Livres audio gratuits pour 'Paul Margueritte' :


MARGUERITTE, Paul – Gratienne

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 11min | Genre : Nouvelles


Gratienne

Cette lumineuse nouvelle de Paul Margueritte (1860-1918) est parue dans le magazine illustré La Vie littéraire en 1899.

« Hors notre vieux château de Nyré, en Auvergne, où votre mère et moi nous retirerons un jour, nous ne possédons point de terre que nous puissions hypothéquer. Les Croix-Luc, grâce à Dieu, n’ont jamais fait commerce ni tripoté à la Bourse. Votre seule fortune, c’est votre grade de chef d’escadrons aux chasseurs d’Afrique, de quoi payer votre brosseur ; vos titres, c’est votre nom sans tache, votre mérite et trois blessures ; autant dire que vous servez pour l’honneur et que vous ne possédez que votre épée ! Renoncez donc, mon fils, à ce mariage impossible ; ma douleur, soyez-en sûr, égale la vôtre, car vous avez toujours été mon préféré et votre bonheur m’eût comblé de joie. »

Gratienne.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 719 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

MARGUERITTE, Paul – En wagon

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 18min | Genre : Nouvelles


En wagon

Le voyageur Paul Margueritte, frère de Victor, témoin d’un adultère dans son compartiment, nous livre ses réflexions dans En wagon, nouvelle publiée dans le magazine La Vie littéraire en 1898.

En wagon.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 956 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

MARGUERITTE, Paul – Le Porte-Cartes

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 1h 19min | Genre : Nouvelles


Le Porte-Cartes

Cette nouvelle (d’amour) est parue dans La Revue hebdomadaire en 1892.

« La plus âgée, grande et rouge, le nez en bec de perroquet, un duvet noir aux lèvres et la mâchoire proéminente, paraissait austère et redoutable. À côté d’elle, l’autre n’était qu’une enfant, avec sa blancheur de lait, ses cheveux paille et ses yeux veloutés, un peu tristes de fleur. Très simplement mise, elle gardait dans sa robe noire une grâce fine et touchante. À cinq pas de Nyst, elle rencontra son regard et le soutint avec candeur. Il la vit comme s’étonner, rougir, et perçut dans ses yeux ce bref éclair de sympathie qui s’allume, au choc d’affinités spontanées et fugitives, entre deux êtres. Mais cette petite lumière s’éteignit ; et Nyst,comme elle allait le frôler, crut voir, sur ce délicat visage, l’expression d’un découragement et d’une faiblesse qui suggéraient l’envie de la protéger contre quelqu’un ou quelque chose, qu’elle semblait craindre. Il fut touché. »

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 1 075 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

MARGUERITTE, Paul – L’Énigme – Volupté

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 27min | Genre : Nouvelles


Gustave Caillebotte - Le Parc Monceau (1877)

Ces deux nouvelles de Paul Margueritte s’adressent, l’une à tous les auditeurs :

L’Énigme : « Et en même temps, à la cordiale pitié, à l’élan de sympathie que Warl ressentait, s’ajoutait un peu de blague artiste et un sourire, en songeant que, tout de même, il avait débiné leur truc ! »

et l’autre, Volupté, traite d’un sujet plutôt réservé aux adultes :

« Enfin, l’influence de la chambre comptait bien aussi : tout ce qu’elle offrait de familier et d’intime, ces préparatifs de volupté, ce lit, ces friandises, jusqu’à ces énervants lilas blancs qui s’exhalaient à outrance, hors d’une conque en cristal. »

Illustration : Gustave Caillebotte, Le Parc Monceau (1877).

L’Énigme.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 1 795 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

MARGUERITTE, Paul – La Femme et la politique

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Histoire


Les Françaises veulent voter, affiche de 1934

Paul Margueritte (1860-1918), l’auteur naturaliste d’À la mer fut un ardent défenseur des droits de la femme dans Adam, Ève et Brid’oison aux titres évocateurs : La Guerre et les femmes, La Jeune fille, Le Mythe virginal, Le Droit à l’enfant, L’Amour dans le mariage, La Femme et l’enfant, etc… et les deux chapitres :

La Part des femmes et La Voix des femmes groupés dans La Femme et la politique, étude historique de la marche du féminisme vers la fin de la guerre 14-18.

« C’est en 1869 que la première candidate au baccalauréat se vit renvoyée durement à ces travaux ménagers, que l’Arnolphe de Molière assigne à la femme : couture, broderie, etc. C’est de 1881 que date la fondation des lycées de jeunes filles, ou 1886 seulement que les femmes, admises dix-huit ans plus tôt à la Faculté de médecine concourant pour l’internat. En vérité, c’est d’hier. D’hier qu’elles sont doctoresses, avocates. D’hier qu’elles travaillent à l’École des beaux-arts et à la Villa Médicis. Aujourd’hui, les femmes de presque tous les pays ont une arme de revendications : c’est le Conseil international, qui, en 1888, naquit d’un Congrès à Washington, et d’un autre à Chicago, en 1893.

