Livres audio gratuits pour 'Marcel Schwob' :


SCHWOB, Marcel – Mimes

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 1h 19min | Genre : Poésie


Jean Veber - Mimes

En 1891, le chercheur britannique Frederic George Kenyon déchiffra, dans un ensemble de papyrus récemment acquis par le British Museum, les Mimiambes d’Hérondas, poète grec du IIIème siècle av. J.C. dont on croyait l’oeuvre définitivement perdue. Cette découverte enthousiasma le monde des lettres européennes et fut l’objet de différentes publications. Partant de l’œuvre d’Hérondas, Marcel Schwob composa, dès la même année, 21 textes très courts, qu’il publia d’abord séparément dans L’Écho de Paris entre juillet 1891 et juin 1892, puis, en 1893, réunis en recueil sous le titre de Mimes.

Le Mime est un genre littéraire de la Grèce antique, caractérisé par des textes brefs décrivant des scènes de la vie quotidienne. Les Mimes d’Hérondas sont souvent des visions désabusées et ironiques de l’humanité. Les Mimes de Marcel Schwob s’enchaînent avec une intensité dramatique croissante, partant de scènes anecdotiques dans lesquelles l’hédonisme est le fil conducteur, pour arriver à un épilogue tragique mettant en scène Daphnis et Chloé, morts prématurément, et perdant peu à peu le goût pour les choses de la Terre qu’ils ont tant aimées de leur vivant…

Une atmosphère mélancolique et voluptueuse, pour évoquer dieux, déesses, désirs, plaisirs, symboles, rites, mistère et mort…

Illustration pour la couverture du recueil Mimes de Marcel Schwob, par Jean Veber (1894).

Mimes.

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SCHWOB, Marcel – Cœur double (Œuvre intégrale)

Donneuse de voix : Christine Sétrin & René Depasse | Durée : 4h 44min | Genre : Contes


Marcel Schwob - Arachné

« Le cœur de l’homme est double ; l’égoïsme y balance la charité ; la personne y est le contrepoids des masses ; la conservation de l’être compte avec le sacrifice des autres ; les pôles du cœur sont au fond du moi et au fond de l’humanité. Ainsi l’âme va d’un extrême à l’autre, de l’expansion de sa propre vie à l’expansion de la vie de tous. Mais il y a une route à faire pour arriver à la pitié, et ce livre vient en marquer les étapes. L’égoïsme vital éprouve des craintes personnelles : c’est le sentiment que nous appelons TERREUR. Le jour où la personne se représente, chez les autres êtres, les craintes dont elle souffre, elle est parvenue à concevoir exactement ses relations sociales. Or, la marche de l’âme est lente et difficile, pour aller de la terreur à la pitié. », écrit Marcel Schwob dans la préface de Cœur double (1891), son premier recueil, composé de dix-huit contes publiés dans L’Écho de Paris entre 1890 et 1891.

Ce volume comprend également La Légende des gueux, poignante fresque composée de seize récits, tranches de vies des petites gens à travers les âges…

Retrouvez tous les contes de Cœur double sur Littérature audio.com :

- Les Striges,
- Le Sabot,
- Les Trois Gabelous,
- Le Train 081,
- Le Fort,
- Les Sans-Gueule,
- Arachné,
- L’Homme double,
- L’Homme voilé,
- Béatrice,
- Lilith,
- Les Portes de l’opium,
- Spiritisme,
- Un squelette,
- Sur les dents,
- L’Homme gras,
- Le Conte des œufs,
- Le Dom.

Illustration : Arachné, par Georges de Feure, pour le recueil La Porte des rêves (1899).


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SCHWOB, Marcel – Sur les dents – L’Homme gras – Le Conte des œufs – Le Dom

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 1h 5min | Genre : Contes


Marcel Schwob - Le Conte des oeufs

Quatre contes manquaient à notre site pour compléter le recueil Cœur double (1891). Quatre contes peut-être moins noirs que ceux que nous connaissons déjà :

Sur les dents : un récit à la Mark Twain, dans la lignée de Spiritisme et Un squelette, d’une traumatisante séance chez le dentiste.

Tout est « solide, rond et gras » dans la maison où vivent heureux L’Homme gras et sa nièce « potelée, blanche et rose ». Jusqu’au jour où ils reçoivent la visite d’un énigmatique homme maigre…

Le Conte des œufs : un conte philosophique « pour passer plaisamment les quarante jours du Carême depuis le Mercredi des Cendres jusqu’au Dimanche de Pâques. »

Le Dom est le personnage auprès duquel aboutira le voyage d’un Maharajah en quête de la renonciation et de la véritable pitié du pauvre.

