Livres audio gratuits pour 'Eugène-Melchior de Vogüé' :


VOGÜÉ, Eugène-Melchior (de) – Le Maître de la mer

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 12h 14min | Genre : Romans


Le Maître de la mer

Un puissant roman qui parle de conquêtes de mers, de terres, de cœurs à une époque où le mot « expansion coloniale » avait un sens noble…

« – Parbleu ! fit Cruas. Nous sommes en Égypte. Ici, c’est toujours le nez de Cléopâtre qui change la face de la terre.
- Ici et partout, appuya Revaz. Vous devez le savoir, monsieur l’historien, si vous avez mis vos bonnes lunettes pour lire l’histoire. Nous le savons encore mieux, nous autres médecins qui regardons la vie du côté où elle est vraie, à l’envers. Mon maître Ferroz me l’a dit souvent, on peut l’en croire : sur cent hommes qui tiennent les grands rôles de la comédie humaine, il y en a quatre-vingt-quinze qui ne jouent le leur que pour une femme. De loin, on les croit tout occupés de mener le monde ; on approche, on entre dans leur privé, on voit vite de quoi ils sont occupés, par qui et par où ils sont menés. Il suffit de peu de mots pour résumer tout le travail de leur vie gagner de l’argent, grimper au mât de cocagne social, pour satisfaire les besoins et les vanités d’une femme, légitime ou autre. Quand on le leur dit, ils prennent de grands airs ; ils se rebiffent, haussent les épaules, traitent ces vérités d’inventions de roman. »

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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VOGÜÉ, Eugène-Melchior (de) – Cœurs russes : Histoires d’hiver

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 2h 5min | Genre : Nouvelles


Cœurs russes

Le vicomte Marie-Eugène-Melchior de Vogüé est un homme de lettres, diplomate et homme politique français, né à Nice le 24 février 1848 et mort à Paris le 24 mars 1910. Passeur de la littérature et de l’âme russes en France, il est connu comme auteur du Roman russe (1886), recueil d’articles sur les écrivains vedettes russes du XIXe siècle : Alexandre Pouchkine, Nicolas Gogol, Fiodor Dostoïevski et Léon Tolstoï.

Extrait : « Vous parlerai-je de l’histoire ? Je ne veux pas professer un cours vous savez comme moi que nul peuple n’a été secoué par plus de mains et par des mains plus dures, que nul n’a subi autant de servitudes domestiques et étrangères, autant d’invasions qui ont déteint sur lui ; vous savez qu’il erre depuis longtemps, comme une grande épave, entre l’Europe et l’Asie. Tenez, j’aime mieux vous dire ma théorie scientifique elle en vaut bien une autre. À mon sens, le Russe est le produit de la soupe qu’il mange. Vous la connaissez, la soupe nationale, vous vous la rappelez avec horreur ; on y trouve de tout, du poisson, des légumes, des herbes, de la bière, de la crème aigre, de la glace, de la moutarde, que sais-je encore ? des choses excellentes et des choses exécrables, on ne devine jamais ce qu’un coup de sonde va ramener de là. Ainsi de l’âme russe : c’est une chaudière où fermentent des ingrédients confus tristesse, folie, héroïsme, faiblesse, mysticisme et sens pratique vous en retirerez de tout au petit bonheur, et vous en retirerez toujours ce que vous attendiez le moins. Si vous saviez jusqu’où cette âme peut descendre ! Si vous saviez jusqu’où elle peut monter ! et de quels bonds désordonnés ! »

> Écouter un extrait : Prologue.

