Livres audio gratuits pour 'Renée Vivien' :


VIVIEN, Renée – Poèmes en prose

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 12min | Genre : Poésie


Le Cygne noir

Le billet accompagnant la publication de La Dame à la louve de la poétesse Renée Vivien (1877-1909) est riche de renseignements sur l’auteure de ce charmant petit recueil Poèmes en prose composé de quatre contes brefs :

- Les Quatre Vents
- Le Cygne noir
- La Mendiante
- Le Long de l’abîme

« Sur les fjords, passaient, comme un nuage, des cygnes blancs. Mais un jour, ils aperçurent dans leur nombre un cygne noir dont le bec était rouge comme du sang.

Voici que les cygnes tout blancs s’épouvantèrent de voir au milieu de leur troupe ce compagnon singulier.

Rassurés enfin, ils passèrent de la terreur à la haine. Donc, ils assaillirent le cygne noir avec tant de haine, qu’il faillit périr. » (Début de Le Cygne noir)

> Écouter un extrait : Les Quatre Vents.

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VIVIEN, Renée – La Dame à la louve (Œuvre intégrale)

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 3h 23min | Genre : Nouvelles


Renée Vivien

Renée Vivien, née Pauline Mary Tarn en 1877 à Londres et morte en 1909 à Paris, est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque. Contemporaine de Colette, qui racontera la fin de sa vie en 1932 dans Le Pur et l’impur, et de Sarah Bernhardt, sa brève existence, tumultueuse et mondaine, fut marquée par son inclination pour les amours féminines, homosexualité assumée et vécue au grand jour qui fut sa principale source d’inspiration. Traductrice de la poétesse grecque Sapho, auteure de nombreux recueils poétiques, Renée Vivien a également publié – certains sous pseudonyme – plusieurs romans, dont Une femme m’apparut (1904), d’inspiration autobiographique, et un recueil de nouvelles intitulé La Dame à la louve (1904), désormais disponible dans son intégralité en audiolivre.

Dans l’univers de Renée Vivien, des vastes prairies d’Amérique au huis-clos d’un paquebot, les hommes sont faibles, victimes de leur suffisance libidineuse ou de leur lâcheté, tandis que les femmes sont fortes, affranchies de la domination masculine, et que l’Amour pur, l’Amour vrai, ne peut être conçu que dans la chasteté des étreintes féminines…

- La Dame à la Louve
- La Soif ricane
- Le Prince Charmant
- Les Sœurs du Silence
- Cruauté des Pierreries
- Trahison de la Forêt
- La Chasteté paradoxale
- La Splendide Prostituée
- La Saurienne
- Le Voile de Vasthi
- Brune comme une Noisette
- Psappha charme les Sirènes
- Le Club des Damnés
- L’Amitié Féminine
- Svanhild
- Blanche comme l’Écume
- Bona Dea

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VIVIEN, Renée – L’Amitié féminine – Bona Dea

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 18min | Genre : Nouvelles


Lawrence Alma-Tadema - Confidences

« Naomi dit à Ruth : Voici, ta belle-sœur est retournée vers son peuple et vers ses dieux ; retourne, comme ta belle-sœur. Ruth répondit : Ne me presse pas de te laisser, de retourner loin de toi. Où tu iras, j’irai, où tu demeureras, je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu ; où tu mourras, je mourrai, et j’y serai enterrée. Que l’Éternel me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort vient à me séparer de toi ! » (L’Amitié féminine)

« Je t’aime. Moi, Caïa Venantia Paullina, fille de Caïus Venantius Paullinus, je t’aime, petite esclave gauloise. Tu n’étais qu’une enfant chétive et sans grâce, et les marchands te dédaignaient. Mais je t’ai aussitôt et fervemment chérie pour ta lassitude et pour ta fragilité. Je t’ouvris mes bras, je voulus te consoler autant que t’étreindre…
Car je suis l’être qui domine et qui protège. Je t’aime d’un amour impérieux et doux. Je t’aime comme un amant et comme une sœur. » (Bona Dea)

L’Amitié féminine et Bona Dea sont les deux derniers contes du recueil La Dame à la louve (1904).

Illustration : Lawrence Alma-Tadema, Confidences (1869).

