Livres audio gratuits pour 'Catulle Mendès' :


MENDÈS, Catulle – Il ne faut pas jouer avec la cendre

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 20min | Genre : Nouvelles


Il ne faut pas jouer avec la cendre

Cette mélancolique nouvelle d’amour est parue dans le recueil Les Folies amoureuses en 1883.

« Ils s’étaient retrouvés. Il était toujours beau. Elle était encore jeune. Elle l’avait fait suivre après le théâtre. Elle lui avait écrit : « Si vous reconnaissez mon écriture, venez dimanche là-bas, où l’on s’aimait ». S’il avait reconnu l’écriture ! Il l’eût reconnu entre mille. Lui aussi, il se rappelait la petite chambre au premier étage de l’auberge, la chambre au papier déteint, aux carreaux rouges ; il devina que c’était là qu’elle l’attendrait. Rien n’avait changé dans ce nid de leurs amours. Seulement la servante était devenue très vieille. Avec quel bon appétit, l’appétit de leur jeunesse, ils mangèrent le pain bis et burent le vin bleu. « Comme tu es belle ! » lui disait-il, et il ajouta : « Tiens, on a mis un verrou ». Elle rougit et sourit. Tout ce qu’ils avaient fait autrefois, ils le refirent. Ils recommençaient leur vie. Ils auraient voulu être pauvres pour souffrir comme ils avaient souffert. Ils firent semblant de l’être. »

Il ne faut pas jouer avec la cendre.

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MENDÈS, Catulle – La Voix de jadis

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 13min | Genre : Nouvelles


Ramón Casas - Le Verre d'absinthe

Émouvante confession, dans un cabaret, d’une prostituée recueillie par Catulle Mendès dans La Voix de jadis (1886).

« Voilà pourquoi je bois autant que je puis. L’absinthe enroue, le genièvre aussi. Après avoir bu, je n’ai plus le son de parole que j’avais dans le temps. Et, à force d’avaler tout ce qui sèche et brûle la gorge, j’espère bien arriver à ne jamais plus entendre, quand je tire le bras aux hommes de la rue, la voix douce dont j’appelais maman et dont je disais que je l’aimais à mon premier amoureux. »

Illustration : Ramón Casas, Le Verre d’absinthe (1892).

La Voix de jadis.

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MENDES, Catulle – Léa

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 12min | Genre : Nouvelles


Léa

Cette pétulante nouvelle de Catulle Mendès (1841-1909) est extraite de la deuxième série des Monstres parisiens, publiée en 1885.

Le début : « En six mois deux palefreniers ont demandé leur congé, parce que Mademoiselle Léa leur avait cinglé la face à grands coups de cravache ! Enfant encore, seize à peine, elle a des violences soudaines de petite bête fauve. Ses trépignements de fillette pour une gronderie ou pour un caprice contrarié, sont des attaques de nerfs qui veulent mordre et qui mordent. Ses mains, dans ses colères, empoignent le bois de la table et y enfoncent les ongles. Elle a une façon impérieuse et méprisante de regarder les gens, qui a l’air de prévoir quelque insulte et déjà d’y répondre. »

Léa.

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MENDÈS, Catulle – Pour lire au bain (Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 8min | Genre : Contes


La Bonne Amie

Trois petits aperçus du recueil léger de Catulle Mendès Pour lire au bain :

- La Bonne Amie,
- Mesdemoiselles Ménechme,
- La Fille prompte.

Illustration : La Bonne Amie, par Fernand Besnier (1884).

> Écouter un extrait : La Bonne Amie.

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MENDÈS, Catulle – L’Amour pauvre – Les Trois Tiroirs

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 10min | Genre : Contes


L'Amour pauvre

Deux contes choisis au hasard dans le recueil Pour lire au bain, que Catulle Mendès a publié ; une cinquantaine de textes, disons légers, un tantinet sensuels et privilégiant l’amour facile.

L’Amour pauvre et Les Trois Tiroirs ont des conclusions opposées et inattendues.

Illustration : L’Amour pauvre, par Fernand Besnier (1884).

L’Amour pauvre.

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MENDÈS, Catulle – Effets sans causes

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 18min | Genre : Nouvelles


Henri Guérard - Tête de chat noir (1888)

Voici le problème posé par Catulle Mendès en 1897 dans Effets sans causes :

« Je crois bien qu’il y a des ombres qui ne sont les ombres de rien. Je crois aussi que l’on peut voir dans les glaces des reflets qui ne sont les reflets de rien. Pourquoi l’ombre et le reflet n’existeraient-ils pas par eux-mêmes ? parce que les mots dont on les désigne impliquent qu’ils n’ont pas de personnalité première et sont seulement des images d’êtres ou de choses ? c’est un raisonnement médiocre. Les mots peuvent se tromper. De même qu’il y a des personnes mal nommées, des lâches qui s’appellent Achille, des catins qui s’appellent Marie, il y a peut-être des objets qui ont d’incomplètes ou même d’absurdes représentations verbales. Les vocabulaires ne sont pas infaillibles. »

Illustration : Henri Guérard, Tête de chat noir (1888).

Effets sans causes.

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BANVILLE, Théodore (de) – Le Vin samien – MENDÈS, Catulle – Le Perroquet de Gérard de Nerval

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Biographies


Gustave Courbet - Femme au perroquet

Catulle Mendès et Théodore de Banville se retrouvent sur cette page parce que Le Perroquet de Gérard de Nerval de Mendès a été écrit en prenant comme point de départ Le Vin samien de Banville, ainsi que l’indiquent ces quelques lignes adressées à Jean Lorrain par Mendès dans sa dédicace :

« Tout récemment, vous rappeliez un conte du merveilleux Banville, le conte où parle le fatidique Perroquet-symbole de la Maison de Débauche ! Dans cette page de rêve, mon cher poète, il y a une histoire, une histoire vraie qui arriva au délicieux et douloureux Gérard de Nerval ; elle nous fut dite, à Banville et à moi, par Charles Asselineau, grand ami de Gérard Labrunie ; et la voici, moins émerveillante que le conte, mais plus proche de l’abominable réalité. »

Il faut reconnaître sous le nom du poète Aimery de Los celui de Gérard de Nerval et noter ce témoignage biographique précieux :
« Quoi qu’on ait dit, et quoi qu’il en ait pensé lui-même lorsqu’il s’en allait pour deux ou trois mois en villégiature chez le docteur Blanche, Aimery de Los (Nerval) n’a jamais été fou. Il ne l’était pas lorsqu’il écrivait ses Sonnets mystiques, si faciles à comprendre pour quiconque n’a pas perdu le sens poétique, et il ne l’était même pas lorsqu’il se pendit à un réverbère dans la triste rue souterraine, fatigué d’être garrotté dans les liens de la chair, et délivrant enfin son âme frémissante, dont il sentait s’agiter en lui les impatientes ailes de papillon, avides de l’espace infini et de la lumière. Il n’a jamais été fou, il n’était pas fou. »

La vérité ? Il est retrouvé pendu à la grille d’un escalier rue de la Vieille Lanterne, près du Châtelet, son chapeau sur la tête. Suicide ? Accident ? Agression ? Porte d’un asile qui lui aurait été refusée ? La mort de Nerval reste une énigme à l’image de ses livres et de sa vie.

Illustration : Gustave Courbet, Femme au perroquet (détail, 1866).

Le Vin samien.

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MENDÈS, Catulle – Le Crime du vieux Blas

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 10min | Genre : Nouvelles


Le Crime du vieux Blas

Le Crime du vieux Blas tient à la fois du drame épouvantable et du conte de fées.
Chaque lecteur peut s’interroger sur la conduite qu’il aurait tenue dans cette histoire très vraisemblable.

« Ai-je bien fait de baisser le pont ? Si j’avais lâché la manivelle sans m’inquiéter du train, si je m’étais jeté dans la rivière tout de suite, j’aurais tiré de l’eau mon pauvre cher enfant. Les wagons se seraient heurtés, brisés dans un affreux pêle-mêle contre le tablier de fer et de bois ; les voyageurs auraient péri en grand nombre, écrasés, déchirés, sanglants ; mais qu’est-ce que cela me fait, le mal des autres et leurs malédictions ? Un grand-père doit d’abord sauver son petit-fils, j’ai eu tort de faire mon devoir. »

Table des matières :

I. Le vieux Blas et le petit Blas
II. Le pont de fer et de bois
III. Histoire du petit garçon qui n’avait pas d’oreilles et du chien noir qui fumait sa pipe
IV. Après le devoir accompli
V. Le vieux Blas manque de courage
VI. Méchanceté des gens
VII. Cruauté des choses
VIII. Fin de l’histoire du petit garçon qui n’avait pas d’oreilles et du chien noir qui fumait sa pipe

Le Crime du vieux Blas.

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