Livres audio gratuits pour 'René Depasse' :


WILDE, Oscar – L’Anniversaire de l’Infante

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Contes


L'Anniversaire de l'Infante

Une maison de grenades, contes d’Oscar Wilde, comprend quatre histoires Le Jeune Roi, L’Enfant étoile, Le Pêcheur et son âme, et L’Anniversaire de l’Infante que voici qui montre qu’une fille de Roi n’a pas la même sensibilité qu’un nain disgracieux né dans la forêt.

Écoutez le jugement des fleurs et des oiseaux…

« Mais les Oiseaux éprouvaient un je ne sais quoi en la faveur du petit Nain. Ils l’avaient vu maintes fois dans la forêt, dansant comme un elfe, à la poursuite des feuilles chassées en tourbillon, ou bien recroquevillé dans le creux d’un vieux chêne, et partageant ses noisettes avec les écureuils. Et qu’il fût laid, voilà qui leur était bien égal ! »

Traduction : Albert Savine (1859-1927).

Illustration : L’Anniversaire de l’Infante, par C. Le Breton (1924).

L’Anniversaire de l’Infante.

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BAILLON, André – Funérailles – Le Crime d’une foule – Après la fête

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 28min | Genre : Nouvelles


Félix Vallotton - La Foule à Paris (1892)

L’auteur belge d’expression française, mais qui se disait de pensée flamande André Baillon (1875-1932), non conformiste, vivait pour écrire plutôt que l’inverse. Toujours tourmenté, entre lucidité et folie (voir le billet sur Délires), entre malheur et souffrance, il sera animé constamment du désir de mourir.
Un de ses romans les plus connus est Histoire d’une Marie (1921) et il a publié plusieurs nouvelles très souvent parsemées d’éléments biographiques.

Funérailles
« Son corps avait été une auberge de tortures ; un mal impitoyable le rongeait ; mais cette ruine si rapide nous stupéfia comme ces coups de foudre qui éclatent on ne sait pourquoi dans un ciel sans nuage. Que de fois, malade la veille, il était venu le lendemain s’asseoir au milieu de nous, la face un peu plus blême et les regards plus brillants. »

Le Crime d’une foule
On s’attend à une collision de trains : « La gare était proche où le désastre était annoncé ; les premiers venus s’écrasèrent contre la clôture en claire-voie, comprimés par les autres dont la masse grandissait sur la place et semblait monter comme l’océan. Les cous se tendirent, les yeux se fixèrent prêts aux rouges fascinations.
Or, il advint que la petite gare… »

Après la fête
Épisodes de la vie d’un « luxurieux » : « Par la fenêtre un peu de lune bleuissait les draps du lit ; la jeune fille respirait d’un souffle égal, avec innocence. Venpin se rua sur elle avec toute l’ardeur de son désir comprimé et des si aphrodisiaques émanations de ses ferrailles. »

Nous ne sommes pas loin des Chants de Maldoror.

Illustration : Félix Vallotton, La Foule à Paris (1892).

> Écouter un extrait : Funérailles.

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VARLET, Théo – Le Dernier Satyre

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 32min | Genre : Mythologie


Jacob Jordaens - Satyre jouant de la flûte

Théo Varlet (1878-1938), traducteur sur notre site de Stevenson fut aussi poète et romancier.

À retenir de lui : il a parcouru, visité ou habité la Hollande, le Rhin, la Suisse, l’Angleterre, les côtes nord et ouest et le Midi de la France, l’Italie, la Sicile, la Grèce, le Proche-Orient, Buda-Pest et Constantinople, le Danemark, la Sicile, la Provence et la Tunisie.
De 1920 à 1934, il a publié 10 volumes de vers, 15 volumes de prose, 35 traductions de l’anglais.
Les critiques rapprochent Théo Varlet de Blaise Cendrars et de Jules Supervielle, comme précurseur de l’ère du cosmique.

Dans la nouvelle Le Dernier Satyre il rencontre (en lisant Théocrite, en Sicile !) son héros qu’il décrit avec un grand art :

« Une vieillesse, une caducité millénaires écrasaient ce survivant de la race semi-divine dont les marbres de nos musées commémorent l’alerte et pétulante jeunesse : de ses maigres cuisses de bouc, un abondant poil roux avait envahi son torse, ses bras trop longs ; une crinière grise, d’où pointaient des cornes ébréchées et des oreilles cicatrisées, pendaient en mèches sur sa face camuse dont une bestiale dégénérescence empâtait le caractère jadis anthropoïde ; et dans les yeux atones aux pupilles horizontales vaguait une confuse tristesse, l’impuissante horreur de sentir s’user, aux veines immortelles, les gouttes restantes de son antique divinité. »

Illustration : Jacob Jordaens, Satyre jouant de la flûte (1620).

