NOUVEAU TESTAMENT – Le Semeur, le Blé et l’Ivraie, et autres paraboles

Donneur de voix : Augustin Brunault | Durée : 10min | Genre : Religion


Vincent van Gogh - Le semeur au coucher du soleil (d'après Millet, 1888)

Extrait de l’Évangile de Matthieu, 13.

« Un semeur sortit pour semer. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin : les oiseaux vinrent, et la mangèrent.
Une autre partie tomba dans les endroits pierreux, où elle n’avait pas beaucoup de terre : elle leva aussitôt, parce qu’elle ne trouva pas un sol profond ;
mais, quand le soleil parut, elle fut brûlée et sécha, faute de racines. [...] »

Traduction : Louis Segond (1810-1885).

Le Semeur et autres paraboles.

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6 commentaires sur cette page. Ajoutez le vôtre !

  1. andre_ric... le 5 mai 2009

    Merci Augustin pour tout ce choix de lecture(s)extrait du NT et de l’AT.

    Croyant ou non qu’importe. Ces paraboles s’adressent à tout le monde au plus profond de nous, au plus profond de notre Cœur spirituel, car que nous le voulions ou pas, « IL EST » -, ceci est un avis tout personnel et n’engage que moi. Et pourquoi pas un jour quelque sentences du ZEND AVESTA (Le Mazdéisme ou Zoroastre), de la Bagavad Gïta, du Mahabarata – (L’hindouisme), voir même des extraits du Livres de Morts ou des Portes de l’Égypte ancienne ou celui des Indiens Quichés qui vivent tout au bord du lac Titicaca ? Ou les Sentences des Hopis ou des Navajos, voir des Indiens Sioux en Amérique du Nord. Bah, ce n’est qu’un rêve ; je crois que toutes les Religions -, toutes ces Sagesses des Anciens des Anciens ne font qu’UNE. Excusez-moi, mais aujourd’hui je me laisse aller avec une certaine nostalgie. C’est si beau ce que vous nous offrez.

    Dédicace :

    A  » Celui qui croyait au Ciel et à Celui qui n’y croyait pas  » a écrit jadis Louis Aragon dans son beau poème : « La Rose et le Réséda ».

    Au revoir et encore merci.

    Amicalement

    05.05.09 – 09:30

  2. Augustin le 16 mai 2009

    Bonjour André,

    Merci pour votre message. Je crois cependant qu’il faut bien se garder d’une sorte de grand relativisme syncrétiste qui consisterait à fondre ensemble de manière trop hâtive des religions qui ont leurs histoires et leurs particularités propres.

    Car c’est appauvrissant : n’est-ce pas au fond réduire des traditions entières de pensée, qui existent dans la richesse de leur diversité, en de simples exemples d’une thèse ou d’une doctrine unique ?

    L’attitude qui consiste à commencer à voir dans tout texte, dans toute tradition, une altérité que je dois d’abord chercher à approcher et comprendre comme telle, me semble beaucoup plus fructueuse.

    Si l’unité existe et peut être trouvée, je crois que c’est bien plutôt dans le réel, c’est-à-dire dans l’ensemble des « choses » qui font notre monde commun, que dans la pensée ou le discours, qui sont des manières toujours singulières de s’y rapporter.

    En disant, « toutes les sagesses et religions sont unes », vous semblez dire que toutes disent peu ou prou la même chose. Je crois qu’il est plus juste de dire que toutes parlent de la même chose.

    Or on peut évidemment parler d’une même chose, du même réel, avec des convictions très diverses.

    Bien cordialement,

    Augustin

  3. ricandre le 16 mai 2009

    Bonjour Vincent,

    Merci pour votre excellent message. Je partage votre point de vue d’une certaine façon.

    On ne peut dans le cadre des Religions révélées faire des comparaisons. Impossible. Car nos visions limitées en ces questions me semblent à mon avis beaucoup trop proches de la comparaison de la « Lettre » plutôt que de « l’Esprit ». Comparer à qui ou à quoi ? Nous ne pouvons penser ainsi car nous devenons matérialistes ou trop prosaïques. Oui ceci me semble bien prosaïque si ce n’est inconvenant si nous restons la en position stationnaire (C’est une image ou une analogie).

    Attention ! dans ces mots que je viens de tracer peut-être maladroitement, voir obsolètes, il n’y a aucun jugement de valeur à propos des avis Ô combien lettrés de nos Amis(ies). Loin de là mes pensées les plus profondes.

    Je suis certes par rapport à un diplôme en théologie « ORIENTALE » chrétienne un paradoxe. Oui ! ceci ne ne veux rien dire, car je suis hétérodoxe. Et de plus au niveau du Christianisme je suis « Chalcédonien » et de plus ! « pro-cathare » ! (« Mitigé » théologiquement parlant – Théologie cathare bien évidemment).

    De plus je connais bien l’hébreux religieux -, lu écrit, parlé, car je suis Qabalite chrétien. Etudes plus qu’assidues depuis plus de 50 ans. (Etudes PRATIQUES de plus). C’est pour cette raion que j’ai étudié la théologie chrétienne, car pour être kabaliste il faut connaître correctement son ancien et nouveau Testament, sinon NADA ! (Sourire bienveillant ou sympa).

