Livres audio gratuits pour 'Paul Flat' :


FLAT, Paul – Nos femmes de lettres : Madame Henri de Régnier (Version 2)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 47min | Genre : Biographies


Jean-Louis Forain - Madame Henri de Régnier

Marie de Heredia (1875-1963), fille de José Maria de Heredia (1842-1905), épouse d’Henri de Régnier (1864-1936) poétesse, romancière et journaliste, écrivit sous le pseudonyme de Gérard d’Houville.
Elle a vécu au milieu d’artistes et de poètes (Leconte de Lisle, Anna de Noailles, Paul Valéry, Pierre Louÿs, dont elle fut la maîtresse, Edmond Jaloux, Gabriele d’Annunzio, etc).

Le ctitique littéraire Paul Flat (1865-1918), connu pour ses études de Balzac, a été conquis par le roman L’Esclave (1905) de Madame Henri de Régnier à qui il consacre ces pages (mais que « les droits d’auteur » nous interdisent de lire !). Contentons nous des extraits nombreux qui nous sont offerts.

Les remarques de Flat sur la littérature (féminine surtout) sont à méditer.

« Il faut aimer ces ouvrages, qui par la sagesse de leur ordonnance, par l’harmonie de leurs proportions, se rattachent à ce qu’il y a de plus pur dans la tradition de notre génie. Il faut les aimer, non seulement parce qu’ils vivifient en nous la notion de Beauté, mais d’une certaine Beauté, qui n’est qu’à nous, et par laquelle nous avons exercé sur les esprits ce long prestige que seul put affaiblir le flot des importations de l’étranger et ce cosmopolitisme malsain venant composer de toutes les esthétiques un étrange amalgame. On se défend comme l’on peut, et la meilleure façon de se défendre, c’est encore d’obéir aux suggestions de son tempérament. »

Illustration : Jean-Louis Forain, Portrait de Madame Henri de Régnier (1907).

Maame Henri de Régnier.

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FLAT, Paul – Nos femmes de lettres : Madame Renée Vivien

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 21min | Genre : Biographies


Renee Vivien.gif

Renée Vivien, née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 », est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque. Le prix Renée-Vivien est décerné annuellement en son honneur.

Extrait :
« Tout aussi bien que notre monde moderne, le monde antique avait senti la valeur de la virginité, ce qu’elle maintient à l’âme de vigueur et d’énergie, en lui permettant de canaliser dans une même direction l’ensemble des forces qui sont latentes en elle. Seulement, n’ayant pas ce souci de moralité inséparable de la conception chrétienne, il n’en pouvait suivre les prolongements dans la conduite de la vie. En condensant son idée dans le mythe des Amazones, il lui avait imposé des limites où s’enferme strictement notre auteur. Elle ne veut voir dans la virginité que l’horreur de toute dépendance et la fierté de l’âme qui a refusé le joug :

Leur regard de dégoût enveloppe les mâles
Engloutis sous les flots nocturnes du sommeil.
Elles gardent une âme éclatante et sonore
Où le rêve s’émousse, où l’amour s’abolit,
Et ressentent, dans l’air affranchi de l’aurore,
Le mépris du baiser et le dédain du lit.
Leur chasteté tragique et sans faiblesse abhorre
Les époux de hasard que le rut avilit. »

Illustration : Renée Vivien (1909).

Madame Renée Vivien.

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FLAT, Paul – Nos femmes de lettres : Madame Henri de Régnier

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 36min | Genre : Essais


Marie de Heredia

Marie de Heredia, Gérard d’Houville de son nom de plume, Marie de Régnier de son nom d’épouse, est une romancière et poétesse française, née le 20 décembre 1875 à Paris 7e et morte le 6 février 1963 à Suresnes. Elle est la deuxième des trois filles de José-Maria de Heredia, la benjamine étant Louise.

Extrait : « Chose curieuse, on en conviendra, que précisément la plante de serre chaude ait produit à la lumière du jour les fruits les plus savoureux ! Il n’est pas habituel que les plantes de serre chaude produisent le moindre fruit. Mais lorsqu’elles en donnent, ils ne ressemblent à nul autre. Qu’on y prenne garde cependant et qu’on ne soit pas dupe des apparences ! Des traits essentiels, que nous ne saurions retrouver dans l’empreinte des influences extérieures, s’expliqueront suffisamment par la plus immédiate hérédité ! Le père de Mme Henri de Régnier, le parfait artisan de rimes José Maria de Hérédia, était Cubain. Bien que frappé avant la vieillesse, il vécut assez pour voir s’épanouir chez une enfant de son sang des dons littéraires qui venaient confirmer le sens du dicton : Bon sang ne peut mentir. Croit-on qu’en dehors de cette circonstance, que l’on peut qualifier à son gré heureuse ou malheureuse, mais qui n’est qu’un des éléments d’une destinée, l’auteur d’Esclave eût pu composer ce poème de la servitude amoureuse ? »

Illustration : Portrait de Marie de Heredia par Paul Nadar (1889).

Madame Henri de Régnier.

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FLAT, Paul – Nos femmes de lettres : Madame de Noailles

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 33min | Genre : Biographies


Anna de Noailles

La comtesse Anna-Élisabeth de Noailles, née Bibesco Bassaraba de Brancovan, est une poétesse et une romancière française, d’origine roumaine, née à Paris le 15 novembre 1876 et morte à Paris le 30 avril 1933.

Extrait :
« Pesez chaque mot, chaque groupe de mots, non seulement en lui-même, mais dans ses rapports avec le groupe voisin – puisque la beauté émane toujours d’un rapport – vous ne pourrez être qu’émerveillé de la perfection d’un tableau si mesuré, si éloigné du grossissement romantique, où toutes les sensations visuelles, olfactives, gustatives, s’appellent, se confondent, se pénètrent l’une l’autre, nous découvrant chez l’auteur un organisme merveilleusement approprié à ressentir comme à fixer ces correspondances dont Th. Gautier et Baudelaire firent le credo de leur esthétique, si bien que Mme de Noailles a pu très justement conclure dans son Offrande à la Nature :

Nature au cœur profond, sur qui les cieux reposent,
Nul n’aura comme moi, si chaudement aimé
La lumière des jours et la douceur des choses,
L’eau luisante, et la Terre où la vie a germé.
La Forêt, les étangs, et la plaine féconde,
Ont plus touché mes yeux que les regards humains.
Je me suis appuyée à la beauté du Monde,
Et j’ai tenu l’odeur des saisons dans mes mains. »

Madame de Noailles.

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