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HUGO, Victor – Napoléon le petit (Livres 03 à 09)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 6h 17min | Genre : Histoire


Bruxelles, Maison du Pigeon

« Louis Bonaparte venait d’inventer un massacre nouveau, le massacre des passants. »
Ce livre audio suit Napoléon le petit (Livres 01 et 02), avec le Livre 01 : L’Homme, et le Livre 02 : Le Gouvernement.

Il débute par le Livre 03 : Le Crime :
« Mais ce gouvernement, ce gouvernement horrible, hypocrite et bête, ce gouvernement qui fait hésiter entre l’éclat de rire et le sanglot, cette constitution-gibet où pendent toutes nos libertés, ce gros suffrage universel et ce petit suffrage universel, le premier nommant le président, l’autre nommant les législateurs, le petit disant au gros : Monseigneur, recevez ces millions, le gros disant au petit : Reçois l’assurance de mes sentiments ; ce sénat, ce conseil d’État, d’où toutes ces choses sortent-elles ? Mon Dieu ! est-ce que nous en sommes déjà venus à ce point qu’il soit nécessaire de le rappeler ? D’où sort ce gouvernement ? Regardez ! cela coule encore, cela fume encore, c’est du sang. Les morts sont loin, les morts sont morts. Ah ! chose affreuse à penser et à dire, est-ce qu’on n’y songerait déjà plus ? »

Un extrait, particulier pour Napoléon le petit, est publié ici, et l’on a dans Histoire d’un crime, sous-titrée « Déposition d’un témoin », tous les faits, extrêmement détaillés, retravaillés par l’auteur, avec recul et des informations heure par heure, concernant ces événements de décembre 1851.

Puis ce texte puissant se poursuit avec :

Livre 04 : Autres crimes.
Livre 05 : Le Parlementarisme, avec Mirabeau, la tribune la parole de la France.
Livre 06 : L’Absolution, Première forme, avec les chapitres sur la conscience humaine : « Jamais le droit et le crime ne se rencontrent ».
Livre 07 : L’Absolution, Deuxième forme, et ce que peut et doit être un serment.
Livre 08 : Le Progrès inclus dans le coup d’état, l’avenir est « devenu possible ».
Conclusion, le Livre 09 de ce livre audio : « Désespérer, c’est déserter. [...] Ce siècle proclame la souveraineté du citoyen et l’inviolabilité de la vie ; il couronne le peuple et sacre l’homme. »

C’est le regard net de Victor Hugo, posé sur ce drame humain et historique. Il a mis tout son immense talent d’écrivain, varié, éloquent, pour que l’on n’oublie, jamais, que l’on réfléchisse, toujours, que la Démocratie est une richesse bien fragile, et aussi que l’on espère.

« Un jour, avant peu, les sept nations qui résument toute l’humanité s’allieront et se fondront, comme les sept couleurs du prisme, dans une radieuse courbure céleste ; le prodige de la paix apparaîtra éternel et visible au-dessus de la civilisation, et le monde contemplera, ébloui, l’immense arc-en-ciel des Peuples-Unis d’Europe. » (Dernières phrases de Histoire d’un crime)

Victor Hugo exilé tisse ces pages, de si haut vol intellectuel, en 1852,
« Oh ! une plainte, un mot contre toi, France ! non, non ! on n’a jamais plus de patrie dans le cœur que lorsqu’on est saisi par l’exil. Ils feront leur devoir entier avec un front tranquille et une persévérance inébranlable. Ne pas te revoir, c’est là leur tristesse ; ne pas t’oublier, c’est là leur joie. »

Et chaque page de ce pamphlet si éblouissant, si remarquable par sa verve, sa réflexion, son ironie, sa spiritualité aussi, sa forme et son fond, serait à citer et à méditer, alors, ouvrons-les maintenant…

Illustration : La « maison du Pigeon », qu’habita Victor Hugo, lors de son exil à Bruxelles en 1852 (photo de EmDee, licence Cc-By-Sa-3.0).

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> Écouter un extrait : Chapitre 01.


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