Livres audio gratuits pour 'René Depasse' :


OVIDE – Les Amours (Livre 02)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 15min | Genre : Poésie


Casa di Marte e Venere

Le 26 avril 2011 nous publiions les 15 élégies du premier livre de Les Amours d’Ovide. Six ans après voici les 19 élégies du livre II.

Nous avons isolé, pour la donner en exemple, la quatrième, autobiographique, de ce Don Juan, Lovelace, Casanova ou Sade du premier siècle de notre ère.

« La force me manque pour maîtriser mes passions. Je m’y laisse entraîner, comme l’esquif emporté par les flots rapides. Ce n’est point une seule beauté qui stimule mes amours ; j’ai cent motifs pour aimer toujours.
Une belle tient-elle devant moi ses yeux modestement baissés ? mon cœur s’enflamme, et sa pudeur est le piège où je me laisse prendre. Celle-ci se montre-t-elle agaçante ? je succombe parce qu’elle n’est point novice, et qu’elle me promet mille plaisirs sur un lit moelleux. Si j’en vois une dont l’air farouche rappelle la rigidité des Sabines ; je pense qu’elle a des désirs, mais qu’elle les cache sous cet air de grandeur. Êtes-vous savante ? vous me plaisez par vos rares talents ; ignorante ? votre simplicité me charme. »

Traduction : Désiré Nisard (1806-1888).

Illustration: Fresque de la Casa di Marte e Venere à Pompéi.

> Écouter un extrait : Élégie 04.

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TWAIN, Mark – Considérations sur le temps – Le Chat de Dick Baker – Un veinard

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Nouvelles


Le Chat de Dick Baker

Quelques précisions pour situer le lieu des manifestations météorologiques spéciales de Considérations sur le temps.

La région de la Nouvelle-Angleterre (en anglais New England) est située au Nord-Est des États-Unis. La région est composée de six États : Maine, Massachusetts, New Hampshire, Vermont, Rhode Island et Connecticut. L’appellation de New England est antérieure à l’indépendance des États-Unis et ne correspond pas à une entité administrative. Un habitant de la Nouvelle-Angleterre est en anglais un New Englander ou, particulièrement en anglais américain, un Yankee.

Le Chat de Dick Baker n’a rien d’un minet d’appartement :

« Ce beau chat gris avait plus de sens commun que n’importe qui dans notre camp de mineurs ; d’une dignité sans pareille, il n’aurait jamais toléré la moindre familiarité, fût-ce de la part du gouverneur de Californie. Jamais il ne s’abaissa à attraper un rat, il était au-dessus de ce petit métier. La mine seule et ses secrets l’intéressaient. Il connaissait tout de la vie des mineurs. »

Mark Twain a raison de garder pour lui le vrai nom de ce Veinard de lieutenant général Lord Arthur Scorosby V. G. K. G. B. etc, vu la nature du monsieur :

« Là, devant moi, était assis en chair et en os l’homme dont j’entendis parler plus d’un millier de fois, depuis le jour où son nom, s’élevant d’un champ de bataille de Crimée, monta jusqu’au zénith de la gloire. Je ne pouvais me rassasier de contempler ce demi-dieu ; j’étais en extase devant lui, je le buvais des yeux. »
Hélas ! celui qui lui servit de précepteur pendant ses études nous apprend que « tandis que les autres élèves de sa section répondaient tous brillamment, lui se montra d’une ignorance crasse » Il réussit pourtant des examens en répétant bêtement ce que lui fourrait dans la tête son maître
« La guerre de Crimée venait d’être déclarée.
« Quel malheur, pensai-je, voici maintenant la guerre ; ce pauvre âne va avoir l’occasion d’étaler au grand jour sa nullité. » Je m’attendais à un désastre. »

Oui, mais on est veinard ou on ne l’est pas !!

Traduction : François de Gail (1910).

> Écouter un extrait : Considérations sur le temps.

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LONDON, Jack – Le Bénéfice du doute (Version 2)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Nouvelles


Le Bénéfice du doute

Le Bénéfice du doute (1910) tient à la fois de l’erreur judiciaire et de la farce.

Scénario : un juge qui avait condamné un innocent se retrouve, comme citoyen accusé, devant le tribunal pour un délit semblable.

