Livres audio gratuits pour 'Frances Trollope' :


TROLLOPE, Frances – Paris et les Parisiens en 1835 (Tome 02)

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 6h 4min | Genre : Voyages


Paris et les Parisiens en 1835

« La manière dont une vieille fruitière en plein vent noue les paquets de cerises qu’elle vend aux enfants pour un sou, pourrait servir de leçon au plus habile décorateur de nos tables. Une touffe de violettes, d’un prix assez modique pour être à la portée de la moindre soubrette de Paris, est arrangée avec une grâce qui la rend digne d’être portée par une duchesse, et j’ai vu le mince fonds de commerce d’une fleuriste, qui n’avait d’autre pavillon qu’un arbre et le ciel azuré, étalé avec un si heureux mélange de couleurs et de formes, que je me suis arrêtée à le contempler avec plus de plaisir que je n’en ai éprouvé à regarder le Palais de Flore, dans le King’s Road. »

Traduction : Jean Cohen (1781-1848).

> Écouter un extrait : Lettre 31.

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TROLLOPE, Frances – Paris et les Parisiens en 1835 (Tome 01)

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 6h 10min | Genre : Voyages


Paris et les Parisiens en 1835

En 1835, sous la monarchie de Juillet, Frances Trollope revient, après sept ans, visiter Paris. Elle porte sur les Parisiens son regard de femme de lettres anglaise, mais surtout d’aristocrate…

« Malgré l’excès de vanité dont on accuse communément les Français, il est certain qu’ils en montrent beaucoup moins que nous dans leur relations avec leurs semblables. J’ai vu une comtesse, d’une des plus anciennes maisons du royaume, ouvrir elle-même la porte extérieure de son appartement et y recevoir les personnes qui venaient la visiter, avec autant de grâce et d’élégance que si une triple rangée de grands laquais, portant sa livrée, eussent transmis leurs noms depuis l’antichambre jusqu’au salon. Et pourtant dans cette occasion ce n’était pas la fortune qui manquait, elle avait à ses ordres cocher, laquais, femme de chambre, et tous les domestiques accessoires d’une grande maison. Mais le hasard voulait que l’un eut été envoyé d’un côté et l’autre de l’autre, et il n’entra pas un seul instant dans la pensée de cette dame que sa dignité pût être compromise à se faire valoir sans eux. En un mot, la vanité des Français ne se montre pas dans les petites choses ; et c’est précisément pour cette raison que leurs relations sociales sont dépouillées de cette susceptibilité inquiète, de cette étiquette si pleine d’ostentation et d’orgueil qui pèse de tout son poids sur la nôtre. »

Traduction : Jean Cohen (1781-1848).

> Écouter un extrait : Préface.

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TROLLOPE, Frances – Mœurs domestiques des Américains

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 12h 19min | Genre : Voyages


Mœurs domestiques des Américains

Frances Trollope (10 mars 1780 – 6 octobre 1863) est une romancière et femme de lettres anglaise.
Née à Stapleton, près de Bristol, elle épousa en 1809 Thomas Trollope, un avocat. Suite aux revers de fortune de son mari, elle rejoignit avec trois de ses fils en 1827 la communauté utopique qu’avait fondée Fanny Wright dans le Tennessee. Après l’échec de cette expérience, elle s’installa à Cincinnati où elle fréquenta le sculpteur Hiram Powers.
De retour en Angleterre, elle attira l’attention en publiant en 1832 Domestic Manners of the Americans (Mœurs domestiques des Américains), critique sévère qui obtint la vogue en Angleterre, mais qui souleva contre elle la société anglo-américaine.
Elle est la mère d’Anthony Trollope.

Extrait : « L’accueil fait au général Lafayette est la seule occasion dans laquelle l’orgueil national ait triomphé de l’esprit national de parcimonie ; et il est évident qu’on doit l’attribuer au seul sentiment d’enthousiasme dont les Américains soient susceptibles : le triomphe qu’ils ont obtenu par le succès de leur lutte pour leur indépendance nationale. Mais quoique ce sentiment soit universellement reconnu comme une source de triomphe et d’orgueil juste et légitime, ils ne pourront pas toujours le faire valoir comme un fonds inépuisable de gloire et d’élévation parmi les autres nations. Leurs pères étaient des colons, ils ont combattu avec bravoure et sont devenus un peuple indépendant. Leurs succès et l’admiration qu’ils ont inspirée, même à ceux dont ils avaient secoué le joug, les ont encouragés pendant leur vie, jettent encore du lustre sur leurs sépulcres lointains et qu’aucun titre ne décore, et rendront illustre à jamais cette page de leur histoire.
Leurs enfants ont hérité de leur indépendance ; ils ont aussi hérité de l’honneur d’être fils de pères pleins de bravoure : mais cela ne leur donnera pas la réputation qu’ils désirent avoir, d’être des savants et des hommes bien élevés, et ne leur accordera pas le droit de parler éternellement de leur gloire en buvant un julep de menthe, en fumant du tabac, en jurant par la barbe de Jupiter, ou par quelque autre serment, qu’ils sont pleins de grâces et d’agréments et en disant en outre des injures à quiconque ne répond pas « Amen ». »

Traduction anonyme (1841).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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