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L’Amitié féminine.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


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VIVIEN, Renée – Blanche comme l’écume – Svanhild – Le Club des damnés

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 23min | Genre : Nouvelles


Gustave Dore - Andromède

« Blanche comme l’écume sur le gris des rochers, Androméda contemplait la mer, et dans son regard brûlait le désir de l’Espace. Sous le poids des chaînes d’or, ses membres délicats s’imprégnaient de soleil. Le vent du large soufflait à travers ses cheveux déployés. Le rire de la mer allait vers elle, et tout l’éblouissement des vagues miroitantes pénétrait dans son âme. Elle attendait le Trépas, elle attendait, blanche comme l’écume sur le gris des rochers. [...] »

« La Passante. – Ne veux-tu point suivre, à mes côtés, la route libre comme l’horizon et vaste comme l’aurore ?
Svanhild. – Non.
La Passante. – Pourquoi ?
Svanhild. – J’attends le retour des cygnes sauvages. [...] »

« Le Club des Damnés tenait séance toutes les nuits. Tout ce que la débauche a d’abject et de crapuleux était recherché avidement par les membres du Club démoniaque. On les haït avec effroi. On les méprisa avec prudence. On s’écartait sur leur insolent passage. Le plus cynique des Damnés fut Ninian Graham. [...] »

Trois nouvelles extraites du recueil La Dame à la louve (1904).

Illustration : Gustave Doré, Andromède (1869).

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> Écouter un extrait : Blanche comme l’écume.

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DIVERS – Bouquet de roses délicates (Poèmes)

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 23min | Genre : Poésie


Roses

Rose… l’une des rares fleurs ayant un nom dédié, différent du nom donné à la plante, rose… fleur du rosier.

Les premières remonteraient à 40 millions d’années.
Les roses sont cultivées en Chine et en Perse depuis 5000 ans et en Grèce depuis l’âge du bronze.

Par sa valeur symbolique, la rose laisse son « parfum » dans l’histoire…
Suzanne dans l’Ancien Testament signifie étymologiquement la rose.
Chez les Grecs, la rose est la fleur d’Aphrodite déesse de l’amour, et d’Aurora aux doigts de roses.
Les Romains rattachent la rose à Vénus.

Dans le langage des fleurs, la rose rouge est celle des amoureux, et les « 17 ans de mariage » sont les « noces de rose » en France.

La littérature européenne, dès le Moyen-âge, persane, peinture, musique… célèbrent la Rose… et de nombreux poètes dont :

Leconte de Lisle, Verhaeren, Ronsard, Jammes, Moréas, Desbordes-Valmore, Vivien, Froissard et Rilke, lesquels vous offrent maintenant leurs poésies…

Illustration extraite de Pixabay (domaine public).

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VIVIEN, Renée – Le Voile de Vasthi – Brune comme une noisette – Psappha charme les sirènes

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 38min | Genre : Nouvelles


Charles Édouard Boutibonne - Sirènes jouant dans la mer (1883)

« Je ne dévoilerai point mon front sacré devant la foule des courtisans ivres. L’impur regard des hommes ne doit point profaner le mystère de mon visage. L’ordre du roi Ahasuérus est un outrage à mon orgueil de femme et de reine. » (Le Voile de Vashti)

« Nell était certes, une excellente compagne d’aventures. Elle était aussi brave, aussi vigoureuse et plus intelligente qu’un garçon. Je l’aimais beaucoup et je désirais en faire ma maîtresse. Mais elle ne voulait pas. Pourquoi ? Est-ce que je sais, moi qui n’ai jamais eu le temps d’étudier les femmes ? Et puis, les femmes m’agacent. Je ne comprends rien à leurs façons. Je préfère les fauves. Au moins, ça se laisse prendre, et, une fois qu’on les a pris, voilà, c’est pris, il n’y a pas à revenir là-dessus. Tandis que les femmes, sacré nom de Dieu !… » (Brune comme une noisette)

« Les vagues assourdiront pour toi les lointains beuglements de la multitude. [...] Tu seras étrangère à la race des hommes. Leurs joies te seront inconnues, leurs blâmes te seront indifférents. Tu seras autre, jusqu’à la fin de ton existence humaine. » (Psappha charme les sirènes)

Trois nouvelles extraites du recueil La Dame à la louve (1904).

Illustration : Charles Édouard Boutibonne, Sirènes jouant dans la mer (1883).

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Le Voile de Vasthi.

