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CHESTOV, Léon – Dix Aphorismes

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 27min | Genre : Philosophie


Léon Chestov

L’œuvre du philosophe russe Léon Chestov (1866-1938) est méconnue. Probablement parce qu’elle se situe en dehors des grands systèmes de la philosophie. Il est difficile de résumer la pensée de Chestov qui passe par la philosophie, ses différents systèmes de pensées, pour s’en dégager et aborder les questions à ses yeux essentielles, notamment religieuses et spirituelles.
Il a laissé de très nombreux écrits philosophiques, dont, par exemple :

- La Philosophie de la tragédie, Dostoïevski et Nietzsche,
- Kierkegaard et la philosophie existentielle,
- La Nuit de Gethsemani,
- Essai sur la philosophie,
- L’Idée de bien chez Tolstoï et Nietzsche (Philosophie et Prédication).

Il rencontre André Gide, donne des cours de philosophie religieuse à la Sorbonne, collabore à des revues.
En Allemagne, il rencontre aussi Heidegger et Max Scheler. On pense que Qu’est-ce que la métaphysique (1929) de Heidegger, est inspiré des conversations des deux hommes.
Il dialogue avec Dostoïevski, Tertullien, Plotin, Platon, Luther, Tolstoï, Mozart, Spinoza, Blaise Pascal, Kierkegaard, Kant avec qui il « discute » comme s’ils étaient dans le paradis ou l’enfer des philosophes et des artistes…

Les Dix Aphorismes sont d’une lecture aisée qui ne s’adresse pas aux « spécialistes ». Deux passages montrant combien le style est accessible :

« L’essai d’une « critique littéraire scientifique » de Taine était mort-né. La critique ne peut ni ne doit être scientifique, c’est-à-dire s’embourber dans un système de données logiquement reliées entre elles. Le critique « a vu » de ses propres yeux ce dont parle le poète, il a donc le droit d’user de tous les privilèges qu’Apollon accorde à ses élus. Si l’arbitraire est permis au poète, en d’autres termes si la grande charte de la liberté appartient au poète, s’il est autorisé à chercher la liberté dans notre pauvre monde emprisonné dans ses lois de fer, le critique veut et peut exiger le même droit. »
« « Une énigme qui vaut la peine d’être méditée. » Autrement dit : je ne sais pas encore, mais quand j’aurai réfléchi, je saurai. La connaissance apparaîtra donc comme le résultat de ma réflexion humaine, uniquement de ma réflexion. Il n’y a pas d’autre source de la connaissance. Il n’y a pas de livre sacré, pas d’être supérieur à questionner et dont on puisse recevoir la réponse. Il n’y a qu’une seule source : la vie et notre raison. Cela veut dire que les énigmes resteront à jamais des énigmes, car jamais nous n’aurons foi dans l’infaillibilité de notre raison et dans la totalité de notre expérience. Et il faut ajouter que jamais nous ne cesserons de chercher à deviner. »

Traduction anonyme (1929).

Dix Aphorismes.

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