Le Dernier Satyre.

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VIDOCQ, François – Mémoires (Chapitre 17)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Biographies


Thomas-Charles Naudet - Vue du port de Boulogne (180?)

L’essentiel de ce chapitre est consacré à montrer aux « jeunes » le danger qu’ils encourent à se laisser embrigader par des recruteurs qui ont le bagout de M. Belle-Rose.

« Jeunes gens qui m’entourez, vous n’êtes pas sans avoir entendu parler du pays de Cocagne ; c’est dans l’Inde qu’il faut aller pour le trouver, ce fortuné pays ; c’est là que l’on a de tout à gogo.
Souhaitez-vous de l’or, des perles, des diamants ? Les chemins en sont pavés ; il n’y a qu’à se baisser pour en prendre, et encore ne vous baissez pas, les Sauvages les ramassent pour vous.
Aimez-vous les femmes ? il y en a pour tous les goûts… Avez-vous la passion du vin ? c’est comme les femmes, il y en a de toutes les couleurs, du malaga, du bordeaux, du champagne, etc… Je ne vous parle pas du café, des limons, des grenades, des oranges, des ananas, et de mille fruits délicieux qui viennent là sans culture, comme dans le Paradis terrestre. [...]
Oui, messieurs, je le répète, tout cela est vrai, très vrai, excessivement vrai : la preuve, c’est que le roi de France, Sa Majesté Louis XVI, qui pourrait presque m’entendre de son palais, m’autorise à vous offrir de sa part tant de bienfaits. »

Contenu du chapitre 17 :

Le coup de Boulogne. — La rencontre. — Les recruteurs sous l’ancien régime. — M. Belle-Rose.

Illustration : Thomas-Charles Naudet, Vue du port de Boulogne (180?).

Chapitre 17.

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VOISENON, Claude-Henri de Fusée (de) – Histoire de la félicité

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 20min | Genre : Philosophie


Claude-Henri de Fusée de Voisenon

Claude-Henri de Fusée de Voisenon (1708-1775), homme de lettres grand ami de Voltaire (1694-1778), académicien français, abbé ayant refusé d’être évêque, « grand amateur de bon vin, de bonne chère et de galanterie, on le disait amant de Madame Favart. Il écrivait des romans et des contes libertins, rimait des poésies légères ou à sujets bibliques, et composa des comédies en vers dont plusieurs eurent du succès et un opéra (L’Amour et Psyché) ». (Wikipédia)

Trois titres : Zulmis et Zelmaïde, conte licencieux, Le Code des amants et Histoire de la félicité dont voici le sujet :

« Plus on s’écarte de soi même, plus on s’écarte du bonheur : c’est ce que je vais prouver par l’histoire d’un père et d’une mère, qui, revenus de leurs erreurs, en firent le récit à leurs enfants, et sacrifièrent leur amour-propre au désir de les instruire. »

et l’introduction :

« La Félicité est un être qui fait mouvoir tout l’univers ; les poètes la chantent, les philosophes la définissent, les petits la cherchent bassement chez les grands, les grands l’envient aux petits, les jeunes gens la défigurent, les vieillards en parlent souvent, sans l’avoir connue ; les hommes, pour l’obtenir, croient devoir la brusquer ; les femmes, qui ordinairement ont le cœur bon, essaient de se l’assurer en tâchant de la procurer, l’homme timide la rebute, le téméraire la révolte, les prudes la voient sans pouvoir la joindre, les coquettes la laissent sans la voir ; tout le monde la nomme, la désire, la cherche ; presque personne ne la trouve, presque personne n’en jouit ; elle existe pourtant, chacun la porte dans son cœur et ne l’aperçoit que dans les objets étrangers. »

Illustration :

Histoire de la félicité.

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VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Tout est bien – Sens commun

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 29min | Genre : Philosophie


Mylord Bolingbroke

Ironie et philosophie dans ces deux mises au point du Dictionnaire philosophique de Voltaire.