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VIVIEN, Renée – La Chasteté paradoxale – La Splendide prostituée – La Saurienne

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 28min | Genre : Nouvelles


Gustave Moreau - La Toilette

« Une femme entra. Jamais je ne vis beauté plus magnanime. La magnificence orientale des belles Juives éclatait en elle. Pâle d’extase, je contemplai les reflets roux et bleus de sa chevelure noire. Ses yeux étaient de la couleur des raisins. Le velours rouge des rideaux et des tentures l’encadrait de flammes vives et intensifiait l’ardeur mate de sa chair d’ambre et de nard. Sa bouche était pareille à la rougeur fraîche des pastèques. Cette femme était un faste vivant… [...] Je demeurai confondu. Cette créature, plus belle que la plus belle courtisane, était la proxénète ! » (La Chasteté paradoxale)

« Celui qui a rencontré sur son chemin une femme loyale ne doit plus rien chercher ni rien désirer. Mais que t’importent ma vie et mes pensées, à toi, la servante battue des bouchers et des hurleurs d’estrade ? à toi qui graves dans le marbre les noms insignifiants des rois et dédaignes le nom obscur des bons poètes ? à toi qui places Hugo, le prince des bourgeois, plus haut que Rimbaud et que Charles Cros ? » (La Splendide Prostituée)

« Ne croyez pas que je sois fou. J’ai toute ma raison, j’ai même une très solide réputation de bon sens. Je vous affirme que cette femme ressemblait à un crocodile. Elle avait une peau rugueuse comme des écailles. Ses petits yeux m’épouvantaient. Sa bouche m’épouvantait davantage, immense, aux dents aiguës, immenses aussi. Je vous dis que cette femme ressemblait à un crocodile. » (La Saurienne)

Trois nouvelles extraites du recueil La Dame à la louve (1904).

Illustration : Gustave Moreau, La Toilette (1885-1890).

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> Écouter un extrait : La Chasteté paradoxale.

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VIVIEN, Renée – Les Sœurs du silence – Cruauté des pierreries – Trahison de la forêt

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 47min | Genre : Nouvelles


Giulio Romano - Donna al bagno

« J’avais entendu parler, en termes tantôt élogieux, tantôt méprisants, de ce monastère laïque créé par la douleur d’une femme pour la douleur des autres femmes. C’était, assuraient les uns, un lieu fraternel et sacré où les lassitudes se retrempaient dans le recueillement. Les autres n’y voyaient que le caprice maladif d’un être égaré par les deuils. Je résolus de voir et d’apprendre, et, un jour d’automne, j’allai vers le couvent profane. » (Les Sœurs du silence)

« Il y a des hommes bizarres et terribles qu’enchante la douleur physique d’autrui. Les cris et les contorsions des suppliciés aiguillonnent leurs voluptés lasses… Vous leur ressemblez, vous à qui répugnent la laideur des souffrances corporelles et la barbarie du sang versé. Votre joie est de ranimer l’angoisse qui sommeille dans les âmes. La vision de mes effrois et de mes tortures rougeoie à travers mes paroles. C’est pourquoi vous en écoutez le récit avec un si clair sourire… Vous êtes implacable, Madonna Gemma. Mais vous êtes si belle que je vous obéirai. » (Cruauté des pierreries)

« Je ne suis pas un méchant homme, quoique l’on m’ait surnommé : The Forest Devil. On m’appelle aussi Blue Dirk, parce que je suis tatoué sur tout le corps. Joan aussi était bleue de tatouages. Joan, c’était ma femme. Nous ne nous sommes pas mariés selon l’Église Anglicane, parce que, là où nous nous sommes rencontrés, il n’y avait pas de clergyman. Mais c’était ma femme quand même. Elle avait les plus beaux tatouages qu’une femme puisse convoiter. Une Indienne de l’Amérique n’est pas plus savamment décorée de tomahawks et de tortues. À la jambe droite, je lui avais dessiné un diable avec des cornes de buffalo et une queue de vache. Au poignet droit, un serpent, en guise de bracelet. Et, au-dessus du sein gauche, deux cœurs unis par une flèche, et nos initiales entrelacées. » (Trahison de la forêt)

Trois nouvelles extraites du recueil La Dame à la louve (1904).

Illustration : Giulio Romano, Donna al bagno (S. XVI).

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> Écouter un extrait : Les Sœurs du silence.

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