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PICHLER, Caroline – Agathoclès, ou Lettres écrites de Rome et de Grèce au commencement du quatrième siècle (Tome 2)

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 4h 18min | Genre : Romans


Agathoclès

Dans La Revue des romans parue en 1839, Pierre Augustin Eusèbe Girault de Saint-Fargeau présentait ainsi Agathoclès :
« C’est une époque bien digne de considération que celle où le vieux polythéisme, croulant de toute part, disputait encore l’empire du monde au christianisme prêt à s’établir sur ses ruines. Deux écrivains, dans ces derniers temps, ont imaginé de retracer cette époque : M. de Châteaubriand dans les Martyrs, et Mme de Pichler dans Agathoclès. Les deux ouvrages diffèrent absolument par le genre : l’un est une épopée en prose à la manière de Télémaque ; l’autre est un simple roman en forme épistolaire. Mais outre les rapports accessoires que l’identité d’objets a dû produire naturellement entre les deux compositions, il existe entre la fable de l’un et la fable de l’autre des ressemblances capitales. Dans les Martyrs, une païenne se convertit à la foi chrétienne qui est celle de son amant ; dans Agathoclès, un païen, amant d’ une chrétienne, embrasse la religion de sa maîtresse. Dans les deux ouvrages, les deux amants sont les principaux personnages ; dans les deux ouvrages, l’amant est un des principaux appuis du christianisme, devient personnellement odieux au féroce Galérius, et, par suite de cette haine, est condamné à périr, s’il ne sacrifie aux dieux. Eudore meurt dans le cirque sous la dent d’un tigre ; Agathoclès était réservé au même supplice, mais, par une faveur spéciale, cette peine est commuée en celle de la décollation. – L’amour et la religion forment, pour ainsi dire, par moitié le sujet d’Agathoclès, s’y partagent le mérite d’intéresser, et quelquefois y sont fondus ensemble de manière à se fortifier l’un l’autre par les impressions diverses qu’ils produisent. L’amour et la religion sont mêlés dans la destinée d’Agathoclès et de Larissa ; ils règlent aussi en commun la destinée de deux autres amants, Florianus et Valérie. L’amour seul fait le sort d’un autre couple, moins touchant sans doute, mais plus brillant, le sort de Tiridate et de Sulpicie, que les sentiments de tendre amitié qu’ils professent pour Agathoclès et Larissa rattachent à l’intérêt principal. La belle et séduisante Calpurnie est un personnage fort piquant ; amie dévouée de Sulpicie, ayant pour Agathoclès dans le fond du cœur une passion qu’elle ignore ou qu’elle dissimule longtemps, faisant des folies pour prouver son amour quand elle ne peut plus se le cacher à elle-même, et lorsqu’enfin elle apprend que cet amour ne peut être partagé, accablant des marques de sa générosité et son insensible amant et l’heureuse rivale qu’il lui a préférée. Les autres personnages secondaires sont mus par différents sentiments, tels que l’ambition, la jalousie, la haine ; et les effets de ces passions coupables ont une influence plus ou moins forte, plus ou moins directe, sur la destinée des deux principaux personnages.
Le roman d’Agathoclès est celui des ouvrages de Mme Pichler qui a le plus contribué à la gloire de l’auteur ; il parut à la même époque que les Martyrs, et quoiqu’il n’égale pas l’ouvrage de M. de Châteaubriand, il lui fut comparé ; ce qui est déjà un grand honneur pour l’auteur. »

Traduction : Isabelle de Montolieu (1751-1832).

Illustration : Peinture numérique de Daniel Luttringer.

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PICHLER, Caroline – Agathoclès, ou Lettres écrites de Rome et de Grèce au commencement du quatrième siècle (Tome 1)

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 5h 25min | Genre : Romans


Caroline Pichler

Caroline Pichler (1769-1843) était une romancière nationaliste autrichienne. Elle naquit à Vienne de Hofrat Franz von Greiner. En 1796, Caroline épousa Andreas Pichler, un fonctionnaire gouvernemental. Pendant de nombreuses années son salon fut le centre de la vie littéraire dans la capitale autrichienne, où elle décéda en 1843.

Ses premières œuvres, Olivier, d’abord publiée anonymement (1802), Idyllen (Idylles, 1803) et Ruth (1805), bien que déployant un considérable talent, étaient immatures. Elle trouva ses marques avec le roman historique, et le premier de ses romans de cette catégorie, Agathoclès (1808), une réponse à l’attaque d’Edward Gibbon sur ce héros dans son History of the Decline and Fall of the Roman Empire (Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain), atteint une grande popularité.

Incipit :
« Rome avait cessé d’être la résidence des Empereurs à l’époque où commence ce roman, mais n’en était pas moins regardée encore comme la capitale du vaste Empire romain. Dioclétien, qui de l’esclavage s’était élevé à la dignité d’un des premiers officiers commandant la garde impériale, monta sur le trône après la mort de l’empereur Numérien. Il s’était associé son compagnon d’armes Maximien, pour gouverner l’empire. Maximien régnait sur les pays situés au couchant, et résidait à Milan ; Dioclétien sur ceux situés à l’est, avait pour résidence Nicomédie. Peu de temps après, les deux empereurs trouvèrent nécessaire de s’associer encore deux co-gouvernants, sous le titre de Césars. Maximien s’associa Constance Chlore, père du grand Constantin, et Dioclétien nomma Galérius à la même dignité : ces deux césars furent regardés comme les fils adoptifs des deux empereurs. Ils furent obligés de se séparer de leurs épouses ; Maximien donna sa fille à Constance, et Dioclétien de même unit Galérius à la sienne. Ces quatre souverains se partagèrent les vastes possessions de l’Empire romain ; Constance Chlore gouvernait les Gaules, l’Espagne et l’Angleterre, connue seulement sous le nom de Bretagne ; Galérius les bords du Danube et les provinces d’Illyrie ; Maximien, l’Italie et une partie de l’Afrique ; Dioclétien, l’Egypte, la Thrace et les provinces asiatiques. Chacun de ces souverains jouissait de tous les droits de la souveraineté, et leur pouvoir réuni s’étendait sur toute la monarchie. »

Traduction : Isabelle de Montolieu (1751-1832).

Illustration : Portrait de Caroline Pichler.

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