    Donc je suis tout simplement : « Gnostique » -, la « Pistis Sophia » entre autre -, comme l’on peut s’en douter à la lecture de ce qui précède.

    C’est ainsi que ma compréhension, si ce n’est mes conceptions en ces domaines « inter-religieux » sont très particulières. En Kabale dogmatique je maîtrse à peu près la Témurah, le Notaricon et la Guématria. (Sepher Ha-Yetzirah et le Sepher Ha-Zohar).

    En plus simple le lecteur, l’auditeur, etc… entrevoit ces textes avec l’oeil ou la vision intérieure, ou avec l’oeil de l’esprit.

    [Ne pas confoncdre avec Lobsang Rampa et son Troisième Oeil, ça c'est du pipi de sansonnet).

    Quant on lit ou que l'on entend ces textes, SURTOUT : "MEDITONS avec notre vue ou notre vision intérieure, celle de l'Esprit ; mais surtout pas avec notre intellect ou notre mental.

    Car les scribes successifs au fil des siècle il y a près de 2000 pensaient autrement que nous autres les "modernes"... Ils avaient bien d'autres préoccupations, et surtout une autre forme de mentalité de celle que avons nous autres les "Modernes" avec nos voitures, notre TV, internet, nos week end à la campagne, nos... dits politiques. J'en passe et des meilleurs, Ha ! Ha ! Ha !

    Paraphrasant Pierre Abélard :

    Nous autres les "Modernes" par rapoort aux "Anciens" ne sommes que des nains ; mais rien ne nous empêchent de grimper sur leurs épaules. cela ne permettra ainsi d'avoir une vision beaucoup plus large et bien plus étendue que si nous demeurions sur le sol debout sur nos deux pattes arrières. (Rires ironiques).

    Nota bene : Je ne suis pas un homme de certitude mais de conviction bien étendu. Je fuis tout ce qui sectaire, car durant toute ma vie j'ai fuit cet état d'esprit restrictif et borné, bien plus grave que le pire des cancers noirs. [Dxit : "La masque de la Mort Rouge" d'Egard Allan Poë]

    Je vous remercie Vincent de votre compréhension et votre Sagesse bien plus qu’humaine. Ainsi que votre culture.

    Au revoir et toutes mes Amitiés les plus fidèles et les plus sincères envers votre Site merveilleux et si riche en culture et en sagesse. Merci à tous et à toutes.

    Votre…

    André.

  4. thibault le 8 janvier 2010

    Bonjour,

    Merci Augustin pour ces documents sonores, bien qu’il s’agisse de la traduction potestante si je ne me trompe (l’ officielle catholique est la Bible de Jerusalem).

    Je suis d’accord avec André pour dire que ces paroles touchent au coeur de tout un chacun, j’ajouterais l’âme, en revanche me rallie à Augustin sur la necessité de ne pas mélanger tout et son contraire : le relativisme ne reconnaît rien comme définitif et donne comme mesure ultime uniquement son propre ego et ses désirs.

    Thibault

  5. Augustin le 10 janvier 2010

    Bonjour Thibault,

    Merci pour votre commentaire. Au sujet de la traduction : je ne sais pas si l’on peut dire qu’il s’agit d’une traduction très marquée confesionnellement (je ne le crois pas), mais il est vrai en tous les cas que Louis Segond était protestant, son père étant catholique et sa mère protestante. Il est vrai également que cette version a été réalisée à l’initiative de chrétiens protestants, et largement diffusée dans ce courant confessionnel.

    Je tiens à préciser cependant qu’il ne s’agit pas là d’un choix vraiment délibéré de ma part, bien que je trouve celui-ci le moins mauvais ; j’aurais préféré utiliser la traduction œcuménique (TOB) mais celle-ci est, comme la Bible de Jérusalem – croyez-le ou non – encore sous droits.

    Voilà donc pour ces considérations que je qualifierais de marginales par rapport au sens profond des textes évangéliques (que j’ai choisi de lire en tant qu’ils font partie intégrante de notre patrimoine spirituel et moral), mais il est vrai utiles à préciser tout de même.

    Bien cordialement,

    Augustin

  6. Thibault le 11 janvier 2010

    Bonjour Augustin,

    Effectivement c’est marginal, et il n’y avait rien de péjoratif dans mon propos, le travail accomplit par Louis Second est admirable et nous sommes freres des protestants. Je le précisais plus comme vous le dites à titre de précision, pour ceux qui attachent une importance au texte et à son interpretation car en l’occurence, chaque mot peut compter.

    Cela me fait penser au vieux chinois dans « A l’Est d’Eden » de Steinbeck exultant sur la traduction du mot hébreux Timshel dans les différentes versions de la Bible et les différentes conséquences théologiques que cela entraine selon lui (Abel et Caïn: « tu pourras dominer le péché »/ ou « tu le domineras » : la notion de possibilité fait que l’homme a le choix, la liberté de choisir le bien).

    Cdt

    Thibault

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