Livres audio gratuits pour 'Paul Margueritte' :


MARGUERITTE, Paul – La Femme et la politique

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Histoire


Les Françaises veulent voter, affiche de 1934

Paul Margueritte (1860-1918), l’auteur naturaliste d’À la mer fut un ardent défenseur des droits de la femme dans Adam, Ève et Brid’oison aux titres évocateurs : La Guerre et les femmes, La Jeune fille, Le Mythe virginal, Le Droit à l’enfant, L’Amour dans le mariage, La Femme et l’enfant, etc… et les deux chapitres :

La Part des femmes et La Voix des femmes groupés dans La Femme et la politique, étude historique de la marche du féminisme vers la fin de la guerre 14-18.

« C’est en 1869 que la première candidate au baccalauréat se vit renvoyée durement à ces travaux ménagers, que l’Arnolphe de Molière assigne à la femme : couture, broderie, etc. C’est de 1881 que date la fondation des lycées de jeunes filles, ou 1886 seulement que les femmes, admises dix-huit ans plus tôt à la Faculté de médecine concourant pour l’internat. En vérité, c’est d’hier. D’hier qu’elles sont doctoresses, avocates. D’hier qu’elles travaillent à l’École des beaux-arts et à la Villa Médicis. Aujourd’hui, les femmes de presque tous les pays ont une arme de revendications : c’est le Conseil international, qui, en 1888, naquit d’un Congrès à Washington, et d’un autre à Chicago, en 1893.

N’est-il pas extraordinaire de penser que le suffrage universel met le bulletin de vote dans les mains d’une masse d’esprits ignorants, d’alcooliques, d’êtres immoraux et tarés, et qu’il le refuse à des milliers de femmes courageuses, laborieuses, force de la race et soutien véritable du pays ? »

Ajoutons cette note de Wikipédia :

« La place des femmes en politique en France a évolué au fil des siècles. Alors qu’au Moyen-âge, nombre d’entre elles ont accès à certaines fonctions importantes et exercent le pouvoir, leur statut change sous l’Ancien régime : les lois entourant la succession des enfants de Philippe IV condamnent de jure et de facto les femmes à un rôle non politique. Une phase d’émancipation voit ensuite le jour. Elle va des premières revendications de la Révolution, avec Olympe de Gouges et Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt, à celle des féministes de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle telles Louise Weiss jusqu’à une forme plus moderne, dans une France encore en proie aux inégalités, comme Simone de Beauvoir ou Françoise Giroud.
La Constitution du 27 octobre 1946 consacre l’égalité entre les hommes et les femmes dans son préambule : « la loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme ». Si le droit de vote aux femmes françaises arrive tard en comparaison des autres pays européens, il n’en demeure pas moins qu’avec plus de 5 % de députées élues à la première élection législative, la France compte un des Parlements les plus féminisés de son époque, en comparaison avec certaines assemblées nationales de pays scandinaves. »

Retour possible aussi vers le livre de George Sand (1848) sur le même thème : Lettre aux membres du Comité central.

Illustration : Les Françaises veulent voter, affiche de 1934.

La Femme et la politique : La Part des femmes – La Voix des femmes.

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MARGUERITTE, Paul – Marcel Lami et BATAILLE, Albert – L’Affaire Chambige

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 3h | Genre : Nouvelles


Henri Chambige

Marcel Lami est le pseudonyme d’Henri Chambige, romancier, dont le procès, en 1888, défraya la chronique.
Henri Chambige, étudiant de 22 ans, est retrouvé blessé près du cadavre dévêtu de Magdeleine Grille, femme mariée de 30 ans, réputée irréprochable. Deux versions s’opposent pour ce drame. Chambige reconnaît qu’il a tué madame Grille, mais affirme que c’est à sa demande : elle lui aurait proposé d’être sa maîtresse puis de mourir avec lui pour ne pas survivre au déshonneur. Chambige aurait accepté, mais aurait manqué son propre suicide. Dans le souci de préserver l’honneur d’une femme et de sa famille, le mari et la mère de la défunte se portent partie civile et soutiennent que celle-ci a pu être hypnotisée ou droguée, puis violée par Chambige.

Le récit admiratif Marcel Lami que nous propose Paul Margueritte en 1909 glorifie celui dont vous allez lire toutes les phases du procès de Constantine recueillies par Albert Bataille et consignées dans Causes criminelles et mondaines de 1888.
« Henri Chambige : il fallait la bassesse du journalisme actuel, son goût d’apache pour l’information brutale, son scandaleux éventrement des vivants et des morts, pour rappeler, à ceux qui l’avaient oublié, qu’un sort cruel avait fait de cet homme, à l’heure où il n’était presque qu’un enfant, une victime et un paria d’élection. Quelques lignes sèches et dédaigneuses tombèrent sur sa tombe, en glas de terre sèche. »

Vous pouvez, au choix, commencer ou finir par le procès ou par l’hommage.

> Écouter un extrait : Marcel Lami.

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MARGUERITTE, Paul – À la mer

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 20min | Genre : Nouvelles


À la mer

Paul Margueritte (1860-1918), membre de l’Académie Goncourt, écrivain naturaliste, nous peint la vie d’un adolescent de 15 ans, au caractère peu facile, qui supporte mal son entourage : « Vraiment, sa mère ne savait pas le comprendre. Elle le traitait trop en enfant, ne comprenant pas qu’il fallait faire la part du temps, et qu’il était presque un homme, déjà. » Albert découvre l’Océan et, dans ce séjour À la mer, sa sensualité s’éveille…

Quelques lignes très belles :
« Brusquement, au coin de la rue, le vent le souffleta, un embrun âpre le couvrit de poussière d’eau ; il aperçut la plage minuscule, tout en galets, que la marée, par vagues courtes et drues, couvrait presque jusqu’à battre le pied des falaises. vagues, dans le ciel pâle du crépuscule [...] et dans le grand vent frais qui remplissait la poitrine, les oreilles bourdonnantes, les lèvres salées, Albert, étourdi et engourdi, en proie à un accablement tumultueux et à une ivresse de bruit et de force, s’avançait, fasciné, aimanté par le flux, attendant, avec une horripilation délicieuse, l’étalement du flot qui lui trempait les semelles, ses misérables préoccupations de collégien se taisaient devant ce spectacle, il s’élevait au-dessus de la vie médiocre, quelque chose de grand le pénétrait ! »

Illustration de Henri-Achille Zo (1873-1933), pour l’édition de 1906 de À la mer.

À la mer.

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