Livres audio gratuits pour 'Marie Aycard' :


AYCARD, Marie – Le Major Linch

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 31min | Genre : Nouvelles


Le Major Linch

Cette plaisante et tragique histoire de bigamie de Marie Aycard (1794-1859) est parue dans La Presse littéraire en 1854.

« Rien n’était plus contraire aux mœurs et aux habitudes anglaises que ce qui se passait : une femme qui épouse un homme sans l’aimer, qui, presque au pied de l’autel, déclare à son mari qu’elle le quitte poursuivre ou plutôt pour courir après un amant ; cela confondait toutes les idées du jeune midshipman, cela lui semblait une monstruosité qui approchait de la folie. Il fallait s’expliquer avec ce don Juan de Cuentès, puisque la nouvelle mariée n’était pas en état d’entendre la raison. Lord Linch prit donc le chemin de la rue d’Alcala, et il n’eut que quelques pas à faire pour se trouver face à face d’un jeune homme, la tête couverte d’un large sombrero et portant la capa avec une élégance inimitable et particulière aux Espagnols. On ne voyait que les yeux du jeune homme, deux yeux noirs et animés d’un feu sombre. »

Le Major Linch.

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AYCARD, Marie – Le Sabbat

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 20min | Genre : Nouvelles


Le Sabbat

Cette courte histoire de « sorcellerie » de l’écrivain (masculin) Marie Aycard (1794-1859) est parue dans le Journal des journaux en 1845.

« Au même moment, on vit arriver sur la place une charrette attelée d’un mauvais cheval, sur laquelle était liée avec des cordes une jeune fille de dix-huit ans à peine et dont la beauté, qui aurait attendri les juges les plus cruels, ne faisait qu’animer une population superstitieuse et fanatisée ; une forêt de cheveux noirs couvrait sa tête et cachait une partie de son front ; ses joues pâles, sa bouche petite et décolorée donnaient à sa physionomie un attrait particulier et une séduction singulière. Le cavalier la regarda attentivement, et peu disposé à ajouter foi aux croyances ridicules des villageois, il fit à part lui cette réflexion, qu’il devait être fort agréable d’aller au sabbat avec une aussi jolie fille et que M. Bastien était plus heureux qu’il n’appartenait à un vilain. Trente ou quarante ans auparavant, les grands seigneurs avaient cru aux sorciers, aux devins, aux sorts, aux apparitions et enfin à l’astrologie. M. le duc de Luxembourg, Mme de Mazarin et mille autres avaient payé fort cher cette faiblesse ; mais, en 1755, la raison humaine avait fait un pas en France, et la philosophie railleuse de Voltaire commençait déjà à éraciner bien des préjugés. »

Le Sabbat.

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