Livres audio gratuits pour 'Louis Ménard' :


MÉNARD, Louis – La Légende de Saint Hilarion – L’Origine des insectes

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 32min | Genre : Religion


Dominique Papety - La Légende de Saint Hilarion

Les Rêveries d’un païen mystique de Louis Ménard (1822-1901), mélange de philosophie et de poésie mystique (deux sélections sur le site) sont ici illustrées par deux légendes différentes,

- l’une chrétienne : La Légende de Saint Hilarion,
- l’autre de tradition rabbinique : L’Origine des insectes.

« Tout à coup Hilarion vit devant lui une vieille femme tenant dans ses bras un enfant. C’était cette femme qui avait initié Hilarion à la foi chrétienne ; elle habitait un monastère qu’elle avait fondé de l’autre côté du Nil, dans le désert qui s’étend aux pieds de la chaîne arabique. Elle était vénérée comme une sainte ; c’est elle que l’Église honore sous le nom de Marie l’Égyptienne. Elle fit signe à Hilarion de se lever et lui tendit l’enfant. »

Note 1 : Ondine (le nom de cette enfant) était une nymphe ou une naïade. À l’inverse des sirènes, les nymphes ne fréquentent pas la mer, mais les eaux courantes, rivières, fontaines, et n’ont pas de queue de poisson. Durant l’été, elles aiment se tenir assises sur la margelle des fontaines, et peigner leurs longs cheveux avec des peignes d’or ou d’ivoire. Elles aiment également se baigner dans les cascades, les étangs, et les rivières, à la faveur des jours radieux d’été. On dit que celles qui ont les cheveux couleur d’or possèdent de grands trésors qu’elles gardent dans leurs beaux palais immergés.

Note 2 : Dans le désert proche de Jérusalem se trouvait le tombeau d’une ermite, une solitaire. Autour de ce fait historique s’est constituée une des légendes hagiographiques les plus populaires des premiers siècles. Marie aurait été une courtisane d’Alexandrie.

Quant à L’Origine des insectes, note récente :
« On considère que les premiers insectes sont apparus il y a plus de 400 millions d’années. À cette période, il n’y a pas encore de fleurs ni de mammifères sur la Terre. Les plantes les plus évoluées ressemblent à des fougères, et les premiers vertébrés terrestres sont des amphibiens. Il y a par contre déjà des araignées et des mille-pattes ! »

Illustration : Dominique Papety, La Légende de Saint Hilarion (ca. 1843).

La Légende de Saint Hilarion.

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MÉNARD, Louis – Le Jour des Morts – Le Gouvernement gratuit

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Philosophie


Émile Friant - La Toussaint (1888)

De la trentaine des Rêveries d’un païen mystique de Louis Ménard sont extraits un texte religieux et un texte politique.

Dans Le Jour des Morts, le philosophe essaye de nous faire comprendre un mystère :
« Les philosophes et les lettrés se perdent en conjectures pour deviner comment les religions commencent, et quand ils pourraient assister à cette genèse, ils ne veulent pas ouvrir les yeux. »
Il écrit : « le peuple de Paris est le plus religieux de tous les peuples. Sa religion c’est le culte des morts. C’est à Paris que s’est établi l’usage de se découvrir devant un cercueil. Tous les ans, au commencement de ce triste et brumeux novembre [...] on se disperse dans le dédale des pierres funéraires, et chacun cherche ses tombes pour y déposer l’offrande de pensées et de chrysanthèmes, les dernières fleurs de l’automne. »
« À ceux que leur famille a repoussés, il reste la grande famille humaine. »

Le Gouvernement gratuit se présente sous forme d’un dialogue entre Jacques (« Il devrait être très riche, car il est honnête et laborieux : mais il s’est toujours laissé gruger par ses intendants ») et sa marraine : « une bonne fée nommée la Révolution. Comme elle était détestée d’un tas de gens, à qui elle reprochait leurs vices, elle s’est retirée dans le pays des Fées. Jacques va quelquefois la consulter, et elle lui donne de bons conseils qu’il ne suit jamais ».

Des répliques parfois savoureuses et pleines de vérité :
« Jacques. Mais comment, à Athènes, les citoyens pauvres pouvaient-ils passer leur temps à l’assemblée, puisqu’ils étaient obligés de travailler pour gagner leur vie ?
La Fée. On les indemnisait de leur journée avec trois oboles ! »
ou encore :
« Ton père et le père de ton père étaient écrasés sous la triple tyrannie du roi, de la noblesse et du clergé. J’ai voulu t’en affranchir (dit la Révolution) : à qui a profité ma victoire ? Uniquement à l’exécutif ; au lieu d’une noblesse héréditaire, tu as une aristocratie de fonctionnaires nommés par le pouvoir. Tu n’es pas plus libre et tu payes encore plus cher. »

Illustration : Émile Friant, La Toussaint (1888).

Le Jour des Morts.

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MÉNARD, Louis – Lettre d’un mythologue à un naturaliste

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 26min | Genre : Philosophie


Paul Gavarni - Fourberies de femmes

La Lettre d’un mythologue, très facile à lire, s’inscrit dans la série des trente Rêveries d’un païen mystique (Eschatologie, Nirvana, Socrate devant Minos, etc… Première Sélection, Deuxième Sélection).