Ce conte de Jack London n’est pas une attaque comme on en entend de nos jours et comme nous pourrait le faire croire ce jugement du sociologue héros de l’histoire Carter Watson :

« Tous ces juges et avocaillons, se disait-il, abusant lâchement de leurs fonctions, sont pires, mille fois pires, que les brutes de marins qui, maîtres à leur bord, martyrisent leurs hommes ; ceux-là du moins, doivent se protéger eux-mêmes des effets de leurs sévices. Tandis que tous ces méchants robins se réfugient sous la majesté de la loi ! Ils frappent sans crainte qu’on ne leur rende coup pour coup, parce qu’ils ont pour les défendre les massues des policiers, cogneurs professionnels ! […] »

« Cause singulière, très singulière ! Les dépositions des deux parties sont en flagrante contradiction. Il n’y a pas de témoins en dehors des deux plaignants : chacun d’eux prétend que l’autre a commencé, et les moyens légaux me manquent pour établir où gît la vérité. »

« Une coutume légale veut qu’on consente à tout accusé le bénéfice du doute. Or, il existe ici un doute indiscutable. En conséquence, nous accordons le bénéfice du doute au dit Carter Watson, dont nous ordonnons par le présent arrêt l’élargissement. Le même raisonnement s’applique à Patrick Horan. Il obtient donc le bénéfice du doute et sa mise en liberté. »

Traduction : Louis Postif (1887-1942).

Le Bénéfice du doute.

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L’ENCYCLOPÉDIE – Suffrage

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 11min | Genre : Histoire


Suffrage universel

Rappel historique sans prétention littéraire composé de :

1) Ces notes d’Alain Garrigou pour Le Monde diplomatique (1998).

« Le 2 mars 1848, le suffrage universel fut proclamé en France. Ce fut le premier État de la planète à s’engager dans cette voie. Dans d’autres pays européens, l’échec des révolutions de 1848 signa l’échec provisoire du suffrage universel. Du coup, les Français pouvaient se flatter d’avoir innové. [...] La Constitution de 1793 avait déjà adopté le principe du suffrage universel, mais il était resté sans application. La révolution de 1848 donna l’occasion de passer aux actes. Principe proclamé (à nouveau) le 2 mars 1848, institution légale décrétée le 5 mars, les élections des 23 et 24 avril 1848 furent l’occasion de sa mise en œuvre. Toutefois, il fallut attendre 1944 pour qu’en France le suffrage « universel » inclue enfin les femmes. »

2) L’article lu de L’Encyclopédie, Suffrage, à Athènes, à Lacédémone et à Rome.

« On ne sera peut-être pas faché de savoir encore quelle étoit la récompense de ceux qui poursuivoient les corrupteurs des suffrages pour arriver aux magistratures.Il y en avoit de quatre sortes… »
(Relire sur le même sujet L’Encyclopédie, Démocratie)

3) Le résumé lu de Wikipédia sur Le Droit de vote en France en 2017.

Suffrages.

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LAMOTHE-LANGON, Étienne-Léon (de) – La Damnation éternelle – Le Perroquet, ou Le Magicien suédois

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Nouvelles


Leopold Munsch - Château de Tures (1886)

Retour aux pays des fantômes, lieux habituels fréquentés par Lamothe-Langon.

En Italie avec La Damnation éternelle :

« Dans un château voisin de Pavie, en tournant vers la Lunegiane, petit pays à l’est de la rivière de la Magra, vivait, au commencement du XVIIe siècle, une noble famille, issue des illustres comtes Guido-Guidi, dont elle portait le nom, bien qu’elle en fût distincte depuis un temps immémorial. Cette famille était d’ailleurs célèbre par une destinée funeste attachée à chacun de ses membres, dont aucun, quel que fût le sexe ou l’âge, ne terminait sa vie d’une mort naturelle. Les uns, voués aux éléments matériels, périssaient par le fer, le feu, les eaux, par des commotions de la nature, par la chute d’édifices ou de corps durs ; les autres, condamnés à se détruire eux-mêmes, ou à périr de la main des hommes, se suicidaient, ou mouraient par le poignard ou le poison. Du reste, aucune époque n’était réglée pour le terme de leur existence. C’était une loi terrible, inexorable, mais qui frappait avec la même irrégularité que le trépas ordinaire. »

Aux environs de Toulouse, avec Le Perroquet, ou Le Magicien suédois :

Une femme belle et célèbre interdit l’entrée de sa maison à un comte suédois amoureux d’elle.

« Jamais outrage plus sanglant n’avait été fait au Suédois présomptueux. Son amour-propre, si cruellement froissé, ne connut plus de bornes. Il se promit d’en tirer une vengeance éclatante. »

Frissons et humour sont au rendez-vous.

Illustration : Leopold Munsch, Château de Tures (1886).

La Damnation éternelle.

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GOZLAN, Léon – La Dame verte

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 10min | Genre : Nouvelles


Irruption de la police dans une maison de jeux

Il n’est pas sûr que la suite de cette histoire posthume ait été écrite, malgré les promesses de l’auteur et nous restons sur notre faim, parce qu’elle n’est pas banale.

Léon Gozlan, avec La Dame verte, nous fait visiter des salles de jeux en 1848 comme il nous avait promenés à La Morgue en 1831.

