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LAMARTINE, Alphonse (de) – Mon horreur des bouchers

Donneur de voix : Augustin Brunault | Durée : 8min | Genre : Biographies


Alphonse de Lamartine

Extrait des Confidences (Livre IV, Chapitre VIII). Lamartine se souvient de l’horreur qu’il ressentait, enfant, à l’idée que des hommes puissent tuer pour se nourrir.

« Ma mère était convaincue, et j’ai comme elle cette conviction, que tuer les animaux pour se nourrir de leur chair et de leur sang est une des infirmités de la condition humaine ; que c’est une de ces malédictions jetées sur l’homme soit par sa chute, soit par l’endurcissement de sa propre perversité. [...] »

Mon horreur des bouchers.

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8 commentaires sur cette page. Ajoutez le vôtre !

  1. éléonore le 1 janvier 2009

    Magnifique aveu de Lamartine qui sort des sentiers battus ! Raison, sentiment, vertu y sont mêlés et ses observations sont terriblement justes.
    Surprenant de constater le manque total de commentaire pour cet extrait diffusé depuis le 23 décembre….
    Un hommage pour le lecteur dont la voix est empreinte d’une grande douceur.

  2. Lamartine2 le 30 août 2009

    Lamartine, oh que vous etes un grand… Vos textes contiennent tous les sentiments qui peuvent faire d’un homme un grand homme et de son esprit un esprit…

  3. Lucie De Tullio le 2 novembre 2009

    Quel beau texte! Ce plaidoyer si touchant devrait convaincre plus d’un à devenir végétarien. Merci aussi au lecteur à la voix si belle…..

  4. Renaud JULES Deschênes le 20 février 2010

    Alphonse de Lamartine dans un lyrisme doux amer et très sensible, laisse entendre par la voix juste d’Augustin Brunault que l’éducation est parfois une histoire de bon sens et de grande sensibilité. Ce lyrisme très équilibré n’a rien de certains grands délires emportés et invite le lecteur à une réflexion sur la brutalité humaine, la lourdeur des hommes à l’intérieur d’un art de vie bestial. L’infirmité de l’homme et sa condition de prédateur bousculent l’âme sensible qui devra s’adapter aux usages ou s’éloigner des bruits troublants de la souffrance animale. Boucher=bourreau aux moeurs sanguinaires, nous en sommes conscients, mais la chaîne alimentaire est tellement fragmentée en étapes de toutes sortes que la viande déposée sur nos tables semble une fabrication humaine. La leçon à retenir de ce texte est celle-ci: la pensée humaine dessinée sur un mode poétique et lyrique, possède une valeur aussi juste et aussi claire que la pensée scientifique. Monsieur de Lamartine de sa plume aiguisée nous fait la démonstration qu’au-delà de la logique humaine, un bon instinct est parfois plus serviable qu’une raison suffisante, lors des premiers pas humains vers la perfectibilité permanente…

  5. Alexandre K. le 4 mars 2010

    Merci d’avoir sélectionné et lu avec élégance un texte humaniste, car exigeant envers l’Homme. Je désespère parfois d’entendre mes congénères, dans une cantine. La logique ? l’instinct ? Et pourquoi pas le choc de la vérité finalement? Allons tous dans un abattoir une fois, que les télévisions montrent cela au journal de 20 heures une fois, et voyons ce qui se passera ensuite.

  6. cadichonne le 10 août 2010

    Bonjour,
    je ne connaissais pas Lamartine,s’il écrit partout comme ça,alors je veux encore le lire ou écouter des récitants lire ses textes.Simplicité et précision,c’est ce qu’il me faut’ces deux qualités n’empêchent pas la sensibilité.Quel repos!C’est là que le lecteur est proche de l’auteur.

    Amon avis,beaucoup d’hommes ont un sentiment de culpabilité en mangeant de la viande ,mais qu’ils le refoulent.En voyant une pièce de viande,on ne peut pas oublier qu’elle vient de la souffrance
    et de la mort d’un animal.
    Au fond,les hommes doivent se sentir un peu criminels ,coupables.

    Si ce n’était pas interdit,il se mangeraient entre eux,ça s’est vu même en France sous la Révolution,à ce qu’il paraît.

    Merci pour cette très belle lecture.

  7. Marie-Ange Bataillé le 26 octobre 2012

    Merci Augustin, je me rallie très tardivement à ceux qui avant moi vous ont dit leur reconnaissance pour la lecture de ce texte sensible et clairvoyant. Beaucoup de gens en effet mangent des animaux en toute naïveté et ne font aucune association entre l’agneau qu’ils caressent et la côtelette qu’ils ont dans l’assiette ; je ne sais pas comment en philo, en socio ou en psycho, on appelle ce phénomène qui consiste à occulter ainsi la réalité, mais il est sûr que cette coupure avec le réel est grave. Comment pourrait-il y avoir de bourreau s’il n’y a pas de victimes… Alexandre K. a raison: allons tous aux abattoirs, visitons des batteries de poulet. Mais combien de temps la mémoire garde-t-elle les images qui dérangent?
    Encore merci,
    Marie-Ange

  8. stephane le 26 octobre 2013

    tres beau texte!lamartine avait une belle ame!

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