Louis Ménard, auteur polyvalent chimiste, littérateur, poète, professeur, féru de grec, historien des religions, aux idées révolutionnaires, en 1876 publie Les Rêveries d’un païen mystique, mélange de dialogues philosophiques, de contes et de poèmes qui eut sa célébrité.
Il débat de tous les grands problèmes métaphysiques, dans cette Lettre d’un mythologue (suivie de la Réponse d’un naturaliste – sous forme de note inachevée), mais il a une position sur le problème de « la femme » propre à irriter les féministes.

« Saint Paul a raison d’ordonner aux femmes de se voiler à cause des anges car la beauté des filles de Caïn a séduit les Égrégores et causé leur damnation éternelle. (L’Égrégore est l’Esprit de groupe, entité proche de l’ange ou de l’inconscient collectif.) »
« L’implacable désir nous traîne par les cheveux ; nous nous roulons aux pieds de quelque odieuse idole, et, quand elle nous a broyé le cœur, nous lui demandons pardon. On s’étonne que nous soyons si facilement domptés par des créatures inférieures : c’est qu’elles sont plus vivantes que nous. »
« La femme n’est pas moins spontanée que l’homme dans ses affinités électives. Elle sent sa faiblesse, il lui faut un maître, et celui qui a pu la dompter pourra la protéger au besoin. »
« La femme est faite pour être mère : c’est sa fonction dans la nature et dans la société ; tout ce qui ne sert pas à cette fonction est un hors-d’œuvre. »
De quoi alimenter des querelles actuelles !

Lettre d’un mythologue.

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MÉNARD, Louis – Rêveries d’un païen mystique (Deuxième Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 36min | Genre : Philosophie


Rêveries d’un païen mystique

Quatre des trente Rêveries d’un païen mystique ont été publiées sur le site.
Louis Ménard (1822-1901) était passionné de chimie et de littérature, surtout d antiquité grecque. En 1876, il publie son livre le plus remarquable, les Rêveries d’un païen mystique, où se mêlent poésie mystique et philosophie, qui a une grande influence sur certains de ses contemporains qui décrivent Ménard comme l’homme le plus passionnément grec qu’on puisse imaginer.

Dans ce recueil il mêle poèmes et articles souvent dialogués.

Alliance de la religion et de la philosophie oppose la religion catholique et le protestantisme sur la doctrine du mariage. Libres penseurs et chrétiens y trouveront des arguments qui cent ans plus tard peuvent alimenter les mêmes discussions. La position de Ménard est surtout anticléricale :
« Au lieu de se retrancher obstinément dans des camps ennemis, les hommes et les femmes auraient un intérêt égal à vivre en paix sur un terrain commun. En réalité, ce n’est pas la religion qui nous gêne, c’est le clergé. »

Eschatologie est (tout simplement!!) un dialogue de l’Homme et de Dieu :

« L’Homme. Ainsi, il y a des choses que tu pourrais me dire et que je ne pourrais pas comprendre ? Soit, ma raison a des bornes, je le sais. Mais il y a des choses qu’il t’est défendu de me dire : pourquoi ? Si la vérité est bonne, le bien n’a pas à se cacher ; si elle est mauvaise, je suis de force à l’entendre, et si j’avais eu peur de la connaître, je ne t’aurais pas évoqué.

Le Dieu. Est-ce bien la vérité que tu cherches, et la trouverais-tu meilleure que l’incertitude, si elle était contraire à tes espérances ? Prends garde : tu veux savoir si l’âme est immortelle ? Ne me demande pas une réponse trop prompte : laisse-moi t’y préparer. »

Chaque lecteur peut trouver des sujets de méditation…

Alliance de la religion et de la philosophie.

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MÉNARD, Louis – Rêveries d’un païen mystique (Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 45min | Genre : Philosophie


Louis Ménard

Louis Ménard (1822-1901), chimiste (il a découvert le collodion), poète, peintre et historien fut professeur d’histoire universelle à l’Hôtel de Ville de Paris et publia trente Rêveries d’un païen mystique (1876) composées de sonnets, de dialogues philosophiques et d’histoires.

Le sonnet Nirvana traduit l’aspiration au néant, « le seul vrai monde ».

Commentaire d’un républicain sur l’oraison dominicale essaye de « traduire la prière des chrétiens dans la langue des rationalistes.[...] Malheureusement, les mots empêchent de voir les idées. Le christianisme et la démocratie, qui faisaient bon ménage à Florence au moyen âge, se considèrent aujourd’hui en France comme irréconciliables. [...] Cette société idéale que les chrétiens appellent le règne de Dieu sur la terre, cette république fraternelle que nous voulons fonder sur la liberté qui est le droit, sur l’égalité qui est la justice, n’est-ce qu’un rêve de notre conscience ? »

Socrate devant Minos est un dialogue des morts philosophique entre Socrate, Minos juge des Enfers et les Euménides (appelées aussi les Bienveillantes) qui tracent un horrible tableau de ce qui attend l’humanité  ; Socrate réagit : « Écartez ce tableau lugubre, ô Déesses. Les hommes ne peuvent être heureux que si les rois deviennent philosophes ou si les philosophes deviennent rois. »

Un jour l’auteur rencontre Le Diable au café Procope. Ils discutent sur le « Je pense, donc je suis », sur l’existence ou la non-existence de Dieu et sur des sujets annexes :
« Moi. Mais la perfection implique l’existence.
Lui. Encore un sophisme de Descartes ; l’antiquité avait des philosophes plus hardis et plus forts que vous. Pour eux, le bien, le parfait, est supérieur à l’être ; il est cause de tout ce qui est, mais lui-même dédaigne d’exister. »

Rêveries à méditer, à contester ou à approuver…

> Écouter un extrait : Nirvana.

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