Une rencontre avec l’aimée dans des circonstances très étranges comme vous le verrez…

« J’entrevis alors, à la clarté d’une des lanternes de la porte, l’ensemble de ses traits. Ils me parurent fort beaux, mais leur grande pâleur leur donnait une beauté de fantôme, surtout sous le voile vert à travers lequel je les apercevais. Comme ce voile était très-long, ainsi qu’on les portait alors, elle s’en drapa vivement le visage, la pensée tardive lui étant venue sans doute qu’elle avait commis l’imprudence de me le laisser voir. »

La Dame verte.

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POE, Edgar Allan – Les Débuts littéraires de Thingum Bob

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Nouvelles


Statue d Edgar Poe

Dans cette satire des magazines américains, Poe montre l’inculture des rédacteurs en chef qui récompensent les plagiats de petits écrivaillons. En les imitant, Thingum Bob devient un parfait « homme de lettres » possédant son « système ».

Poe fait de son héros son double grotesque :

« J’écrivis, dans l’ensemble, sur un « système »… J’achetai à la salle des ventes des exemplaires (à bon marché) des Discours de Lord Brougham, des Œuvres complètes de Cobbet, du Nouveau dictionnaire d’argot… Je découpai soigneusement ces ouvrages avec une étrille, et alors, jetant les morceaux dans un crible, je criblai soigneusement tout ce que je trouvais décent (presque rien), réservant les phrases dures, que je jetai dans un large moulin à poivre déteint avec des fentes longitudinales, si bien qu’une phrase entière pouvait passer sans être détériorée… Je mélangeai tous les fragments, je mis dessus le couvercle d’un saupoudroir, secouai, et jetai le mélange sur le papier écolier enduit d’œuf où il se colla. L’effet était magnifique à contempler. »

Amusez-vous en écoutant Edgar Poe dans cette autodérision :

Les Débuts littéraires de Thingum Bob, « Ex-rédacteur en chef de La Buse savante » (ou de L’Oie soiffarde ?, en anglais : Goosetherumfood)

Traduction : William Little Hughes (1822-1887).

Les Débuts littéraires de Thingum Bob.

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ARISTOTE – De la mémoire et de la réminiscence

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Philosophie


Mnémosyne, déesse de la mémoire

Selon Aristote, auteur de De la mémoire et de la réminiscence, le cœur est le siège de l’intelligence, du courage et de la mémoire, d’où l’expression « savoir par cœur ». La mémoire est comme une écriture. Les traces du passé étaient gravées sur une tablette de cire, dont les inscriptions étaient plus ou moins durables. Se souvenir consisterait donc à relire ce qui avait été inscrit quelque part au coin de son âme.

Ce traité d’Aristote, qui remonte à 350 avant JC, est très accessible :

« La mémoire ne s’applique pas davantage au présent : c’est l’objet de la sensation ; car la sensation ne nous fait connaître ni le futur, ni le passé ; elle nous donne le présent, et pas autre chose. La mémoire ne concerne que le passé, et l’on ne peut jamais dire qu’on se rappelle le présent quand il est présent ; par exemple, qu’on se rappelle cet objet blanc au moment même où on le voit, pas plus qu’on ne se rappelle l’objet que l’esprit contemple, au moment où on le contemple et où on le pense ; on dit seulement qu’on sent l’un et qu’on sait l’autre. » (Chapitre 1)

« Il y a aussi des choses dont nous nous souvenons beaucoup mieux, pour les avoir vues une seule fois, que nous ne nous souvenons de certaines autres que nous avons mille fois vues. Lors donc que la réminiscence a lieu en nous, c’est que nous éprouvons de nouveau quelques-unes des émotions antérieures, jusqu’à ce que nous éprouvions l’émotion après laquelle celle-ci vient habituellement. Voilà aussi pourquoi notre esprit recherche ce qui a suivi, soit à partir de tel instant ou de tel autre, soit à partir d’une chose semblable ou contraire, soit même d’un objet simplement voisin ; et cet effort de l’esprit suffit pour produire la réminiscence. » (Chapitre 2)

Quelques passages réclament cependant plus d’efforts :

« Voilà donc ce qu’est la mémoire et ce que c’est que se souvenir. Répétons-le : c’est la présence dans l’esprit de l’image, comme copie de l’objet dont elle est l’image ; et la partie de l’âme à laquelle elle appartient en nous, c’est le principe même de la sensibilité, par lequel nous percevons la notion du temps. »

Traduction : Jules Barthélémy Saint-Hilaire (1805-1895).

Illustration : Mnémosyne, déesse de la mémoire, mosaïque romaine (Musée de Tarragone).

De la mémoire et de la réminiscence.

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