Illustration : Le Conte des œufs, par Georges de Feure, pour le recueil La Porte des rêves (1899).

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> Écouter un extrait : Sur les dents.

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SCHWOB, Marcel – Le Fort – Les Sans-Gueule – L’Homme voilé – Béatrice

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 1h | Genre : Contes


Marcel Schwob - Béatrice

Quatre nouveaux contes extraits du recueil Cœur double (1891) dans lesquels Marcel Schwob conjugue l’horreur, la peur, l’étrange avec un sentiment profond d’humanité…

Le Fort : La guerre. Un fort isolé sur le point d’être assiégé. Le commandant se résout à sacrifier deux hommes, deux Bretons de Rosporden, et de les envoyer porter un message pour demander du secours…

Les Sans-Gueule : Toujours la guerre. Deux hommes sont retrouvés ensemble sur le champ de bataille, de la même taille, tous deux complètement défigurés, mais vivants. Un jour, « une petite femme en cheveux » se présente à l’hôpital, convaincue que l’un des deux Sans-Gueule est son mari disparu au combat. Mais lequel ?

L’Homme voilé : Un compartiment dans un train de nuit. Le narrateur et deux autres hommes sont les seuls voyageurs. Quel phénomène étrange se produira-t-il pour que le narrateur commence son histoire par : « si ma tête tombe, je veux que ce récit me survive et qu’il soit dans l’histoire des existences une étrangeté vraie, comme une ouverture blafarde sur l’inconnu » ?

Béatrice : « L’âme n’était point différente de la vie : c’était le souffle animé qui peuple le corps ; et, dans l’amour, ce sont les âmes qui se cherchent lorsque les amants se baisent sur la bouche : l’âme de l’amante veut habiter dans le beau corps de celui qu’elle aime, et l’âme de l’amant désire ardemment se fondre dans les membres de sa maîtresse. »

Illustration : Béatrice, par Georges de Feure, pour le recueil La Porte des rêves (1899).

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> Écouter un extrait : Le Fort.

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SCHWOB, Marcel – Vies imaginaires

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 4h 27min | Genre : Contes


Georges Barbier - Clodia, Matronne impudique

Comme dans La Légende des gueux (1891), Marcel Schwob nous propose, dans Vies imaginaires (1896), de survoler l’histoire de l’humanité. Mais, au lieu de raconter des tranches de vies de fiction, il s’attache cette fois à la biographie de personnages réels, aux destins souvent tragiques : poètes, artistes, princesses ou pirates célèbres (Lucrèce, Pétrone, Paolo Uccello, Pocahontas ou le Capitaine Kid), mais aussi des figurants de l’Histoire, dont la mémoire n’a subsisté qu’associée à un nom plus célèbre (Cecco Angiolieri et Dante Alighieri, Nicolas Loyseleur et Jeanne d’Arc, Gabriel Spencer et Ben Johnson) ou encore des inconnus, n’ayant laissé qu’un nom dans des documents d’archives (Katherine la dentellière, Alain le Gentil).

Partant des faits réels, forcément insuffisants pour saisir la vérité d’un personnage, Marcel Schwob comble les lacunes laissées par l’Histoire en imaginant des détails infimes et des anecdotes, composant ainsi une série de vingt-deux tableaux singuliers, empreints de poésie, inoubliables.

« Elle était fille d’Appius Claudius Pulcher, consul. À peine eut-elle quelques années, elle se distingua de ses frères et de ses sœurs par l’éclat flagrant de ses yeux. Tertia, son aînée, se maria de bonne heure ; la plus jeune céda entièrement à tous ses caprices. Ses frères, Appius et Caïus, étaient déjà avares des grenouilles en cuir et des chariots de noix qu’on leur faisait ; plus tard, ils furent avides de sesterces. Mais Clodius, beau et féminin, fut compagnon de ses sœurs. Clodia leur persuadait avec des regards ardents, de l’habiller avec une tunique à manche, de le coiffer d’un petit bonnet en fils d’or, et de le lier sous les seins avec une ceinture souple ; puis elles le couvraient d’un voile couleur de feu et le menaient dans les petites chambres où il se mettait au lit avec elles trois. Clodia fut sa préférée, mais il prit aussi la virginité de Tertia et de la cadette. » (Clodia, Matronne impudique)

Illustration : Vies imaginaires, édition de 1929 illustrée par Georges Barbier (1882-1932).

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> Écouter un extrait : Clodia, Matronne impudique.

