Livres audio gratuits pour 'Louis Mullem' :


MULLEM, Louis – La Tragédie du magnétisme

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Contes


La Tragédie du magnétisme

Un Conte d’Amérique qui provoqua une grande curiosité à Boston.

La Tragédie du magnétisme (1890), très élégamment contée par Louis Mullem est un spectacle d’hypnotisme qui tint l’affiche pendant cent jours.

« Et choyés d’acclamations en délire, sur le galop final sonné par l’orchestre à grands renforts de cuivres et de tambours, les quatre clowns, tout à l’heure tragédiens hors ligne, se déhanchèrent en une gigue épileptique, en une bondissante pantomime où les précédentes scènes d’incantations, d’effusion, de séduction, d’exaltation, sautaient sur le mode grotesque ; fantoches désordonnés, énergumènes radieux, ils s’enfuirent enfin dans l’ouragan d’une ovation sans exemple dont les transports continuèrent longtemps encore après la chute du rideau. »

Quelques indications sur l’auteur sont consultables dans le billet consacré à L’Union libre.

Illustration : Séance d’hypnose, affiche du XIXe.

La Tragédie du magnétisme.

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MULLEM, Louis – La Philanthropophagie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 32min | Genre : Contes


Charles E. Gordon Frazer - Fête cannibale sur l'île de Tanna

Auriez-vous envie de vivre dans ce pays, imaginé par Louis Mullem (1830-1902) dans un de ses Contes d’Amérique : La Philanthropophagie ?

« Assurer l’approvisionnement autophagique et national, telle était, poursuit-elle, la préoccupation dominante du législateur. En conséquence, tout indigène était tenu de mourir pour son pays et cette clause, prise à la lettre, n’affectait pas, comme ailleurs, un sens de détachement et de vaines protestations platoniques. On mourait, mangeable, à quarante ans révolus, époque où dans la pleine maturité des chairs l’âme s’éteint volontiers aux illusions.
L’inutile fardeau de la vieillesse fut ainsi supprimé, sauf pour la caste des administrateurs chargés du souci gouvernemental, sorte d’aristocratie sénatoriale formée, cela va de soi, par le notable et ses associés. »

Illustration : Charles E. Gordon Frazer, Fête cannibale sur l’île de Tanna, Nouvelles Hébrides.

La Philanthropophagie.

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MULLEM, Louis – Fin d’année

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 13min | Genre : Nouvelles


Fin d'année

Mieux vaut ne pas dévoiler les dernières lignes, pour que l’auditeur de Fin d’année, conte d’Amérique de Louis Mullem soit, comme les clients du « Monologue-bar » de San Francisco, surpris de la performance de M. Roboam Truddle en ce 31 décembre 188..
« Quoi de neuf ? disait M. Truddle en manière de causerie d’ivrogne avec ses voix intérieures. – Quoi de neuf ? Parbleu, rien !… L’année va finir, dit-on ; eh bien ! qu’elle aille au diable, peu m’importe… Travailler niaisement chaque jour, arracher le pénible dollar, ramasser la croûte de pain quotidien par lâcheté de mourir, se griser le soir pour oublier le dégoût de vivre… Voilà ce que l’année défunte nous a fait faire… Et l’espérance a toujours menti, le hasard a refusé d’être prestigieux, certes !… La fortune, l’éternel rêve d’avoir et de pouvoir nous échappe plus que jamais…. Oui, le diable maudisse l’année morte et celles qui suivront, le temps inutile qui nous rend d’heure en heure plus seuls, plus nuls, plus laids, plus douloureux… »

Fin d’année.

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MULLEM, Louis – L’Union libre

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 30min | Genre : Nouvelles


Louis Mullem

Louis Mullem (1830-1908), journaliste parisien, chroniqueur, feuilletonniste, auteur dramatique, ne cherchait pas la renommée… qui l’oublia. En exergue à ses 18 Contes d’Amérique (1890) dédiés à Alphonse Daudet, il écrit : « L’imagination ne pouvant que retrouver ou prévoir, les historiettes suivantes devraient être, selon le désir de l’auteur, considérées comme des chimères susceptibles de devenir réelles ou de l’avoir été. »
Le second conte, L’Union libre, a pour cadre San Francisco et pour sujets le mariage, l’émancipation de la femme et ses revendications (on croirait entendre parfois les discours féministes de nos jours).

« La démonstration, que nous avons soin d’abréger, prenait pour point de départ l’éternelle hostilité qui semble, de par la nature, diviser les deux sexes, hostilité fomentée de part et d’autre par l’égoïsme, et dont l’orateur flétrissait, comme principale manifestation, ces cruelles ruses de guerre, cette suite de dissimulations et de mensonges qu’on a décorées du nom d’amour. Les critiques et les épigrammes retentissaient, dru comme grêle, contre tous les genres d’unions, définitives ou passagères, contractées sous prétexte d’amour, dans nos sociétés de convention. [...] Mais la leçon s’envenima des fureurs d’une vraie philippique lorsqu’il fut question de la rivalité des deux moitiés humaines sur le terrain intellectuel, et surtout lorsqu’il fut traité des injustices de l’homme refusant d’admettre qu’il y a « différence » et non « inégalité », et que la force morale dont l’homme se targue demeure stérile sans les « correctifs » de prudence et de tendresse qu’y apporte la femme. »

Mais c’est un conte divertissant qui finit plaisamment !

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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