romans


La Lettre écarlate

« Mais le centre de tous les regards, le signe qui semblait transfigurer Hester Prynne, au point qu’elle apparaissait sous des dehors inattendus à ceux-là même des spectateurs qui la connaissaient le mieux, c’était… c’était cette Lettre écarlate, si étrangement brodée, et pour ainsi dire éclairée, qui brillait sur sa poitrine. »

Quel sort réservera-t-on à Hester Prynne, cette jeune femme marquée par le péché, dans le Boston des années 1640, au milieu de cette communauté puritaine de colons fraîchement débarqués de leur Angleterre natale ?
En 1850, Nathaniel Hawthorne publie ce roman, critique remarquable de l’hypocrisie et du puritanisme ambiants.

N.B. : J’ai pris la liberté de remanier légèrement la traduction du titre afin d’être plus fidèle à la version originale : The Scarlet Letter ; l’adjectif « rouge » me paraissant moins évocateur que le mot « écarlate ». C.D.

Traduction : Paul-Émile Daurand-Forgues (1813-1883).

Illustration : Gravure tirée de l’édition de 1893.

Licence Creative Commons

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> Références musicales :

Antonin Dvorak, Symphonie n° 9 « Du nouveau monde », Op. 95, interprétée par l’ensemble Du Page Symphony Orchestra (licence Cc-By-Sa).


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6 commentaires sur cette page. Ajoutez le vôtre !

  1. Agathe le 23 mai 2018

    Merci infiniment, Monsieur, pour votre belle lecture.

  2. Le Barbon le 24 juin 2018

    A mon avis, pour une lecture parfaite, il reste à prononcer à la française, à franciser la prononciation des noms propres.
    J’appellerai «détraduction» cette pratique qui consiste à introduire des sonorités complètement inconnues du français, complètement étrangères au français, qui déroutent, qui font sursauter, qui à la longue agacent, puis énervent, puis découragent l’auditeur.
    De plus, j’entends — ou mon oreille entend — une fois Esteul, une autre fois Esteur, une autre encore Esteu… S’agit-il bien des mêmes personnages?
    Je dirai que ces mots prononcés à l’anglaise sont proches de miaulements (il me faudrait un beau don d’imitation pour que je puisse les reproduire).
    Le reste est parfait, rien à redire, mais ces miaulements, ces sonorités incongrues répétées et à la longue désagréables ont entièrement gâché mon plaisir.

  3. Romain le 24 juin 2018

    Ah!La Barbe, Le Barbon

  4. Thierry le 25 juin 2018

    Bravo pour votre excellente diction, en particulier pour la prononciation parfaite de l’anglais. (Je viens de passer 2 ans dans le Maine, puis 5 ans à Oxford, UK suivis de 15 ans en Nouvelle-Ecosse). J’ai vraiment beaucoup aimé votre interprétation. Je vais tout de suite aller chercher plus de romans lus par vous.
    Merci, merci!

  5. Christian Dousset le 29 juin 2018

    Merci pour tous vos commentaires. Après un entretien aussi rapide qu’approfondi avec moi-même, j’ai en effet choisi de prononcer les noms à l’anglaise comme je le fais pour toute oeuvre de littérature anglophone. Un nom propre étant intraduisible, encore convient-il, dans la mesure du possible, de lui restituer sa couleur sonore, laquelle incite au dépaysement, invite au voyage vers ces terres et cette époque lointaines. S’il s’agit d’un prénom qui pourrait avoir son équivalent en français, seul le traducteur peut décider de le transformer mais fort heureusement, dans le cas présent, il n’a pas pris la responsabilité d’agir de sorte à dénaturer l’oeuvre. Ce roman a bien été écrit par un Américain, non par un Français et la fidélité au texte passe aussi par là. La fonction de la littérature n’est-elle pas de nous sortir de nous-mêmes pour mieux y retourner, sans doute, mais aussi de nous extraire de notre étroitesse hexagonale?
    Merci à Romain et à Thierry d’avoir apprécié ce choix dont, bien évidemment, je ne varierai pas. D’ailleurs, je vais, de ce pas, préparer la lecture prochaine du tome 2 de « Les grandes espérances » de Dickens en veillant à une prononciation la plus juste possible de la langue anglaise.

  6. Ahikar le 30 juin 2018

    Merci cher Christian pour cette très belle lecture.

    Faut-il préférer Lillian Gish dans la version de Victor Sjöström à Senta Berger dans celle de Wim Wenders ? Je ne sais, mais ces différentes adaptations montrent que ce roman continue à être une source d’inspiration importante.

    Excellente journée !

    Ahikar

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