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SCHWOB, Marcel – Le Voyage à Samoa

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 5h 24min | Genre : Voyages


Louis Michel Eilshemius - Crépuscule à Samoa

En Octobre 1901, Marcel Schwob, accompagné de son domestique chinois Ting, s’embarque à destination des îles Samoa, afin de rendre un dernier hommage à son maître littéraire, Robert Louis Stevenson (écouter à ce sujet le Spicilège qu’il lui a consacré), inhumé sur l’île d’Upolu.
Plus qu’un pélerinage, ce voyage est surtout une thérapie. Depuis 1896, Schwob est atteint d’une maladie mystérieuse qui, après plusieurs opérations invalidantes, l’a laissé à la merci de la morphine. C’est donc un homme malade qui s’embarque pour les mers du Sud, avec l’illusion d’en rapporter la santé.
Au départ, sa passion pour la mer, l’espoir de la guérison, l’éblouissement du séjour à Ceylan, le remplissent d’émotion, malgré des conditions atmosphériques souvent difficiles, la bêtise de certains passagers ou l’indignation ressentie devant l’attitude des Français envers les populations locales. Mais bien vite, tout se complique : des ennuis administratifs l’attendent en Australie ; puis, à peine arrivé à Samoa, Schwob est atteint d’une violente pneumonie qui l’oblige à repartir…

Le Voyage à Samoa, publié pour la première fois en 1930, dans les Œuvres complètes de Marcel Schwob, est le récit de cette longue croisière en mer, ponctuée d’escales (Port-Saïd, Djibouti, Ceylan, l’Australie), que Schwob décrit à sa femme, l’actrice Marguerite Moreno, dans de longues lettres pleines de poésie et de couleurs.

Illustration : Crépuscule à Samoa de Louis Michel Eilshemius (1864-1942).

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> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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SCHWOB, Marcel – Il Libro della mia memoria

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 17min | Genre : Essais


Eastman Johnson - Reading Boy

« Le premier livre que j’eus me fut rapporté d’Angleterre par ma gouvernante. J’avais quatre ans. Je me souviens nettement de son attitude et des plis de sa robe, d’une table à ouvrage placée vis-à-vis de la fenêtre, du livre à couverture rouge, neuf, brillant, et de l’odeur pénétrante qu’il exhalait entre ses pages. [...] Mais son odeur me donne encore aujourd’hui le frisson d’un nouveau monde entrevu, et la faim de l’intelligence. »
« Je mettais le petit livre sur l’oreiller pour recevoir la première pauvre lumière du jour ; et, couché sur le ventre, le menton soutenu par les coudes, j’aspirais les mots. Jamais je n’ai lu plus délicieusement. Il n’y a pas longtemps que j’ai essayé, un soir, de reprendre ma vieille position de cinq heures. Elle m’a paru insupportable. »
« Le vrai lecteur construit presque autant que l’auteur : seulement il bâtit entre les lignes. Celui qui ne sait pas lire dans le blanc des pages ne sera jamais bon gourmet de livres. La vue des mots comme le son des notes dans une symphonie amène une procession d’images qui vous conduit avec elles. »

Publié en mars 1905, quelques jours après sa mort, Il Libro della mia memoria, évocation de souvenirs liés à la lecture et aux livres, sa grande passion, est le dernier écrit de Marcel Schwob (1867-1905).

Illustration : Eastman Johnson (1824-1906), Reading Boy.

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Il Libro della mia memoria.

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SCHWOB, Marcel – Robert Louis Stevenson

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 31min | Genre : Essais


Robert Louis Stevenson

Robert Louis Stevenson fut très tôt un modèle pour Marcel Schwob. Vers la fin des années 1880, les deux écrivains entamèrent une amitié épistolaire que la mort de l’écossais interrompit en 1894, sans qu’ils aient pu jamais se rencontrer.
Dans ce texte extrait de Spicilège (1896), Schwob rend hommage à son ami disparu en expliquant le choc que fut pour lui la découverte de L’Île au trésor

« Je me souviens clairement de l’espèce d’émoi d’imagination où me jeta le premier livre de Stevenson que je lus. C’était Treasure Island. Je l’avais emporté pour un long voyage dans le Midi. Ma lecture commença sous la lumière tremblotante d’une lampe de chemin de fer. Les vitres du wagon se teignaient du rouge de l’aurore méridionale quand je m’éveillai du rêve de mon livre. »

Marcel Schwob entreprendra en 1901 un pélerinage sur la tombe de Stevenson, dans l’île d’Apia (Samoa) ; ce long voyage en mer est raconté dans une collection de lettres à son épouse, rassemblées sous le titre Le Voyage à Samoa, bientôt disponibles sur le site.

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Robert Louis Stevenson.

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