Tout est bien

Selon Épicure
« Ou Dieu veut ôter le mal de ce monde, et ne le peut : ou il le peut, et ne le veut pas ; ou il ne le peut, ni ne le veut ; ou enfin il le veut et le peut. S’il le veut et ne le peut pas, c’est impuissance, ce qui est contraire à la nature de Dieu ; s’il le peut et ne le veut pas, c’est méchanceté, & cela est non moins contraire à sa nature ; s’il ne le veut ni ne le peut, c’est à la fois méchanceté & impuissance ; s’il le veut et le peut (ce qui seul de ces parties convient à Dieu), d’où vient donc le mal sur la terre ? »

Sens commun

« Cet homme n’a pas le sens commun, est une grosse injure. Cet homme a le sens commun, est une injure aussi ; cela veut dire qu’il n’est pas tout-à-fait stupide, et qu’il manque de ce qu’on appelle esprit. Mais d’où vient cette expression sens commun, si ce n’est des sens ? Les hommes quand ils inventèrent ce mot faisaient l’aveu que rien n’entrait dans l’ame que par les sens, autrement, auraient-ils employé le mot de sens pour signifier le raisonnement commun ? »

Illustration : Charles d’Agar, Portrait de Henry St John, 1st Viscount Bolingbroke (1678).

Tout est bien.

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RENARD, Maurice – Les Mille et un Matins (Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 31min | Genre : Nouvelles


Suzannah

Maurice Renard, très présent sur notre site, a confié plusieurs articles à des journaux (L’Intransigeant, Le Matin…) réunis sous le titre Les Mille et un Matins dont voici quatre nouvelles :

- Elle,
- Sous le joug du rêve,
- L’Emmuré,
- Suzannah.

Pour faire pleurer les âmes sensibles :

« Suzannah, la dernière girafe du monde, allait mourir. Dans son hall du Jardin Zoologique, – son hall bien chauffé, à la température équatoriale, – elle gisait sur une épaisse litière. Des couvertures enveloppaient son grand corps difforme et pourtant gracieux. Son cou s’allongeait, sans force, éloignant comme à l’écart la fine tête cornue ; et ses vastes yeux noirs, pleins de tristesse et de douceur, se ternissaient, peu à peu, au ras du sol.
Avec elle, toute une race agonisait ; des millions de girafes étaient mortes avant elle ; mais, semblait-il, elles mouraient définitivement de la mort de Suzannah, la dernière de toutes. »

Note : On n’en est pas encore là, mais selon l’UICN, le nombre de girafes a dramatiquement chuté ces 30 dernières années faisant ainsi passer ces animaux dans la catégorie des « espèces vulnérables ».

Illustration : Une victime de l’inondation de 1910 : la girafe, la veille de sa mort par refroidissement, Muséum national d’histoire naturelle (Paris).

> Écouter un extrait : Elle.

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FLAT, Paul – Nos femmes de lettres : Madame Henri de Régnier (Version 2)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 47min | Genre : Biographies


Jean-Louis Forain - Madame Henri de Régnier

Marie de Heredia (1875-1963), fille de José Maria de Heredia (1842-1905), épouse d’Henri de Régnier (1864-1936) poétesse, romancière et journaliste, écrivit sous le pseudonyme de Gérard d’Houville.
Elle a vécu au milieu d’artistes et de poètes (Leconte de Lisle, Anna de Noailles, Paul Valéry, Pierre Louÿs, dont elle fut la maîtresse, Edmond Jaloux, Gabriele d’Annunzio, etc).

Le ctitique littéraire Paul Flat (1865-1918), connu pour ses études de Balzac, a été conquis par le roman L’Esclave (1905) de Madame Henri de Régnier à qui il consacre ces pages (mais que « les droits d’auteur » nous interdisent de lire !). Contentons nous des extraits nombreux qui nous sont offerts.

Les remarques de Flat sur la littérature (féminine surtout) sont à méditer.

« Il faut aimer ces ouvrages, qui par la sagesse de leur ordonnance, par l’harmonie de leurs proportions, se rattachent à ce qu’il y a de plus pur dans la tradition de notre génie. Il faut les aimer, non seulement parce qu’ils vivifient en nous la notion de Beauté, mais d’une certaine Beauté, qui n’est qu’à nous, et par laquelle nous avons exercé sur les esprits ce long prestige que seul put affaiblir le flot des importations de l’étranger et ce cosmopolitisme malsain venant composer de toutes les esthétiques un étrange amalgame. On se défend comme l’on peut, et la meilleure façon de se défendre, c’est encore d’obéir aux suggestions de son tempérament. »

Illustration : Jean-Louis Forain, Portrait de Madame Henri de Régnier (1907).

Maame Henri de Régnier.

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