Livres audio gratuits pour 'Égypte' :


HUSSEIN, Taha – Dans la prison d’Aboul-Ala (Sélection)

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 1h 20min | Genre : Essais


Taha Hussein

Taha Hussein (1889-1973), immense écrivain et penseur égyptien, est à juste titre surnommé « le doyen des lettres arabes ». Devenu aveugle à l’âge de trois ans, cela ne l’empêchera pas de faire de brillantes études au Caire, puis à Montpellier et à Paris, avant d’assumer les plus hautes charges dans l’enseignement public de son pays et d’y promouvoir maintes réformes.
Dans cet essai, il analyse l’œuvre d’une autre très grande figure de la pensée arabe : Abū al-ʿAlāʾ al-Maʿarrī (973-1057), devenu lui aussi très tôt aveugle à la suite d’une variole.
Par la profondeur de son esprit, Taha Hussein est au monde arabe ce que Kafka est au monde occidental : une figure incontournable que l’on ne saurait soustraire sans ressentir immédiatement un vide immense. Il y a un avant et un après Taha Hussein. Ceux qui tentent de l’arracher de nos manuels scolaires n’y feront rien. Il est et il sera.

« L’artiste de génie est chargé de chaînes dont il ne peut se défaire sans corrompre son art et dévier de la voie qu’il s’était tracée. Cependant, s’il parvient à soulever ces chaînes, que les choses se mettent en place et que les circonstances lui deviennent favorables, alors il peut faire avec son art ce qu’il veut, sans qu’aucune règle ne le contraigne plus, sans qu’aucun lien ne le retienne plus, ni qu’aucune prison ne l’enferme plus. Il est alors libre comme personne, libre de choisir ce qu’il veut ou ne veut pas faire. » (Taha Hussein, Dans la prison d’Aboul-Ala)
« Si j’ouvre la bouche, vous allez être obligés de me tuer, car ma vérité intérieure n’est pas la vérité établie. Je suis prisonnier de mon savoir, et je le crie. » (al-Maʿarrī)

Je tiens vivement à remercier Jean-Pierre Milelli, traducteur et directeur des Éditions Milelli qui a tout de suite donné son consentement.

Illustration : Taha Hussein.

> Écouter un extrait : Chapitre 07.

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PAVIE, Théodore – Les Harvis de l’Égypte et les jongleurs de l’Inde

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 29min | Genre : Voyages


Charmeur de serpents

A vingt-cinq ans, Théodore Pavie (1811-1896) possédait au moins neuf langues dont l’allemand, l’hébreu, l’arabe, l’hindoustani, le chinois, le mandchou. De ses séjours en Amérique, au Moyen-Orient, en Inde, à l’Île de la Réunion… il rapporta des carnets de dessins inédits et la matière d’une cinquantaine d’articles parus dans la Revue des deux mondes où figure en 1840 Les Harvis de l’Égypte et les jongleurs de l’Inde.

« L’un des joueurs de tambourins, grand garçon d’une belle taille, se laissa attacher les pieds, lier les mains derrière le cou, et enfermer dans un filet à poissons bien serré par une douzaine de nœuds. Dans cet état, après l’avoir promené autour du cercle des spectateurs, on le conduisit près d’un panier de deux pieds de haut sur quatorze pouces de large. [...] Il enleva le patient, toujours incarcéré dans son filet, et le plaça au fond du panier, en rabattant le couvercle sur sa tête ; il s’en fallait de plus de trois pieds que les bords se joignissent. On jeta un manteau sur le tout. »

L’évasion du prisonnier enchaîné de la malle cadenassée et transpercée de poignards n’a guère changé…

Les Harvis de l’Égypte et les jongleurs de l’Inde.

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MASPÉRO, Gaston – Deux Contes populaires de l’Égypte ancienne

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 32min | Genre : Contes


Contes egyptiens

Le célèbre égyptologue Gaston Maspéro (1846-1916), envoyé en Egypte en 1880, assiste Mariette et devient directeur du Service des antiquités égyptiennes. Il écrit dans la préface des Contes populaires de l’Égypte ancienne : « Lorsque M. de Rougé découvrit en 1852 un conte d’époque pharaonique analogue aux récits des Mille et une Nuits, la surprise en fut grande, même chez les savants qui croyaient le mieux connaître l’Égypte ancienne. Les hauts personnages dont les momies reposent dans nos musées avaient un renom de gravité si bien établi, que personne au monde ne les soupçonnait de s’être divertis à de pareilles futilités, au temps où ils n’étaient encore momies qu’en espérance. Le conte existait pourtant ; le manuscrit avait appartenu à un prince, à un enfant de roi qui fut roi lui-même, à Sétoui II, fils de Ménéphtah, petit-fils de Sésostris. [...] Même après vingt siècles de ruines et d’oubli, l’Égypte possède encore presque autant de contes que de poèmes lyriques ou d’hymnes adressés à la divinité. »

Rhampsinite est un papyrus datant de la XXème dynastie (-1186-1069 av JC) :
« Le roi Rhampsinite possédait un trésor si grand que nul de ses successeurs non seulement ne l’a surmonté, mais davantage n’a su en approcher. Pour le tenir en sûreté, il fit bâtir un cabinet de pierre de taille et voulut que l’une des murailles sortît hors l’œuvre et hors l’enclos de l’hôtel ; mais le maçon tailla et assit une pierre si proprement, que deux hommes, voire un seul, la pouvaient tirer et mouvoir de sa place. Le cabinet achevé, le roi y amassa tous ses trésors… »

Le Prince prédestiné est de l’époque saîte (seizième dynastie -1656-1539) :
« Or, après que les jours eurent passé là-dessus, le jeune homme dit à sa femme : « Je suis prédestiné à trois destins, le crocodile, le serpent, le chien ». Elle lui dit : « Qu’on tue le chien qui court avant toi ». Il lui dit : « S’il te plaît, je ne tuerai pas mon chien que j’ai élevé quand il était petit ! » Elle craignit pour son mari beaucoup, beaucoup, et elle ne le laissa plus sortir seul. Or, il arriva que… »

Le Conte de Rhampsinite.

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