Livres audio gratuits pour 'Ouida' :


OUIDA – Une feuille dans l’ouragan

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 43min | Genre : Nouvelles


Une feuille dans l'ouragan

Cette puissante et poignante nouvelle de Ouida (nom de plume de Maria Louise de la Ramée, 1839-1908) a été publiée par la Revue des deux mondes en 1873.

« - Si nous résistions, dirent-ils, ce serait notre perte, et que voulez-vous que fasse un misérable petit hameau contre le canon ?
Bernadou seul opposa des remontrances ; ses joues étaient en feu, et pour la première fois les mots lui venaient aisément : – Quoi ! dit-il, livrerons-nous donc nos foyers, nos femmes et nos enfants, sans tirer un coup de fusil ? Serons-nous assez lâches pour montrer que nous avons peur d’eux ? Ce serait une honte. Nous ne mériterions plus le nom d’hommes. Prouvons qu’il y a en France des gens qui ne craignent pas de mourir. Défendons-nous tant que nous pourrons. Nous avons de bons fusils, et, si nous les attirons dans nos bois, ils seront, du temps qu’il fait, avalés par les fondrières. Le rendez-vous des francs-tireurs n’est qu’à trois lieues, on viendra sûrement à notre secours. N’y eut-il que peu de choses à faire, essayons. Si chaque homme de France faisait ce qu’il peut, l’invasion ne durerait pas longtemps ! »

Traduction anonyme (1873).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 763 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

OUIDA – Umilta, un conte de Noël

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 1h 31min | Genre : Nouvelles


Umilta, un conte de Noël

Maria Louise de la Ramée, dite Ouida (prononciation enfantine de « Louisa »), née à Bury St Edmunds (Suffolk) le 1er janvier 1839 et morte à Viareggio (Province de Lucques) le 25 janvier 1908 est une romancière anglaise.

Umilta, un conte de Noël est paru sous ce titre dans La Revue des deux mondes le 15 décembre 1879. Il n’y est jamais question de Noël, mais de la campagne toscane, d’amour et de jalousie…

« Le Toscan reste toujours attaché au sol qui l’a vu naître. Il s’en ira dans le monde, il sera bon soldat soumis et patient, mais, tout en vaquant à son service, il reste par la pensée dans le petit village, soit de la plaine, soit de la montagne, où il a pour la première fois ouvert les yeux ; les honneurs pourront venir à lui, les belles promesses d’avancement pourront le tenter, il sait qu’en restant au loin il s’élèvera de plus en plus ; n’importe, aussitôt libre, il jettera son sabre pour retourner à la charrue qui l’attend dans ces sillons où les tulipes d’or poussent pêle-mêle avec le blé. La vie d’autrefois lui demeure toujours chère ; il la préfère au gain, à la gloire, si ces biens doivent lui être prodigués hors de chez lui ; il languirait loin de son toit de tuile rouge, loin de la haute tour de sa petite église brunie par le temps, loin de ses champs enguirlandés de vigne, loin de ses boeufs blancs aux yeux méditatifs, loin de tout ce qu’il a laissé derrière lui dans quelque solitude embaumée où sa mère file assise sous le porche, où le petit ruisseau babillard passe en courant devant la maison, tout bleu de violettes ou tout jaune de chélidoines selon la saison. Ce sont là des choses auxquelles le jeune soldat toscan aspire toujours, des choses qu’il voit dans son sommeil, comme un mourant a des rêves du ciel. Il y a de plus mauvaises passions que celle-là. »

Traduction anonyme (1879).

Umilta, un conte de Noël.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 4 135 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |