Livres audio gratuits pour 'Alfred des Essarts' :


ESSARTS, Alfred (des) – Antonia, histoire allemande

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 52min | Genre : Nouvelles


Antonia

Cette haletante nouvelle d’Alfred des Essarts (1811-1893) est parue dans la revue La Presse littéraire en 1856.

«« Antonia, votre meilleur ami emprunte le langage et l’écriture des mortels pour se mettre en communication avec vous. Longtemps invisible à vos regards, il vous a contemplée tendrement, et cette tendresse fraternelle eût voulu écarter de votre jeune cœur jusqu’au plus léger souci. Aujourd’hui, si je me fais connaître, c’est qu’il faut que vous me compreniez ; il faut que vous secondiez mes efforts pour vous. Antonia, Antonia, ne soyez pas effrayée ; car celui qui vous parle ici est votre protecteur. Habitant du monde idéal, il veut travailler ici-bas à votre bonheur. Secondez-le ; soyez forte comme il est dévoué ! Votre Ariel. »
Antonia relut lentement, une à une, ces lignes qui tout à la fois la charmaient et l’effrayaient. Ariel… que signifiait ce nom ? Elle dut attendre un second billet qui lui expliquât le sens du premier ; intérieurement, elle le désirait. Aussi sembla-t-il qu’Ariel eût deviné ce vœu : le lendemain, nouvelle lettre. Antonia regarda autour d’elle avec une certaine terreur ; puis, se rassurant par un signe de croix, elle prit, ouvrit et lut la lettre qui la mettait en garde contre un mariage avec le marquis. »

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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ESSARTS, Alfred (des) – Conte de jadis

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 17min | Genre : Contes


Conte de jadis

Ce conte faustien d’Alfred des Essarts (1811-1893) est paru dans La Grande Revue en 1888.

« - O Satanas ! Du fond de ton lac de bitume, tu juges bien l’humanité, cette boîte à étroits compartiments où l’on ne peut plus se placer si l’on a manqué sa case.
- Ami, reprit le démon, d’une humeur charmante en ce moment-là, je t’installerai, moi, au plus haut rang. À ton passage, les monuments sortiront de terre ; la foule s’agitera sur un signe de ta main ; pas un gentilhomme qui ne te salue, pas un soudard qui ne t’offre son épée. »

Conte de jadis.

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DES ESSARTS, Alfred – Le Monument de Molière (Poème)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 18min | Genre : Poésie


Fontaine Molière

À Alfred des Essarts (1811-1893) poète, traducteur, écrivain français, on doit des feuilletons, des romans, des nouvelles (cf. Le Trésor du maître d’école), des chansons, des poésies et des pièces de théâtre. Poète parnassien, il rejoint le romantique Alfred de Musset dans son admiration pour Molière dans un long poème de 280 vers.

Le Monument de Molière (1843)
Cette statue, aussi nommée « La Fontaine Molière », œuvre de l’architecte Louis Visconti (1791-1853), a remplacé la fontaine Richelieu détruite en 1838 et il fut décidé qu’un monument serait élevé en l’honneur de Molière décédé en 1673 au n°40 de la rue de Richelieu.

Le bel hommage vibrant rendu à Molière par Des Essarts,

« Il s’adresse à la foule, il en est écouté.
La sottise rencontre un censeur redouté.
Se groupant tour à tour sous les pinceaux du maître,
Toutes les passions peuvent se reconnaître.
Le vice démasqué contre lui s’arme en vain :
Un regard de son roi rassure l’écrivain.
Plus d’obstacle pour lui !… Bientôt la Comédie
Devient un tribunal d’où sa verve hardie
Ne cesse de répandre, en traits vifs ou touchans,
Le rire sur les fous, l’horreur sur les méchans ;
Et de l’humanité juge exact, équitable,
Il sait en imitant rester inimitable !… »

rejoint la pensée d’Une soirée perdue de Musset, publiée ici en 2007 :

« Ô notre maître à tous, si ta tombe est fermée,
Laisse-moi dans ta cendre, un instant ranimée,
Trouver une étincelle, et je vais t’imiter !
J’en aurai fait assez si je puis le tenter.
Apprends-moi de quel ton, dans ta bouche hardie,
Parlait la vérité, ta seule passion,
Et, pour me faire entendre, à défaut du génie,
J’en aurai le courage et l’indignation ! »

Illustration : Fontaine Molière (1893-1894).

Le Monument de Molière.

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DES ESSARTS, Alfred – Le Trésor du maître d’école

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 22min | Genre : Nouvelles


Maître d'école

Dans les trois volumes du Parnasse Contemporain, figurent des poèmes de Gautier, Leconte de Lisle, Coppée, De Banville, Mendès, Sully-Prudhomme, Baudelaire, Verlaine… et d’auteurs moins célèbres tels Deschamps, Dierx et un grand ami du professeur d’anglais Mallarmé, le professeur de lettres Alfred des Essarts (1811-1893) à qui on doit aussi cette gentille nouvelle en prose au parfum irlandais.

« Cependant ce même homme si abandonné, si isolé dans sa misère, savait s’occuper généreusement du plaisir d’autrui. Le soir, pour économiser la chandelle, il s’en allait à la veillée, et là, il payait son écot par des récits merveilleux. [...] On l’écoutait bouche béante, on ne se lassait pas de l’entendre, et plus d’un disait, au sortir de la veillée : « Il n’y a pas un riche landlord qui parle aussi bien que notre maître d’école.» »

Le Trésor du maître d’école.

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