Livres audio gratuits pour 'Louise-Victorine Ackermann' :
ACKERMANN, Louise-Victorine – Le Positivisme (Poème)
Donneur de voix : Iamnot | Durée : 1min | Genre : Poésie
« Il s’ouvre par-delà toute science humaine
Un vide dont la Foi fut prompte à s’emparer.
De cet abîme obscur elle a fait son domaine ;
En s’y précipitant elle a cru l’éclairer.
Eh bien ! nous t’expulsons de tes divins royaumes,
Dominatrice ardente, et l’instant est venu
Tu ne vas plus savoir où loger tes fantômes ;
Nous fermons l’Inconnu.
Mais ton triomphateur expiera ta défaite.
L’homme déjà se trouble, et, vainqueur éperdu,
Il se sent ruiné par sa propre conquête
En te dépossédant nous avons tout perdu.
Nous restons sans espoir, sans recours, sans asile,
Tandis qu’obstinément le Désir qu’on exile
Revient errer autour du gouffre défendu. »
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ACKERMANN, Louise-Victorine – L’Amour et la mort (Poème)
Donneur de voix : René Depasse | Durée : 9min | Genre : Poésie
Louise-Victorine Ackermann (1813-1890), grande poétesse française, dit d’elle-même : « Mon enfance fut triste. Aussi haut que remontent mes souvenirs, je n’aperçois qu’un lointain sombre. Il me semble que le soleil n’a jamais lui dans ce temps-là. J’étais naturellement sauvage et concentrée. » Elle fit sa première communion, pour respecter les conventions mondaines, mais son adhésion fervente alarma son père qui lui fit lire Voltaire, et l’esprit du philosophe créa le premier divorce entre elle et le catholicisme. « Considéré de loin, à travers mes méditations solitaires, le genre humain m’apparaissait comme le héros d’un drame lamentable qui se joue dans un coin perdu de l’univers, en vertu de lois aveugles, devant une nature indifférente, avec le néant pour dénouement. »
Elle écrivit de nombreux recueils dont vingt Poésies philosophiques parmi lesquelles la bien pessimiste L’Amour et la mort où certains vers ont une résonance hugolienne (Victor Hugo l’a conseillée dans sa jeunesse).
« Amants, autour de vous une voix inflexible
Crie à tout ce qui naît : « Aime et meurs ici-bas ! »
La mort est implacable et le ciel insensible ;
Vous n’échapperez pas.
Eh bien ! puisqu’il le faut, sans trouble et sans murmure,
Forts de ce même amour dont vous vous enivrez
Et perdus dans le sein de l’immense Nature,
Aimez donc, et mourez ! »
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