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VOGÜÉ, Eugène-Melchior (de) – Histoires d’hiver

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 24min | Genre : Nouvelles


Leonid Pasternak - O.S. Tseytlin et D.V. Vysotsky au café (1913)

Le recueil Cœurs russes (1893) de De Vogüé commence par Histoires d’hiver. C’est un dialogue de l’auteur avec Michaïl Dmitritch, proprietaire terrien « qui s’adonnait à l’étude des questions économiques, c’est-à-dire qu’il les mûrissait en fumant sa pipe et en discutant des soirées entières avec le maréchal de noblesse ou avec le juge de paix. Le premier étant un réactionnaire féroce et le second un rouge avéré, Michaïl Dmitritch possédait sur chaque question une solution autoritaire et une solution libérale qui prévalaient à tour de rôle dans son esprit, suivant l’interlocuteur rencontré la veille.Il travaillait plus spécialement la réforme de l’administration provinciale, l’amélioration du sort des paysans, l’extinction de l’ivrognerie et l’assimilation, des Israélites. »

Nous assistons à une confrontation des idées européennes et des idées russes sur la race, le pays, l’histoire, tout cela assez abstraitement et le Russe propose un exemple concret en racontant l’histoire de L’Oncle Fedia que vous pourrez écouter ensuite ou réécouter sur notre site.

Histoires d’hiver.

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VOGÜÉ, Eugène-Melchior (de) – Le Portrait du Louvre

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Nouvelles


Hubert Robert - La Grande Galerie du Louvre (1795)

Un familier du Musée du Louvre, puisqu’il y était conservateur adjoint, avait une « âme sensible et extrême, toujours ou toute en dedans ou très loin au dehors par delà le réel. Elle croyait aux mondes intermédiaires ; et tandis qu’aucun mystère ne l’effrayait, elle avait la crainte de la vie pratique, qu’elle connaissait mal et dont elle attendait peu… C’était un cœur solitaire, d’approche difficile ».

La nuit, parfois, il venait faire des rondes au milieu des tableaux. « Pour lui, ce n’étaient pas des fantômes, mais des vivants meilleurs. S’il lui arrivait de penser aux vivants d’os et de chair, il apercevait alors ces derniers comme de ridicules automates. La vie véritable, avec toute sa puissance, respirait là, dans le noir silence de la grande galerie ; il en subissait la pression croissante. [...] Il ralentissait le pas sous le regard enveloppant de la Joconde, il surprit un appel dans un souffle : « Fais ton rêve avec nous. » Plus loin, les deux vieux alchimistes de Rembrandt lurent dans leurs livres : « Nous avons les secrets de vie. » Le Charles Ier de Van Dyck murmura : « Ici l’on ressuscite et l’on règne. » Une vierge de Raphaël parla plus distinctement : « Il n’est qu’un chemin pour venir à nous. La souffrance. Tu es au bout. Viens. » Alors il se tourna vers la belle compagnie qui s’animait autour de la table, dans les Noces de Cana ; il s’écria, les mains jointes devant elle : « Oh ! recevez-moi dans votre paix éternelle. Défendez-moi contre les vivants. Je me sens vôtre, faites-moi place au milieu de vous ! » »

Eugène-Melchior de Vogüé vous révèle poétiquement dans Le Portrait du Louvre (1888) ce que le destin fit de cet étrange conservateur.

Le Portrait du Louvre.

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VOGÜÉ, Eugène-Melchior (de) – Un docteur russe : Vladimir Solovief

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 17min | Genre : Biographies


Vladimir Soloviev

Il est certain que Vladimir Sergueïevitch Soloviev, né à Moscou le 28 janvier 1853 et mort à Ouskoïe près de Moscou en 1900, philosophe et poète russe, n’a pas la renommée de son grand ami Dostoïevski ni de Tolstoï, avec qui il a des rapports tendus, car lui, Soloviev « sera partisan d’un christianisme hiérarchique et historique ; il n’admettra pas le principe de non-résistance au Mal, ni le christianisme purement moral et abstrait auquel aboutira Tolstoï ».

