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PÉTRARQUE – 55 Sonnets à Laure (Poèmes)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Poésie


Laure

Laura de Noves épouse Hugues de Sade en 1325. Francesco Petrarca (1304-1374) l’aperçoit à l’église Sainte Claire d’Avignon, et en devient fou amoureux.
Cette passion restera platonique et inspirera les quelque cent quinze Sonnets à Laure, présentés ici dans la traduction de Pierre-Louis Guinguené (1748-1815). Laure mourra de la peste noire dans sa ville natale en 1348.
Ces poèmes, d’un style très maniériste (le « dolce stil nuovo »), eurent un grand succès dans toute l’Europe au XVIème siècle.

Les Sonnets à Laure vivante rassemblent quarante poèmes (I à XL) sur une centaine.
Les Sonnets à Laure morte (XLI à LV) sont l’œuvre intégrale.

« L’Amour vint vers moi la première fois pour me frapper ! Car il s’est rendu peu à peu le maître de ma vie et m’a soumis à son joug. »
Tous les sonnets sont consacrés à l’amour malheureux pour une dame de rang élevé qui le dédaigna.

Un autre poète écrivit plus tard sur un exemplaire du Canzioniere de Pétrarque :

« Quand d’une aube d’amour mon âme se colore,
Quand je sens ma pensée, ô chaste amant de Laure,
Loin du souffle glacé d’un vulgaire moqueur,
Éclore feuille à feuille au plus profond du cœur,
Je prends ton livre saint qu’un feu céleste embrase,
Où si souvent murmure à côté de l’extase. »
Il s’appelait Victor Hugo.

> Écouter un extrait : Sonnets à Laure, I à V.

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PÉTRARQUE – Après la mort de Laure (Poème)

Donneur de voix : Iamnot | Durée : 1min | Genre : Poésie


Tristan Dernier baiser 02

Après la mort de Laure

« La vie avance et fuit sans ralentir le pas ;
Et la mort vient derrière à si grandes journées,
Que les heures de paix qui me furent données
Me paraissent un rêve et comme n’étant pas.

Je m’en vais mesurant d’un sévère compas
Mon sinistre avenir, et vois mes destinées
De tant de maux divers sans cesse environnées,
Que je veux me donner de moi-même au trépas.

Si mon malheureux cœur eut jadis quelque joie,
Triste, je m’en souviens ; et puis, tremblante proie,
Devant, je vois la mer qui va me recevoir.

Je vois ma nef sans mâts, sans antenne et sans voiles,
Mon rocher fatigué, le ciel livide et noir,
Et les beaux yeux éteints qui me servaient d’étoiles. »

Traduction: Antoni Deschamps (1800-1869).

Après la mort de Laure.

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