Livres audio gratuits pour 'Gabriele D’Annunzio' :


D’ANNUNZIO, Gabriele – L’Enfant de volupté

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 11h 50min | Genre : Romans


Carolus-Duran - Le Baiser

Gabriele D’Annunzio, prince de Montenevoso, est un écrivain italien, né à Pescara le 12 mars 1863 et mort à Gardone Riviera le 1er mars 1938.

Gabriele D’Annunzio publie en 1889 son premier chef-d’œuvre, Il Piacere (L’Enfant de volupté). Le comte André Sperelli est l’amant d’Hélène, une sensuelle et belle jeune femme. Mais il éprouve un amour plus poétique pour Marie, une femme mariée à un ambassadeur, fidèle et dévote, malheureuse en ménage, qui ne vit que par sa fille. Il met tout en œuvre pour la séduire, tout en continuant à fréquenter Hélène.

Ce roman, très célèbre en Italie, est empreint d’une grande poésie.
« La fontaine mettait parmi les arbres un clapotement étouffé, que rompait parfois un bruit clair et sonore ; tout le ciel étincelait d’étoiles, que des lambeaux de nuages enveloppaient comme de longues chevelures cendrées ou comme de vastes filets noirs ; entre les colosses de pierre, à travers les grilles, apparaissaient et disparaissaient les lanternes des voitures en course ; dans l’air froid se répandait le souffle de la vie urbaine ; les cloches sonnaient, lointaines et proches. Il avait enfin l’entière conscience de sa félicité. »

Je voudrais remercier les donneurs de voix qui m’ont fait l’amitié de lire pour moi les phrases en allemand (Daniel Luttringer), en italien (Christine Treille), en anglais (Christiane-Jehanne) et en grec (René Depasse, qui a fait une traduction délicate et poétique).

Traduction : Georges Hérelle (1848-1935).

Illustration : Carolus-Duran, Le Baiser (1868).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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D’ANNUNZIO, Gabriele – Le Héros – Les Cloches

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Nouvelles


Gabriele d'Annunzio

Poète italien, de vie assez anarchique, Gabriele D’Annunzio (1863-1938), auteur de Le Feu et d’Episcopo et Cie, rédigés quand il était encore lycéen à 17 ans, doit sa célébrité surtout à son roman L’Enfant de volupté (1889) et à son drame sacré, Le Martyre de Saint Sébastien (1911) dont il écrivit lui-même la musique.

Le Héros s’appelle L’Ummalido ; il participe, avec sept autres, au déplacement de la statue de Saint Gonzalve : « La statue du patron, en bronze creux, noirâtre, avec une tête et des mains d’argent, était énorme et très pesante ». Elle s’effondre… « Enfin, on réussit à soulever la statue ; et l’Ummalido put retirer sa main broyée, sanglante, n’ayant plus de forme. »
Il offrira sa main coupée à Saint Gonzalve.

Les Cloches de l’église sont entretenues et sonnées par le jeune Biasce « Biasce, ce tintamarre l’enivrait. Il fallait le voir, le gamin ossu et nerveux, avec sa grande cicatrice rougeâtre sur le front, démener les bras en haletant, s’accrocher aux cordes comme un singe, se faire enlever par la force irrésistible de sa chère Louve, grimper jusqu’à la logette pour donner les derniers branles à la Chanteuse dans le frémissement sourd des deux autres monstres domptés. »
« Mars lui avait donné le mal d’amour, à Biasce ! » Il aime Zolfina.
« Quelles songeries sur ces trois cloches, quel vagabondage de rêves bizarres, quelles envolées lyriques de passion et de désirs ! Et comme elle était belle et gentille, l’image de Zolfina, émergeant sur cette mer d’ondes sonores dans les midis enflammés, ou s’évanouissant dans les crépuscules alors que la Louve prenait son ton de mélancolie lasse et ralentissait son carillon jusqu’à mourir de langueur. » (Appréciez le style.)
Mais le drame n’est pas loin…

Traduction : Georges Hérelle (1848-1935).

Le Héros.

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D’ANNUNZIO, Gabriele – Episcopo et Cie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 45min | Genre : Romans


Episcopo et Cie

Giovanni Episcopo, humble employé administratif, mène une vie paisible à Rome dans une modeste pension de famille. Il change de domicile, se lie avec des personnages équivoques et tombe bientôt sous le charme de Ginevra Canale, amante et complice de Giulio Wanzer qui s’enfuit en Argentine. Il perd son emploi, devient, malgré lui, l’époux de Ginevra dont il a un fils Ciro. Lorsque Wanzer réapparaît et tente de lui reprendre Ginevra, Episcopo l’assassine et se dénonce ensuite à la police, après la mort de son enfant.

Gabriele D’Annunzio (1863-1938) nous fait écouter, sur les lieux du crime, la confession détaillée, criante de sincérité d’Episcopo et Cie (1892), avec ses repentirs, ses trous de mémoire, ses reprises, ses plongées dans la dégradation humaine.
Un poignant roman réaliste italien qui fait penser inévitablement au roman fleuve russe de Dostoïevski Crime et châtiment (1866) dans lequel le meurtrier Raskolnikov convainc la police de sa culpabilité.

« Je me souviens de tout, de tout, de tout ! Vous entendez ? Je me rappelle les paroles de mon fils, ses gestes, ses regards, ses larmes, ses soupirs, ses cris, les moindres particularités de son existence, tout, depuis l’heure où il est né jusqu’à l’heure où il est mort.
Il est mort. Voilà seize jours déjà qu’il est mort. Et moi, je suis encore vivant. Mais je dois mourir ; et, plus tôt je mourrai, mieux cela vaudra. Mon enfant veut que j’aille le rejoindre.
Vous me croyez fou ? Non ? Il me semblait lire dans vos yeux… Non, monsieur, je ne suis pas fou encore. Ce que je vous raconte, c’est la vérité. Tout est vrai. Les morts reviennent. »

Traduction : Georges Hérelle (1848-1935).

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D’ANNUNZIO, Gabriele – Le Feu

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 14h 20min | Genre : Romans


Le feu

Gabriele d’Annunzio (1863-1938), écrivain et poète italien avait une culture prodigieuse, une imagination créatrice et une puissance de verbe incroyables comme l’atteste cet immense roman Le Feu paru en 1900. Son héros nietzschéen n’est pas lui-même, mais beaucoup d’éléments autobiographiques parsèment ce récit des amours de Silvio Effrena, chantre de la nouvelle Italie, et de la grande tragédienne Foscarina dans une Venise somptueuse, luxurieuse et royale. L’actrice, plus âgée que le « créateur », renonce à son amour pour laisser le jeune homme s’élancer vers la gloire. Elle quitte Venise le jour de l’enterrement de Richard Wagner, belle page qui clôt le roman…

Un échantillon de ce style proustien : « Les rubans, les plumes, le velours, toutes les matières ténues qui composaient avec un art sobre et fin le chapeau de la Foscarina ; ses yeux et l’ombre glauque dont ils étaient cernés ; le sourire même par où elle rendait charmante la grâce de son défleurir ; le bouquet de jonquilles fixé sur la proue à la place du petit fanal ; les imaginations rares de l’animateur ; les noms rêvés des îles disparues ; l’azur qui tour à tour se découvrait puis se cachait dans la brume neigeuse, les cris étouffés des oiseaux invisibles ; toutes les choses les plus délicates étaient vaincues par les jeux de ces apparences fugitives, par les couleurs de ces chevelures salines qui vivaient dans la vicissitude du flux et du reflux, se tournant comme sous des caresses alternées. »

Traduction : Georges Hérelle (1848-1935).

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