Voici comment commence l’hommage que lui rend en 1900 Eugène-Melchior de Vogüé :
« Les feuilles russes de ces derniers jours annoncent et déplorent en termes émus la mort de Vladimir Sergueiévitch Solovief. Rares seront les lecteurs français chez qui ce nom réveillera un souvenir. Singulière ironie des choses ! On connaissait fort peu en Europe le philosophe qui scandalisa les slavophiles par son européanisme. Solovief fut dans son pays l’une des figures les plus originales du dernier quart de siècle, une force, un excitateur d’ idées. Ce Doctor mirabilis eut des admirateurs fanatiques, et des journées triomphales dans les chaires où la jeunesse studieuse l’acclamait ; il électrisait par le magnétisme de sa personne et de sa parole, plus que par ses écrits d’un abord difficile. Philosophe, théologien, poète, Solovief fut tout cela, et pourtant ces qualifications le définissent mal : nous le replacerons mieux dans sa lignée en l’appelant un docteur, au sens que prenait ce mot quand on en décorait les grands scolastiques du moyen âge. »

En conclusion : « On reconnaîtra ailleurs, dans son pays le dialecticien songeur, candide comme un enfant, complexe comme une femme, trouble, attachant, indicible… Je vous dis que l’homme est un animal étrange et que l’homme russe en est un doublement étrange ».

Un docteur russe : Vladimir Solovief.

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VOGÜÉ, Eugène-Melchior (de) – L’Oncle Fédia

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 36min | Genre : Nouvelles


Nikolay Alexandrovitch Yaroshenko - Le Paysan dans la forêt

Eugène-Melchior de Vogüé a traduit plusieurs auteurs de romans russes et devient le premier grand spécialiste français de littérature russe. Il a fait connaître Dostoïevski au public français. Deux de ses Cœurs russes ont été publiés ici.

L’Oncle Fédia est le compte rendu d’une action judiciaire, dans laquelle se fourvoient trois fois les juges. Vogüé est témoin de ce procès et est peut-être le seul à croire en l’innocence de ce brave Oncle Fédia qui nous est présenté ainsi :

« Au temps de ma première jeunesse, il y avait dans le pays un vieux colporteur qu’on appelait l’oncle Fédia. Nul ne lui connaissait d’autre nom. D’où venait l’oncle Fédia ? Avait-il jamais eu une famille, un seigneur, un métier plus chrétien ? C’est ce que personne n’aurait pu dire. Il y en a tant, chez nous, de ces petites vies foraines isolées, errantes, qui ne tiennent à rien, ne servent à rien ; il semble que Dieu les ait semées sans y penser, puis perdues, comme les mouettes sur la mer, les oiseaux inutiles, seuls, qui ne se posent jamais. L’oncle Fédia tournait dans les villages ; quatre ou cinq fois par an, on le voyait reparaître avec sa télègue, son petit cheval maigre et sa balle rebondie. »

L’Oncle Fédia.

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VOGÜÉ, Eugène-Melchior (de) – Cœurs russes (sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 25min | Genre : Nouvelles


Eugène-Melchior de Vogüé

Eugène-Melchior de Vogüé (1848-1910) eut une longue carrière diplomatique  (Constantinople, Le Caire, Saint-Petersbourg…). Écrivain, il publia Syrie Palestine Mont Athos (1876), Histoires orientales (1880). Son œuvre principale Le Roman russe (1886) fit connaître en France la littérature russe et particulièrement Dostoïevski. Le Temps du servage et Le Manteau de Joseph Olénine sont deux nouvelles du recueil Cœurs russes (1893).

« L’aventure racontée dans ces pages repose-t-elle sur un fait réel ? J’hésiterais à le croire, si le caractère bien connu de M. Olénine n’éloignait jusqu’au soupçon d’une fiction romanesque. Il aimait en tout la vérité. D’ailleurs on me l’a dépeint un peu bizarre ; et puis, il arrive dans son pays bien des choses qui ne seraient pas naturelles dans un autre… »

Le Manteau de Joseph Olénine.

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