N’est-il pas extraordinaire de penser que le suffrage universel met le bulletin de vote dans les mains d’une masse d’esprits ignorants, d’alcooliques, d’êtres immoraux et tarés, et qu’il le refuse à des milliers de femmes courageuses, laborieuses, force de la race et soutien véritable du pays ? »

Ajoutons cette note de Wikipédia :

« La place des femmes en politique en France a évolué au fil des siècles. Alors qu’au Moyen-âge, nombre d’entre elles ont accès à certaines fonctions importantes et exercent le pouvoir, leur statut change sous l’Ancien régime : les lois entourant la succession des enfants de Philippe IV condamnent de jure et de facto les femmes à un rôle non politique. Une phase d’émancipation voit ensuite le jour. Elle va des premières revendications de la Révolution, avec Olympe de Gouges et Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt, à celle des féministes de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle telles Louise Weiss jusqu’à une forme plus moderne, dans une France encore en proie aux inégalités, comme Simone de Beauvoir ou Françoise Giroud.
La Constitution du 27 octobre 1946 consacre l’égalité entre les hommes et les femmes dans son préambule : « la loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme ». Si le droit de vote aux femmes françaises arrive tard en comparaison des autres pays européens, il n’en demeure pas moins qu’avec plus de 5 % de députées élues à la première élection législative, la France compte un des Parlements les plus féminisés de son époque, en comparaison avec certaines assemblées nationales de pays scandinaves. »

Retour possible aussi vers le livre de George Sand (1848) sur le même thème : Lettre aux membres du Comité central.

Illustration : Les Françaises veulent voter, affiche de 1934.

La Femme et la politique : La Part des femmes – La Voix des femmes.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 2 274 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

MARGUERITTE, Paul – Marcel Lami et BATAILLE, Albert – L’Affaire Chambige

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 3h | Genre : Nouvelles


Henri Chambige

Marcel Lami est le pseudonyme d’Henri Chambige, romancier, dont le procès, en 1888, défraya la chronique.
Henri Chambige, étudiant de 22 ans, est retrouvé blessé près du cadavre dévêtu de Magdeleine Grille, femme mariée de 30 ans, réputée irréprochable. Deux versions s’opposent pour ce drame. Chambige reconnaît qu’il a tué madame Grille, mais affirme que c’est à sa demande : elle lui aurait proposé d’être sa maîtresse puis de mourir avec lui pour ne pas survivre au déshonneur. Chambige aurait accepté, mais aurait manqué son propre suicide. Dans le souci de préserver l’honneur d’une femme et de sa famille, le mari et la mère de la défunte se portent partie civile et soutiennent que celle-ci a pu être hypnotisée ou droguée, puis violée par Chambige.

Le récit admiratif Marcel Lami que nous propose Paul Margueritte en 1909 glorifie celui dont vous allez lire toutes les phases du procès de Constantine recueillies par Albert Bataille et consignées dans Causes criminelles et mondaines de 1888.
« Henri Chambige : il fallait la bassesse du journalisme actuel, son goût d’apache pour l’information brutale, son scandaleux éventrement des vivants et des morts, pour rappeler, à ceux qui l’avaient oublié, qu’un sort cruel avait fait de cet homme, à l’heure où il n’était presque qu’un enfant, une victime et un paria d’élection. Quelques lignes sèches et dédaigneuses tombèrent sur sa tombe, en glas de terre sèche. »

Vous pouvez, au choix, commencer ou finir par le procès ou par l’hommage.

> Écouter un extrait : Marcel Lami.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 3 743 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

MARGUERITTE, Paul – À la mer

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 20min | Genre : Nouvelles


À la mer

Paul Margueritte (1860-1918), membre de l’Académie Goncourt, écrivain naturaliste, nous peint la vie d’un adolescent de 15 ans, au caractère peu facile, qui supporte mal son entourage : « Vraiment, sa mère ne savait pas le comprendre. Elle le traitait trop en enfant, ne comprenant pas qu’il fallait faire la part du temps, et qu’il était presque un homme, déjà. » Albert découvre l’Océan et, dans ce séjour À la mer, sa sensualité s’éveille…

Quelques lignes très belles :
« Brusquement, au coin de la rue, le vent le souffleta, un embrun âpre le couvrit de poussière d’eau ; il aperçut la plage minuscule, tout en galets, que la marée, par vagues courtes et drues, couvrait presque jusqu’à battre le pied des falaises. vagues, dans le ciel pâle du crépuscule [...] et dans le grand vent frais qui remplissait la poitrine, les oreilles bourdonnantes, les lèvres salées, Albert, étourdi et engourdi, en proie à un accablement tumultueux et à une ivresse de bruit et de force, s’avançait, fasciné, aimanté par le flux, attendant, avec une horripilation délicieuse, l’étalement du flot qui lui trempait les semelles, ses misérables préoccupations de collégien se taisaient devant ce spectacle, il s’élevait au-dessus de la vie médiocre, quelque chose de grand le pénétrait ! »

Illustration de Henri-Achille Zo (1873-1933), pour l’édition de 1906 de À la mer.

À la mer.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 7 122 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |